|
VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 25 mars 2005.
Numéro 120
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction de
VIGILE-HEBDO vous conseille les articles suivants
:
*************************************************************************************************************
LA
CHRONIQUE DE BRUNO DESHAIES. Pour la création d'un
Centre de recherches sur l'indépendance. [...] Le
grand courant de la souveraineté du Québec mérite bien
la création d'un Centre de recherches sur
l'indépendance. Il aurait pour mission d'effectuer
des recherches et des études ainsi
que d'organiser des débats qui puissent
répondre à la question fondamentale : « Qu'est-ce
que l'indépendance ? » C'est une nécessité pour tous les
Québécois et pour toutes les Québécoises. Continuer de tourner en rond
obsessionellement autour du principe fédératif, comme nous le
faisons depuis des lustres, ne peut que nous tenir très éloignés de
l'objectif de l'indépendance du Québec. [...] Notre
chroniqueur nous entretient cette semaine d'un projet
qui lui tient à coeur. En effet, comment faire l'indépendance si ce concept
est enrobé de toutes sortes de confitures politiciennes afin
d'attirer les gogos que sommes. L'indépendance est
une voie difficile, adulte, mais c'est
la seule qui soit conforme à la dignité
de notre peuple. C'est pourquoi ce
que nous appellerons la proposition Deshaies nous
semble si importante. Un article à lire absolument et, surtout, à
faire passer du domaine des idées à celui de
l'action...
**************************************************************************************************************************
LA CHRONIQUE
DE ROBERT LAPLANTE. Le destin canadian du Québec minorisé. [...] Le Québec n'a plus
d'autre avenir dans le Canada que de rabougrir en rajustant ses attentes
aux moyens qu'on lui laisse. Son attachement inconditionnel au Canada ne laisse
à notre Premier sous-ministre que le choix de la force ou de la brutalité.
Crises préméditées ou résultats de la soumission à un ordre qu'il ne veut pas
remettre en cause, les effets de sa gouverne n'ont rien à voir avec l'anecdote.
Ce sont des conséquences structurelles. [...] Libéraux et péquistes y sont
également assujettis, n'en déplaise aux étapistes, aux chantres du bon
gouvernement et autres pseudo-réalistes qui prétendent encore avoir tout le
temps de s'accomoder de l'entre-deux. [...]http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/05mars21.htm
***************************************************************************************************************************
Questionnement au RIQ -
Morosité souverainiste. Depuis avril 2003,
la réflexion citoyenne concernant l'avenir
politique du Québec est en mode accéléré. L'alternative libérale
ébranle les repères sociaux en utilisant un modèle de développement qui, de
concert avec son idéologie fédéraliste, est un
retentissant échec. Le naufrage en a irrémédiablement
ébranlé plusieurs qui croyaient encore au Canada. Le gouvernement
Charest peinera jusqu'au bout de son mandat, lui qui a
perdu le contrôle des finances publiques comme le prouve
son incapacité - une première depuis 1941 - à déposer tous les
crédits le 30 mars prochain. L'insatisfaction de la société civile
favorise évidemment la souveraineté. Elle hésite cependant à accepter
de canaliser son choix dans un Parti québécois qui
paraît encore vidé par huit années d'administration
minée par le déséquilibre fiscal. [...] Une
analyse fort intéressante du nouveau chroniqueur deVigile, Patrice
Boileau.
***************************************************************************************************************************
La 5e journée
internationale de la Francophonie. Vigile-Hebdo vous propose, à
cette occasion, quatre articles, dont
trois ont paru dans Le Monde du dimanche 20 mars 2005 et
un dans Le Figaro du lendemain. À lire
absolument.
1- La défense de la
diversité culturelle fédère et élargit la communauté francophone, de Claire
Tréan.
2- La francophonie
passe par l'Europe, de Xavier Darcos.
3- L'inquiétante
hostilité québécoise au français, de Lionel
Meney.
