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VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 7 octobre 2005. Numéro 132
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction de
VIGILE-HEBDO vous conseille les articles suivants
:
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Réflexions d'un
promeneur solitaire. ( 2 ) Dans cette
deuxième partie, notre promeneur solitaire
aborde la question délicate du parti et du mouvement
souverainistes. Il souhaite un mouvement profond qui entraînerait à
sa suite une majorité vraiment « majoritaire » d'hommes et de femmes capables
d'adhérer en leur âme et conscience à l'indépendance parce qu'elle aura grandi
en eux solidement. Le véhicule du
parti devra suivre au moment opportun et sans réserve.
Il faut le temps de semer pour entrevoir le temps de récolter.
L'ordre ne peut pas et ne doit pas être inversé.
En bref, notre promeneur solitaire
plaide pour un mode de raisonnement selon l'optique indépendantiste. Pour
ce faire, il faut se libérer des sirènes du
fédéralismes. [...] Une 225e chronique de Bruno Deshaies,
historien et fondateur de l'Académie de l'indépendance. Elle s'adresse
à ceux des souverainistes qui n'ont que trop
tendance à mettre la charrue devant les boeufs, quand il
est question de l'indépendance. À lire absolument.
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Une figure de
propagande. [...] Les Québécois,
qui avait déjà eu droit aux déclamations snobinardes d'Adrienne
Clarkson et à la morgue hautaine de son consort de mari,
vont devoir s'habituer à un nouveau style. Le couple Clarkson-Saul donnait
dans l'histoire de la civilisation en multipliant les événements et les
cocktails pour aider les notables à se hisser à la hauteur des vertus
postmodernes qu'est censé incarner le Ca-na-da. Le couple Jean-Lafond nous
assénera plutôt l'humanisme bon chic, bon genre en nous chantant les
vertus de la tolérance dans le registre de la rhétorique de la croisance
personnelle. Un texte démystificateur de Robert Laplante, directeur de
L'Action nationale.
Les trente deniers de
Judas. À lire aussi sur le même sujet, l'article de
Pierre Falardeau qui, comme d'habitude, ne mâche pas ses
mots.
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DOMAINE
INTERNTIONAL. Le nouveau « grand jeu »
nucléaire. Il était une
fois un monde dans lequel les armes
nucléaires avaient cessé de proliférer et où la menace d'une guerre atomique
semblait conjurée. C'était après la chute du mur de Berlin en 1989. [...]
Le répit fut de courte durée. Coup sur coup, en
1998, deux États d'Asie, l'Inde et le Pakistan, forçaient
l'entrée dans le club atomique, puis la Corée du Nord annonçait son
intention d'y accéder à court terme. Mais c'est
l'apparition
d'un nouveau candidat potentiel à la
bombe, l'Iran, qui a déclenché la panique, comme si le monde
découvrait soudain qu'il était entré dans une nouvelle ère de
la course aux armements atomiques. [...] Un article de François Schlosser,
journaliste au Nouvel Observateur.
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LA CITATION DE LA
SEMAINE. [...] Les universités de langue anglaise
sont largement surfinancées au Québec ( au triple du poids
démographique des anglophones ) tandis que les institutions de la majorité
sont sous-financées, un fait unique au Canada. Ce
sous-financement est présent autant au palier provincial qu'au niveau fédéral.
Il est particulièrement intéresant de noter que les
universités de langue anglaise vont chercher jusqu'à 32% des sommes
destinées à la recherche en science et en génie investies par
les fondations du gouvernement fédéral [...] Les universités de langue anglaise
abritent 3,27 fois plus d'argent dans leurs fonds de dotation que les
universités de langue française au Québec, soit 805 contre 247 millions de
dollars ( le fonds de McGill abrite à lui seul 737 millions
de dollars ).
Les Franco-Québécois représentent 19,6%
de la population canadienne, mais reçoivent seulement 17,6% des
revenus totaux au Canada. Le gouvernement du Québec n'est
pas davantage un modèle d'équité puisqu'il n'accorde aux institutions
universitaires de langue française que 72,3% des revenus alloués aux universités
au lieu des 90,3% correspondant au poids démographique des francophones dans
l'ensemble de la population de langue française ou anglaise.
Si le groupe majoritaire était équitablement financé au
Québec, ce sont 813 millions de dollars par année de plus qui
iraient dans les institutions universitaires de langue
française.
Le surfinancement des
institutions anglophones introduit une distorsion
dans les rapport entre les anglophones et
les francophones au Québec en donnant
à ces premiers un pouvoir et une
influence largement supérieurs à leurs poids
démographique. Ainsi, l'indice de vitalité linguistique de
l'anglais domine-t-il largement celui du français au Québec ( 1,27
contre 1,02 ), Une étude basée sur les données du recencement de 2001 portant
sur la langue de travail indique que l'anglais est largement sur-utilisé au
travail eu égard au poids démographique des anglophones et demeure la
langue de la mobilité sociale ascendante au Québec. Rien
d'étonnant non plus à ce que les entreprises
oeuvrant dans la recherche et le développement tendent à imposer l'anglais comme
langue de travail à Montréal. La « mondialisation » n'explique pas tout.
Une autre étude fait état du fait que
les transferts linguistiques des allophones au Québec se font
vers l'anglais à un niveau cumulatif voisinant
les 63%, soit à un niveau ne
permettant pas de maintenir le poids relatif des
francophones dans la population sur le long terme. On peut
croire qu'une bonne proportion des 161 000
personnes ayant effectué un transfert linguistique vers
l'anglais au Québec ont étudié dans des institutions de langue anglaise.
Le surfinancement du système
universitaire de langue anglaise, en accordant un poids
effectif à la communauté anglophone proche de 30% au Québec (
et proche de 50% à Montréal où se concentre l'immigration ) peut expliquer, au
moins partiellement, que la communauté anglophone jouisse d'un
pouvoir sur la langue de travail et le taux de transferts
linguistiques largement supérieurs à sa taille réelle au Québec.
[...]
P.S. Afin de ne pas
alourdir le texte de la citation, nous avons cru bon de
ne pas indiquer les références des statistiques que présentent les auteurs. Nous
renvoyons le lecteur au dossier que publie sur le sujet L'Action
nationale de septembre 2005.
Frédéric Lacroix et Patrick Sabourin, Le financement des
universités et la vitalité des communautés de langue officielle au
Canada, dossier présenté dans L'Action
nationale de septembre 2005, pp. 80 à
110.
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Les lecteurs qui
désirent consulter d'anciens numéros de
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pour l'indépendance du Québec ( LIQ ) : www.independance-quebec.org
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