VIGILE - HEBDO
                                 BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
                               LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC  
 
                                                                                                        Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron )                                            
                                                                                  Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
 
                                                                     Le vendredi 15 avril 2005. Numéro 123
 
                          Bonjour !  Cette semaine, la rédaction de VIGILE-HEBDO  vous conseille les articles suivants :
 
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LA  CHRONIQUE  DE  BRUNO  DESHAIES.  Les deux Canadas.  [...] Les Québécois ne devraient-ils  pas reconnaître qu'ils ont  tout le substrat  national  voulu  pour  s'affranchir de  leur  subordination et  de leur  dépendance  au Canada-Anglais et au gouvernement fédéral ? Ne devraient-ils pas concevoir eux-mêmes leur agir par soi collectif d'une manière pleinement autonome et indépendante ?  Le scandale de la propagande canadian  des commandites devrait être cette goutte d'eau qui fait déborder le vase.  L'heure  est  à  l'action  et non aux  lamentations  interminables d'une société minoritaire au Canada, mais majoritaire au Québec. Le « ton plaintif » a assez duré. [...]  La chronique de cette semaine est suivie de 184 références dues au travail magistral de  Bernard  Frappier  qui, soit dit en passant, par son  travail  inlassable à la tête de VIGILE , a bien mérité de la patrie. À lire absolument.
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs5/210.html
 
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LA CHRONIQUE DE ROBERT LAPLANTE.  Un gérant en sursis.   [...]  L'envoyé  d'Ottawa  a  toujours  pour  mandat  de contenir le Québec et de le faire en enrayant le plus possible la dynamique institutionnelle d'expression de la vie nationale. Il de- vait le faire subtilement ou du moins en lançant des leurres efficaces.  Il n'y arrive pas.  La conjoncture continue de bouger en se restructurant  sans  cesse  sur l 'expression  de  la  réalité  de la nation.  Le message vaut tout autant pour les inconditionnels du Canada que pour les étapistes velléitaires : le peuple québécois en a assez de la culture du ratatinement.  Le pays est à portée de main.  À condition que les souverainistes quittent le discours pour retrouver la parole, à condition qu'ils passent de la parole aux actes. Le  sursis  de notre premier  sous-ministre pourrait bien être  le dernier sursis d'une politique provinciale irrémédiablement condamnée.
http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/05avril11.htm
 
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DOMAINE INTERNATIONAL. Spécial CHINE.  Très   soucieuse  d'une  stabilité  internationale  qui  lui  permet  de pour -suivre  son irrésistible montée en puissance et lui garantit une organisation tranquille des Jeux olympiques de 2008, la Chine sait  jusqu'où  elle  ne  doit  pas  aller  trop  loin.  Mais  dans un contexte interne  où les protestations sociales s'intensifient, les auto- rités ont voulu rappeler au monde que  l'unité de la nation passe avant tout  et que  l'indépendance  de Taïwan constituerait, au sens propre un casus belli. [...]  Un article d'Ignacio Ramonet paru dans Le Monde diplomatique d'avril 2005.  http://www.monde-diplomatique.fr/2005/04/RAMONET/12058 
 
Shanghaï : l'autre capitale du monde.  Il y a un siècle, on l'appelait « le Paris de l'Extrême-Orient ». Aujourd'hui, Shanghaï est en passe de devenir le New York de l'Asie. La  capitale  d'une  nouvelle hyperpuissance. Quels  sont les secrets  de sa fulgurante ascension?  Qu'est-ce  qui attire là  les multinationales  de toute la planète  et les miséreux  de la Chine oubliée ?  Voici donc un grand  reportage  de  Bruno Birolli,  Ursula Gauthier  et  Claude Weill,  journalistes au  Nouvel Observateur. Il comprend les 14 articles suivants :
1- Shanghaï, l'autre  capitale  du monde.  2- La géante aux mille tours.  3- Raser vite et monter haut.  4- Le choc des ambitions.
5- Les exilés sont de retour.  6- Les soutiers de la ville.  7- Au vrai  chic cosmopolite. 8- École : le prix de  l'excellence.  9- Merci, Pasteur ! 10- Le premier port du monde. 11- La voiture propre ou la guerre. 12- Génération décalée. 13- La révolte des ados gâtés. 
14- La revanche de la répudiée. 
http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2110_bis/index.html      
 
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LA CITATION DE LA SEMAINE. [...]  L'éducation  joue  un  rôle  primordial  dans  la  transmission  d'une langue  et d'une culture.  C'est  un facteur  essentiel à  l'intégration  des nouveaux  arrivants.  La  Charte de la langue française vise à   « faire du français  la  langue  de  l'État et  de la Loi,  aussi bien  que la  langue  normale  et  habituelle du travail, de l'enseignement, des communications, du commerce et des affaires ». Cet objectif implique que « le français doit  devenir  la langue commune de tous les  Québécois ». Tous  les  citoyens  doivent  pouvoir  participer  pleinement  à  l'évolution  de  la culture publique commune : à l'histoire,  à l'ensemble  des valeurs  fondamentales,  des lois et  des institutions  qui sont à la base  de notre  identité  nationale. Pour former une société cohérente, il faut pouvoir se parler, il faut connaître une même langue.
 
