VIGILE - HEBDO
                                 BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
                               LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC  
 
                                                                                                        Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron )                                            
                                                                                  Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
 
                                                                     Le vendredi 8 avril 2005. Numéro 122
 
                          Bonjour !  Cette semaine, la rédaction de VIGILE-HEBDO  vous conseille les articles suivants :
 
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LA  CHRONIQUE  DE  BRUNO  DESHAIES. La grande séduction de la fédération : l'élite nationaliste québécoise-française recommence à s'enivrer de l'Union fédérale européenne. [...]  Les  vrais  affrontements  se feront [ lorsque  viendra  le  temps  de déclarer l'indépendance ] avec le Canada-Anglais, les Québécois/Canadians minoritaires au Québec et les Americans. Toutefois, cette  négociation  inclura  certains  autres  pays  dont  la  France, partenaire  privilégiée, mais  que  nous  devrons  sortir  de  sa torpeur pour  qu'elle  s'affirme  en  face du  Canada.  Dans ce combat, le  Canada ne nous fera pas de quartier dans nos rapports avec  la  France.  On ne négocie  pas  en MINORITAIRE avec ou contre  un  pays indépendant. [...] Voici donc, chers abonnés, une chronique capitalissime comme le dirait Proust ! Devraient la lire et  la relire  tous les vrais indépendantistes du  Québec ou ceux qui pensent qu'ils le sont ! Une priorité absolue ! 
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs5/209.html
 
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LA CHRONIQUE DE ROBERT LAPLANTE.  Une loi canadian.  C'est le supplice de la goutte d'eau. Et ça dure depuis 1977. Autant  dire  depuis  toujours.  Le  Canada  ne  l'a jamais  acceptée,  la loi 101.  Et son  refus a été  tellement  viscéral, qu'il en a bouleversé  son ordre  constitutionnel,  qu'il  a  adopté  sa  Charte  pour  lui  faire  obstacle  et  la  dénaturer. Et pour le faire à la canadian.  C'est -à-dire  par un habile et sournois mélange  de censure,  d'oblitération et de juste ce qu'il faut de répression pour que  le  tout soit encore  présentable  dans une justice  travestie.  Ainsi donc,  la loi  n'a pas été  désavouée,  mais bien  amputée de l'essentiel, la clause Québec. La Charte canadian a été conçue et utilisée pour transformer une loi fondatrice en instrument de consécration  de  notre  statut  de  minorité. [...]  La chronique  de Robert Laplante  de cette semaine invoque, comme il se doit, l'intérêt supérieur de la nation pour montrer  que  la loi 101  n'est plus qu'une  coquille à demi vide  et que sa restauration en son état originel est indispensable.  Ajoutons  qu'il est essentiel de  la durcir et d'étendre au cégep  l'obligation de fréquenter  l'école française,  comme  l'ont  souligné la  grande majorité des  mémoires  présentés  à  l'occasion  des  États généraux  de  la  langue française en 2001-2002. Qui  parle encore de  la commisssion  Larose, cette  montagne  qui a  accouché  d'une souris ? Il  semble  bien  qu'à cause d'une grave absence  de  volonté  politique  chez  tous  les  partis, la  loi 101 restera telle qu'elle est, sauf si nous disons enfin oui à notre liberté collective.   
http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/05avril04.htm 
 
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DOMAINE INTERNATIONAL.  Dossier spécial : Jean-Paul ll , le pape qui a bousculé le monde.   « Je  n'aurais  pas aimé me présenter contre lui dans une élection », confiait Bill Clinton. Il n'avait pas tort.  Au-delà de cette interminable fin de règne, c'est bien  l'image  d'un  combattant  que laissera  Jean-Paul ll.  Pape  taillé  dans  le  roc,  « comme ces moines médiévaux d'estoc et d'extase » qu'admirait Maurice Clavel, pape star, voyageur planétaire, dont on découvre les racines dans cette Pologne deux fois oppressée par le nazisme et le communisme. Est-il de droite ou de gauche, conservateur ou progressiste ou tellement prisonnier de ses origines  qu'il a cherché à  gouverner le monde  « comme une paroisse polonaise des années 50 » ?  Ce  pape  au  charisme inégalé laisse à son Église une tâche redoutable : celle de lui trouver un successeur sans doute plus docile, mais dont l'image ne paraisse pas trop pâle. Difficile après le long règne d'un pape qui restera sans doute comme le dernier géant du XXe siècle.  [...] En  hommage  à  ce  pontife  hors  du  commun, par  respect  pour  l'immense  héritage chrétien  du  Québec  et  la  foi  de  nos ancêtres,Vigile-Hebdo vous présente, à l'occasion des funérailles de Jean-Paul ll, un dossier substantiel du Nouvel  Observateur. Voici la liste des  articles  qui  le composent.
 