4- Les « French Tuesdays »
de New York, de Jean-Louis
Turlin.
***************************************************************************************************************************
Un monde polyglotte pour
échapper à la dictature de l'anglais. Pour
toutes les élites « offshore » de la
planète, l'usage de l'anglais est le
premier des signes de reconnaissance. Il
existe un lien logique entre la soumission volontaire ou
résignée à l'hyperpuissance américaine et l'adoption de sa langue
comme unique outil de communication internationale. Or, le chinois, les
langues romanes - si l'on promeut l'intercompréhension
au sein de la grande famille qu'elles forment - et demain
l'arabe ont tout autant vocation à jouer parallèlement ce rôle. C'est affaire de
volonté politique. [...] Un texte de Bernard Cassen paru
dans le Monde diplomatique de janvier 2005. Un article à
lire à l'heure où la valetaille libérale veut imposer à nos enfants et ce,
dès la première année du primaire, l'apprentissage de
l'anglais.
***************************************************************************************************************************
DOMAINE
INTERNATIONAL. Europe : débat truqué sur le traité
constitutionnel. Jusqu'à la
fin 2006, la grande affaire européenne va être la
ratification par les vingt-cinq membres de l'Union, du
traité établissant une Constitution pour l'Europe. Qu'elle
s'effectue par la voie parlementaire ou par référendum, l'approbation
d'un document affichant une telle ambition aurait dû
être précédée du bilan de l'action de l'Union, en
particulier à l'égard de ses partenaires
d'Afrique, des Caraïbes et du Pacifique et d'un examen exhaustif de
son contenu. Ce n'est pas le cas. Le débat, lorsqu'il a lieu, évacue à
dessein la troisième partie d'un traité dans lesquels dominent les
termes « marché », « banque », « concurrence » ou « capitaux ».
[...] Cet important article est signé Bernard Cassen et a paru dans
Le Monde diplomatique de février 2005. À lire
absolument.
**************************************************************************************************************************
LA CITATION DE LA
SEMAINE. Ndlr. À l'occasion de
la fête de Pâques, Vigile-Hebdo a le plaisir de
vous proposer la lecture de la dernière
page des Mémoires de guerre du général de
Gaulle. Il s'agit d'un texte digne des plus grands écrivains.
[...] Le silence emplit ma maison. De la pièce d'angle où je
passe la plupart des heures du jour, je découvre les lointains dans la direction
du couchant. Au long de quinze kilomètres, aucune construction n'apparaît.
Par-dessus la plaine et les bois, ma vue suit les
longues pentes descendant vers la vallée de l'Aube,
puis les hauteurs du versant opposé. D'un point élevé du
jardin, j'embrasse les fonds sauvages où la forêt enveloppe le site, comme la
mer bat le promontoire. Je vois la nuit couvrir le
paysage. Ensuite, regardant les étoiles, je me pénètre de l'insignifiance des
choses.
Sans doute, les lettres, la radio, les
journaux, font-ils entrer dans l'ermitage les nouvelles de notre monde. Au
cours de brefs passages à Paris, je reçois
des visiteurs dont les propos me révèlent
quel est le cheminement des âmes. Aux vacances, nos enfants, nos
petits enfants, nous entourent de leur jeunesse, à l'exception
de notre fille Anne qui a quitté ce monde avant nous. Mais que d'heures
s'écoulent où, lisant, écrivant, rêvant, aucune illusion n'adoucit mon
amère sérénité !
Pourtant, dans le
petit parc, - j'en ai fait quinze mille fois le tour ! - les arbres que le
froid dépouille manquent rarement de reverdir et les fleurs
plantés par ma femme renaissent après s'être fanées. Les
maisons du bourg sont vétustes ; mais il en sort, tout à coup, nombre de
filles et de garçons rieurs. Quand je dirige ma
promenade vers l'une des forêts voisines : Les Dhuits,
Clairvaux, Le Heu, Blinfeix, La Chapelle, leur
sombre profondeur me submerge de nostalgie ; mais
soudain, le chant d'un oiseau, le soleil sur le feuillage ou les
bourgeons d'un taillis me rappellent que la vie, depuis
qu'elle parut sur la terre, livre un combat qu'elle n'a jamais
perdu. Alors, je me sens traversé par un réconfort secret.