Dans  à  peu  près  tous  les  pays,  l'éducation  publique  se  fait  exclusivement  dans  la  langue de la majorité. Dans les cas où plusieurs  langues  nationales  coexistent,  cette  coexistence n'implique  pas  l'assimilation  des  langues minoritaires lorsque les institutions  publiques  fonctionnent  exclusivement  dans  une  langue  sur  un  territoire  donné. Par  exemple, en  Belgique,  la scolarité  de  tout  étudiant se  déroule  obligatoirement en français ou en néerlandais, selon qu'il réside en Wallonie ou dans les Flandres.  Ces  politiques  linguistiques  territoriales  sont  par  ailleurs  tout à fait compatibles avec l'enseignement des langues secondes. 
 
L'éducation  est  un  élément  fondamental  de  la survie  et  de l'évolution d'un peuple. Le sort de la francophonie québécoise et canadienne  s'y  est joué et  s'y jouera.  Au  Canada,  de  1867 jusqu'aux années 60,  on a assisté à  presque 100 ans d'interdiction d'enseignament  public  en français  dans toutes les provinces aujourd'hui majoritairement anglophones. Les effets assimilateurs de ces mesures ont été dévastateurs. Il est difficile  aujourd'hui  d'imaginer  que  la population  francophone  du  Manitoba a été majoritaire  jusqu'en  1871, et celle de  l'Alberta  et  de la Saskatchewan  jusqu'à la  fin du  XlXe siècle.  Encore  aujourd'hui,  les institutions  d'éducation  française  à l'extérieur  du  Québec  doivent  composer avec le sous-financement et sont  restreintes par le principe du « lorsque le nombre le justifie » de la loi fédérale.
 
Au Québec, c'est la situation  du français  dans les écoles  qui a mis le feu aux poudres durant les années 60-70. À cette époque à peine 15%  des élèves allophones des niveaux préscolaires, primaires et secondaires étudiaient en français au Québec. L'avenir du français  était clairement  menacé par  l'anglicisation massive des allophones et les francophones subissaient des iniquités socio-économiques  flagrantes. La francisation  des institutions d'éducation  est  alors devenue le symbole de la libération économique, politique et culturelle du Québec. 
 
La mobilisation populaire et la revendication des droits linguistique collectifs  qui s'ensuivirent  ont donné lieu à l'adoption de la Loi 101  en 1977. Comme  dans la plupart  des États nationaux,  l'accès  au  système  public d'éducation était alors donné aux nouveaux arrivants  dans  la  langue  d'accueil de la  société  majoritaire  québécoise. [...] Les mesures scolaires de la Loi 101 ont donné  des résultats  tangibles puisque la fréquentation  des écoles françaises par  les élèves allophones est passé de 20% de 1977- 1978 à 80% en 1997-1998. Mais, entre temps, le gouvernement fédéral de Trudeau  a  introduit la fameuse  « clause Canada » à la suite du coup de force constitutionnel de 1982, qui  imposait au  Québec  de donner accès  à l'école anglaise publique aux élèves ayant transité par les autres provinces du Canada.
 
Dans  les  écoles  du  Québec,  les  conséquences  de  cette  loi  imposée  de force  ont  commencé  à se  faire sentir peu après son adoption. Des études récentes de Jean Dorion montrent qu'elles se sont  agravées avec le temps : à partir de 1994, le pourcentage parmi  tous  les  élèves  du  Québec  fréquentant  l'école  française,  qui  avait beaucoup  augmenté après l'adoption de la Charte de  la  langue française, a diminué  sans  interruption.  Par  exemple,  comme l'a  démontré  Jean  Dorion,  les  écoles  primaires  françaises  rassemblaient 90,54% des écoliers  québécois en 1991-1992  et  n'en  accueillent plus que 88,58% en 2003-2004.  Inverse-ment, le secteur primaire anglais est passé, dans la même période, de 9,46% à 11,42% des effectifs. 
 
           Mario Beaulieu, Pour un réseau collégial inclusif, L'Action nationale, septembre 2004, pp.106 à 109.
                  Monsieur Beaulieu est premier vice-président de la Société Saint-Jean-Baptiste de Montréal.                       
 
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