1- Une tête de droite et un coeur de gauche, de Carlos Alberto Libanio Christo, dit frère Betto.
2- Le pape qui a bousculé le monde, de Jean Daniel.
3- Pourquoi j'en veux à ce pape, de Christian Terras.
4- De la morale à l'ordre moral, de Claude-François Jullien.
5- Après Jean-Paul ll, qui ? de Claude-François Jullien.
6- Totocalcio pontifical, de Marcelle Padovani.
7- Celui qui disait non, de Jean-Claude Guillebaud.
8- « J'ai servi d'agent de liaison entre le pape et le Kremlin, » par Wojciech Jaruzelski.
9- « Nayez pas peur de changer la face du monde ! » de Lech Walesa.
10- « Jamais il ne s'est laisé emprisonner au Vatican, » de Tadeusz Mazowiecki.
11- Qui a voulu tuer Jean-Paul ll ? de Marcelle Padovani.
12- Quand l'Éternel éternue, de Maurice Clavel.
13- L'Évangile selon Jean-Paul ll, de Claude François Jullien.
14- Le pape qui a bouleversé le monde, de Michel Labro. 
http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2109_2/a266112.html
Les deux audaces d'un géant. Il serait bon que nos lecteurs lisent aussi l'éditorial de Jean Daniel paru lui aussi dans le Nouvel Observateur. Il constitue une belle oraison funèbre du pontife défunt.  
http://www.nouvelobs.com/articles/p2109/a266039.html
 
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LA CITATION DE LA SEMAINE. [...] Ce n'est pas en vain que l'abbé Groulx aura été le témoin ardent de nos dernières luttes et de notre aspiration à la parfaite, à l'intégrale et durable autonomie. C'est que l'histoire de notre nation, suscitée par des voies qui nous demeurent obscures menait à lui et que c'est depuis sa doctrine et sa vie que nous  devons  nous épanouir. Qu'est-ce à dire, sinon que  l'abbé  Groulx doit  nous servir d'exemple ?  Et pourtant, il ne le peut pas, car  comment  se hausser  jusqu'à ce portrait symbolique et radieux de nous-mêmes ? Il a déjà jeté sur notre passé le regard froid de l'historien ; mais, dans la marge de chacun des livres que lui dictait une Clio mathématique, s'inscrivaient les battements de son coeur.  Cet historien, ô prodige, aimait son peuple. Il voulut non  seulement le comprendre, mais faire en sorte qu'il se comprenne lui-même. L'abbé Groulx n'a pas voulu jouer  les cénobites de l'esprit ; il a pris position pour  cette nation française qui habite le Québec,  aux prises avec un destin  injuste.  Pour  tout  dire,  il  est  l'un  des  seuls  Québécois  qui  a, d'emblée  sans  restrictions  et sans  que  son  monde psychologique  en soit abâtardi, qui a, dis-je, refusé d'accepter  les Plaines d'Abraham  comme  un « sine qua non » de notre vie nationale.  C'est ce que tous  les assoiffés de pouvoir  et notre intelligentsia masochiste ne lui ont jamais pardonné. Il aura vécu toute sa vie  dans l'espoir  que les Canadiens-Français  ne seraient pas toujours  ce qu'ils sont.  L'abbé Groulx est donc à la fois, pour noux,  une pierre de touche  et  d'achoppement.  Il fut ce que nous devrions être, mais cette pensée qui monte de ses livres nous reproche d'être ce que nous sommes.  Cette grande voix  ne se taira jamais plus.  Au contraire.  Si nous nous respectons en tant que nation,  il importe  que dès aujourd'hui,  le gouvernement du Québec  s'occupe  de faire paraître  une édition nationale, savante et complète  des oeuvres de l'abbé Groulx  et  de sa correspondance.  On y retrouvera notre passé ;  surtout,  en lettres de feu, on  y  verra  l'avenir  de  sa  nation, aujourd'hui  encore  dite  canadienne-française.  En dernière   analyse,  n'est-ce pas là le testament de l'abbé Groulx ? Car c'est dans cet avenir qu'ont cru son intelligence lucide et son coeur fidèle,
 
      Où est, aujourd'hui,  ce grand homme,  sinon dans l'Olympe  de  l'amour ? Il a tout donné à son peuple :  son esprit avec sa lucidité,  son âme avec son feu  et  cette vie  dont chaque instant  fut consacré  à l'étude  de  notre  dynamique nationale. L'abbé Groulx  a décrit,  dans une page lyrique,  l'émoi qui  fut  le sien  lorsque,  depuis les Archives d'Ottawa, par-delà la fenêtre et les jardins,  il découvrit,  de loin, se profilant  sur l'Outaouais,  le sol du Québec,  où peinaient,  priaient  et aimaient les siens. Cette page  du  jeune historien,  ces mots qui vibrent de passion  se situent au centre de notre sensibilité. Car il y a une sensibilité des peuples.  Au  dix-neuvième siècle,  Garneau  avait  galvanisé  le  tempérament  canadien-français.  Les épreuves  et les  trahisons accumulées  ont obligé  l'abbé Groulx à se lever et, sublime aide, à faire rendre à son plectre les accents de notre avenir. Garneau avait  fait  surgir  le  Canada  Français  presque  du  néant ; mais  c'est Groulx  qui,  des flots du mensonge  et du racisme, a fait émerger  le  Québec.  Les autres  historiens  constatent ; lui il a fait naître. Les hommes qui créent des nations sont rares ; Victor Hugo, génie du hasard, a accouché d'une République. ( 1 ) L'abbé Groulx, répétons-le est le Juge ; il est le Père.
 
PATRI PATRIAE SACRUM. 
 
           Jean Éthier-Blais, article publié dans L'Action nationale de juin 1968, pp. 985 à 987.                             
            
 
( 1 )  L'auteur  fait  ici allusion  au combat  permanent  qu'entreprit  Victor Hugo  contre Napoléon lll  qui  restaura  l'Empire grâce au  coup d'État du 2 décembre  1851.  Exilé volontaire  à  Jersey  puis  à  Guernesey ,  Hugo  publia  trois  pamphlets  extrêmement  violents :  Napoléon  le  Petit,   Histoire d'un crime  et  surtout les poésies satiriques des Châtiments . La  chute du Second Empire, après l'invasion prussienne et la défaite des troupes françaises à Sedan, donna  naissance à la Troisième République le 4 septembre 1870.
 
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