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VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 13 mai 2005.
Numéro 127
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction de
VIGILE-HEBDO vous conseille les articles suivants
:
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À QUEL
SAINT FAUT- IL SE VOUER ? [...] LA FORMATION
D'UNE ÉLITE INDÉPENDANTISTE FAIT
CRUELLEMENT DÉFAUT AU SEIN DU MOUVEMENT INDÉPENDANTISTE. ( 1 )
La situation est totalement différente au fédéral. Par
exemple, le gouvernement canadien vient d'investir 20
millions de dollars pour le Forum des fédérations, cet
organisme canadian à vocation internationale. Pensez au Forum du
Mont-Tremblant et à l'invitation lancée à l'ex-président Bill Clinton de
prononcer une conférence devant ce cénacle de partisans fédéralistes. N'imaginez
pas que le Canada en fait trop avec ce Forum. Vous devez ajouter les 124
millions de dollars de la Fondation Pierre-Elliott-Trudeau pour l'étude du
fédéralisme. Les
fédéralistes ont des tanks,
tandis que les indépendantistes utilisent des
frondes aux élastiques éventés. Allez lire le
texte de nos « bons amis » canadian qui considèrent le
Québec comme leur chose à eux ! [...] Un article percutant de
Bruno Deshaies. À lire absolument, pour garder la forme...
( 1 ) Les majuscules sont de
l'auteur.
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POUR DONNER
PLUS DE POIDS AUX ARGUMENTS. [...] La
commission Bélanger-Campeau l'avait établi : le Québec
indépendant est un État viable. Les
études Le Hir l'avaient redit. François
Legault chiffre un peu plus précisément les
choses. Non seulement savons-nous que le
Québec n'est plus gérable avec les moyens que le Canada lui
laisse, mais encore pouvons-nous maintenant
chiffrer plus rigoureusement ce que le
carcan canadian nous coûte. Ses
conclusions prennent d'autant plus de relief que la
province de Québec est devenue
ingouvernable et cela s'impose désormais comme une évidence pour
quiconque regarde les choses avec un
minimum de bonne foi. [...] Un
éditorial signé Robert Laplante, directeur de L'Action
nationale.
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LA DIRECTION POLITIQUE :
FACTEUR DÉCISIF. [...] Il ne faut
pas croire qu'on va réveiller le
Parti québécois en secouant le militant. C'est
au sommet qu'il faut faire porter le coup. Voici
une opinion de Richard Gervais qui fait beaucoup
de bruit actuellement. À la veille d'un
congrès national décisif, début juin, le PQ
aurait intérêt à en tenir compte. À lire
absolument.
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DOMAINE
INTERNATIONAL. Constitution européenne : mon NON
est québécois. [...] Votons
NON pour aider les peuples d'Europe et d'abord les « petites
nations » à rester ce qu'elles sont, car nous les aimons. En adressant
aussi un message au Québec, ardent défenseur de la diversité culturelle, pour
que, jamais, il ne se laisse minoriser ni folkloriser. Et sans écouter les
mystificateurs et autres Cassandre qui veulent nous intimider ou
nous culpabiliser. Après le NON, l'Europe vivra ! Un article
très intéressant de Jean-Louis Archambault, un ami français du
Québec .
Rwanda, Côte
d'Ivoire, Togo : la France s'enlise en
Afrique. L'époque des
magouilles, des réseaux d'influence et de la
confusion entre coopération et affairisme est-elle
vraiment révolue ? On peut en douter. Et
le soutien inconditionnel de Paris au
clan au pouvoir au Togo risque d'aggraver
encore le discrédit de la France
en Afrique. Henri Guirchoun et Laurent
Bijard, journalistes au Nouvel Observateur, ont recueilli
ici les propos de Jean-François Bayart, chercheur au CNRS. Il est
important de connaître la politique
africaine de la France. En
effet, la plupart de ses anciennes
colonies devenues indépendantes sont maintenant membres à part
entière de la Francophonie.
Abou Mazen, le dernier
Palestinien. Moins d'un mois après son élection, le
président palestinien Abou Mazen semblait en passe de réussir son pari :
obtenir un cessez-le-feu du Hamas, du Djihad islamique
et des Brigades des martyrs d'Al-Aqsa, intégrées dans les
forces de sécurité. M. Ariel Sharon
tiendra-t-il pour autant ses promesses ? Pour le
Quartet, ( États-Unis, Union européenne, ONU et
Russie ) le retrait de Gaza s'inscrit dans la « feuille de route » destinée à
créer un État palestinien dans les territoires occupés par Israël depuis
1967. [...] Un article paru dans Le Monde diplomatique,
numéro de février 2005. Il est signé Hussein Agha et Robert
Malley.
