VIGILE - HEBDO
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                               LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC  
 
                                                                                                        Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron )                                            
                                                                                  Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
 
                                                               Le vendredi 14 octobre 2005. Numéro 133
 
                          Bonjour !  Cette semaine, la rédaction de VIGILE-HEBDO  vous conseille les articles suivants :
 
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La dérive des indépendantistes.  [...] Nous vous présentons aujourd'hui les propos de M. Pierre Daviau de Québec au sujet des chroniques que nous a proposées  un promeneur  solitaire qui en a  gros sur le coeur au sujet du manque d'orientation ( c'est  le moins que l'on puisse dire si l'on veut rester poli ! ) des chefs indépendantistes. [...]
Nous  avons  collé ci-après les  liens de ces deux dernières  chroniques afin que le lecteur puisse s'y référer s'il le désire. Elles ont  pour auteur Bruno Deshaies, historien et fondateur de l'Académie de l'indépendance. À lire absolument. http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs5/226.html
 
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs5/224.doc
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs5/225.html
 
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Le smog provincial.  [...] Que les syndicats se le tiennent pour dit, notre premier sous-ministre n'est jamais aussi déterminé que lorsqu'il s'agit d'imposer aux Québécois et aux Québécoises la seule règle de conduite acceptable à ses yeux : la  soumission  au ratatinement imposé par l'ordre canadian. [...]  Un éditorial décapant signé Robert Laplante, directeur de L'Action nationale.
http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/05octobre10.htm
 
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35e anniversaire de la crise d'octobre. De Londres à Ottawa : le terrorisme d'État dans  l'histoire du Québec.  [...]  Tant  qu'en grande  majorité  nous  n'aurons  pas  une  conscience  aiguë que  nous  sommes  en  guerre et  tant  que  nous  ne  serons  pas déterminés  à vaincre l'ennemi,( 1 )  nous serons victimes de ses coups de force et de ses  actes  de terrorisme. Il  faut  espérer que  nous développions ces qualités avant qu'il ne soit trop tard pour que les luttes de nos parents  et  aïeux  pour  la reconnaissance de nos droits  et pour notre souveraineté n'aient pas été  menées en  vain. [...]  Ce texte d'Andrée  Ferretti, écrit à  l'occasion du 30e anniversaire de  la   Grande  Terreur « trudeauesque »( 2 ), a  paru  dans  L'Action  nationale  d'octobre  2000.  Un  article  à lire, pour que l'on n'oublie jamais les infamies du « plusse meilleur pays du monde »...( 3 )
http://www.action-nationale.qc.ca/00-10/ferretti.html
 
Liste des Québécois et des Québécoises emprisonnés sommairement en vertu de la Loi sur les mesures de guerre.  Pour mémoire.
http://www.vigile.net/05-10/octobre70.html
 
( 1 ) C'est nous qui soulignons.
 
( 2 ) Nous nous sommes permis de former ce mot à partir du nom de Pierre-Elliott Trudeau, le premier ministre d'alors, qui proclama au Québec la Loi sur les mesures de guerre d'octobre 1970. Il faut ajouter que nous l'avons calqué sur le modèle de l'adjectif ubuesque et que le suffixe -esque est parfaitement conforme à l'esprit de la langue française... 
 
( 3 ) Nos amis de l'étranger savent peut-être que cette expression, qui  témoigne d'une ignorance crasse de la langue  française,  est  sortie de la  bouche  vénimeuse du  dénommé  Jean  Chrétien, ancien premier ministre du Canada.  Particulièrement  en  verve  ce jour-là,  ce magouilleur  de la plus basse espèce démontra  une  fois  de  plus  que  les défenseurs du Canada utilisent des arguments qui présentent le caractère éphémère des statistiques...     R.S.       
 