Puisque tout recommence toujours, ce que j'ai fait sera, tôt ou tard, une
source d'ardeurs nouvelles après que j'aurai disparu.
À mesure que
l'âge m'envahit, la nature me devient plus proche. Chaque année, en
quatre saisons qui sont tout autant de leçons, sa sagesse
vient me consoler. Elle chante au printemps : « Quoi qu'il ait pu,
jadis, arriver je suis au commencement ! Tout est clair malgré
les giboulées ; jeune, y compris les arbres rabougris ; beau, même
ces champs caillouteux. L'amour fait monter en moi des sèves et des
certitudes si radieuses et si puissantes qu'elles ne finiront jamais !
»
Elle proclame en été : « Quelle gloire est ma fécondité ! À grand effort, sort
de moi tout ce qui nourrit les êtres. Chaque vie dépend de ma
chaleur. Ces grains, ces fruits, ces troupeaux qu'inonde à présent le
soleil, ils sont une réussite que rien ne saurait détruire. Désormais, l'avenir
m'appartient ! »
En
automne, elle soupire : « Ma tâche est près de son terme. J'ai donné mes fleurs,
mes moissons, mes fruits. Maintenant, je me recueille. Voyez comme je
suis belle encore, dans ma robe de pourpre et d'or, sous la déchirante
lumière. Hélas ! les vents et les frimas viendront bientôt
m'arracher ma parure. Mais, un jour, sur mon corps dépouillé refleurira ma
jeunesse ! »
En hiver, elle gémit : « Me voici stérile et glacée. Combien
de plantes, de bêtes, d'oiseaux, que je fis naître et que j'aimais,
meurent sur mon sein qui ne peut plus les nourrir ni les réchauffer ! Le destin
est-il donc scellé ? Est-ce, pour toujours, la victoire de la mort ? Non !
Déjà, sous mon sol inerte, un sourd travail
s'accomplit. Immobile au fond des ténèbres,
je pressens le merveilleux retour de la lumière et de la vie.
»
Vieille Terre, rongée
par les âges, rabotée de pluies et de tempêtes, épuisée
de végétations, mais prête, indéfiniment, à produire ce qu'il faut
pour que se succèdent les vivants !
Vieille France, accablée
d'Histoire, meurtrie de guerres et de révolutions, allant
et venant sans relâche de la grandeur au déclin,
mais redressée, de siècle en siècle, par le génie du renouveau
!
Vieil homme, recru
d'épreuves, détaché des entreprises, sentant
venir le froid éternel, mais jamais las de guetter dans
l'ombre la lueur de l'espérance !
Charles de Gaulle, Mémoires, Gallimard, Bibliothèque
de la Pléiade, 2000, pp. 873 à 875. Joyeuses Pâques à tous !
**************************************************************************************************************************
Les lecteurs qui
désirent consulter d'anciens numéros de
Vigile-Hebdo pourront le faire en cliquant sur l'adresse du
site de la Ligue
pour l'indépendance du Québec ( LIQ ) : www.independance-quebec.org
************************************************************************************************************
Pour nous écrire, il
vous suffit de cliquer sur l'adresse bfrappier@videotron.ca. Il nous fera
plaisir de vous publier.
**************************************************************************************************************************
Pour vous inscrire
gratuitement ou pour vous désabonner, prière de cliquer sur l'adresse raymondsavard@videotron.ca et
de taper le mot inscription ou désabonnement dans le champ objet.
De plus, nous vous saurions gré de taper votre
adresse électronique si votre nom n'y apparaît
pas.
**************************************************************************************************************************
|
Courriel: liq@videotron.ca