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LA CITATION DE LA
SEMAINE. [...] Notre peuple semble se complaire
dans de multiples paradoxes, depuis longtemps, le premier consistant à refuser
et à tolérer dans le même temps le système fédéral, à le dénoncer, à le rejeter
mais à s'y résigner dans le même temps. Ce comportement remonte d'ailleurs loin
dans notre histoire. Voici un peuple qui apparemment souhaite durer,
qui sait inventer et créer, souvent
d'admirable façon, qui en même temps
torpille ses chances de durer et donne même
l'impression depuis quelques décennies de n'avoir
plus envie de durer, de se perpétuer.
On semble ne pas vouloir traduire consciemment dans les
actes, de façon durable, les
aspirations pourtant les plus profondes, apparemment,
ne pas établir d'équivalence entre le but
proclamé et les préalables nécessaires
pour y parvenir. En somme on paraît parier
sur la vie et l'épanouissement collectifs, mais en même temps on semble se
résigner à un long et gris crépuscule.
Il me paraît aussi urgent que
nécessaire, pour tous les indépendantistes,
à la fois de redéfinir et de renforcer leurs propres convictions
et de s'engager dans un nouvel effort global pour réactualiser
le combat et pour engager une nouvelle mobilisation. Il leur appartient et
il leur revient d'engager une nouvelle pédagogie de
la souveraineté, dans tous les milieux et par tous les
moyens.
L'indépendance nationale est un devoir
autant qu'un droit et c'est aussi une obligation devant la communauté
internationale autant qu'envers nous-mêmes. Nous le devons à la fois
à ceux qui furent, la longue lignée de nos ancêtres, autant qu'à ceux qui
viennent, à ceux qui nous ont fait et à ceux qui sont
justifiés d'exiger de nous les moyens de la maîtrise de
leur destin. Il faut cesser de douter, d'hésiter, d'attendre
indéfiniment sur le parvis de l'actualité, dans les marges de
l'Histoire. Cette perpétuelle succession d'élans et de
retombées, de ferveur et d'abattement, d'enthousiasme et de
démobilisation, semble traduire une sorte d'inconstance
congénitale. Partagé en permanence entre l'ardeur et la déception,
l'élan et la résignation, la foi et le doute, notre peuple n'aurait-il pas l'âne
de Buridan ( 1 ) comme son véritable animal emblématique
?
Le Québec serait-il en définitive une sorte de
généreux, d'émouvant et d'immense paradoxe, hésitant en
permanence surtout à l'heure des choix fondamentaux, entre le sursaut et le
sursis, attiré par le premier, mais rassuré par le second ? Le temps est venu où
ce va-et-vient permanent de l'un à l'autre ne sera plus possible
et où ce peuple devra enfin comprendre qu'on n'assume pas son
devoir à moitié et qu'on ne fait pas son avenir par
bribes, en hésitant, en choisissant la solution équivoque et paresseuse du ni
trop, ni trop peu. Ce faux choix est évidemment la pire voie de
toutes, il culmule tous les défauts, tous les
inconvénients : il constitue en fait l'exact
contraire du réalisme. Et c'est pourtant
le pari qu'ont fait et que continuent
de faire tous les « renouveleurs » du fédéralisme, qui
conduisent avec enthousiasme leurs compatriotes dans l'impasse. S'il
y a encore telle chose dans la politique, au
sens profond du terme, que le sens de l'Histoire,
la vision et le courage, ils s'incarnent aujourd'hui au Québec dans la
volonté acharnée de la conquête de
l'indépendance.
Jean-Marc Léger, Le souverain et urgent devoir de
l'indépendance : se rassembler pour l'unique combat qui vaille, article
paru dans L'Action nationale, numéro de
mars-avril
2005, pp. 47 à 49.
Monsieur Léger est journaliste et conseiller en relations
internationales.
( 1 ) L'auteur se
réfère ici à une vieille fable française où l'on peut lire qu'un âne,
également assoiffé et affamé, incapable de se décider, se laisse mourir de
faim parce qu'il est incapable de choisir entre un seau
d'eau et un picotin d'avoine...
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