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DOMAINE INTERNATIONAL.  Vingt ans après : retour sur un échec soviétique qui pesa très lourd.  « Un monde désarmé et réconcilié, sans blocs militaires, la démocratie, l'autogestion, l'écologie et le socialisme régénéré. » C'étaient là les promesses de M. Michaïl Gorbatchev, de sa politique de glasnot et de perestroïka. L'URSS fut déconstruite,  le bloc de l'Est  « autodissous ». C'était il y a vingt ans : au printemps de 1985, s'amorçait à Moscou un bouleversement de l'ordre mondial qui n'en finit pas. Un article très intéressant de Jean-Marie Chauvier paru dans Le Monde diplomatique de juin 2005. À lire absolument.
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/06/CHAUVIER/12473
 
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LA CITATION DE LA SEMAINE. [...]  L'époque  moderne, d'abord  préoccupée  de  produits  tangibles  et  de  bénéfices dé-montrables, plus tard obsédée de sociabilité et de fonctionnament  sans  heurts, n'a pas été la première à dénoncer  l'inutilité, la vanité  de  l'action  et  de la parole  en particulier et de la politique en  général.  S'exaspérer de  la  frustration  triple de  l'action - résultats imprévisibles, processus irrréversible, auteurs anonymes - c'est presque aussi ancien que l'histoire écrite. On a toujours été tenté chez les hommes d'action, non moins que chez les hommes de pensée,  de trouver  un substitut à l'action  dans l'espoir d'épargner au domaine des affaires humaines  le hasard et  l'irresponsabilité morale  qui sont  inhérents à une pluralité d'agents. La monotonie  remarquable  des solutions qui ont été proposées tout au long de l'histoire  témoigne  de la simplicité élémentaire du problème. Généralement parlant, il s'agit toujours d'échapper aux calamités de l'action en se réfugiant  dans une activité où un homme, isolé de tous, demeure maître de ses fait et gestes du début à la fin. Cette tentative de remplacer l'agir par le faire est manifeste  dans tous les réquisitoires  contre la « démocratie » qui,  d'autant plus qu'ils sont  plus raisonnés  et plus logiques, en viennent à attaquer l'essentiel de la démocratie. 
 
Les calamités  de l'action  viennent  toutes de la condition  humaine de pluralité  qui est la condition sine qua non de cet espace d'apparence  qu'est  le  domaine  public. C'est  pourquoi  vouloir  se  débarrasser  de cette pluralité  équivaut  toujours  à vouloir supprimer  le  domaine  public.  Le  moyen  le plus simple  de se protéger  contre les dangers  de la pluralité  est  la  monarchie, l'autorité  d'un  seul, dans  ses  nombreuses  variétés,  depuis  la  franche  tyrannie  d'un  homme  dressé  contre  tous,  jusqu'au despotisme  bienveillant et à ces sortes de démocratie dans lesquelles  le plus grand nombre  forme  un corps collectif,  le peuple étant  « plusieurs en un »  et  se constituant  en  « monarque ».  La solution  platonicienne  du roi-philosophe dont la « sagesse » résout  les  énigmes  de  l'action  comme  si  elles  étaient  des  problèmes  de  la  connaissance,  n'est  que  l'une  des  variétés    - certainement pas la moins tyrannique - du gouvernement d'un seul.  L'inconvénient  de ces formes de gouvernement n'est pas qu'elles soient cruelles, ce qui bien souvent n'est pas le cas, c'est plutôt qu'elles fonctionnent trop bien.  Les tyrans,  s'ils savent leur métier, peuvent fort bien  se montrer « doux et bons en toute chose », comme  Pisistrate  dont le règne dans l'Antiquité, fut comparé  à  l'« Âge d'Or de Chronos ». Leur  administration  peut nous paraître aujourd'hui  fort peu tyrannique  et tout à  fait bienfaisante, surtout quand nous lisons que dans l'Antiquité la seule tentative, d'ailleurs vouée à l'échec, pour abolir l'esclavage  eut pour auteur Périandre, tyran de Corinthe.  Mais ils  ont tous en commun  le  bannissement des citoyens que l'on proscrit du domaine public en leur répétant de s'occuper de leurs besognes privées pendant que seul « le souverain prendra soin des affaires publiques ». Certes,  voilà  qui  tendait  à  favoriser  le commerce et  l'industrie privée,  mais les citoyens  ne  voyaient dans cette mesure  qu'une manoeuvre  pour les priver  du temps nécessaire  à la participation  aux affaires communes. C'est des avantages immédiats  de la tyrannie, des avantages évidents de stabilité, de sécurité, de productivité, qu'il faut se méfier,  ne serait-ce que parce qu'ils préparent une inévitable perte de puissance, même si le désastre ne doit se produire que dans un avenir relativement éloigné. 
           Hannah Arendt,  Condition de l'homme moderne, publié dans la collection Philosophie contemporaine, Éditions France Loisirs, 2002, pp. 457 à 459.
 
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