|
VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
![]()
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 4 novembre 2005. Numéro
136
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous
conseille les articles suivants :
_____________________________________________________________________________________________________________
Le grand mal des
indépendantistes. [...] La vraie question de
l'indépendance consiste à savoir si les Québécois eux-mêmes veulent
renverser le processus de l'annexion et du remplacement qui
nous tuent à petit feu, par l'agir par soi collectif de
toute la société québécoise soudée dans sa
propre unité nationale. Cette lutte n'est
plus une lutte DANS le régime, mais bien
une lutte pour l'indépendance du Québec CONTRE
le régime. [...] Notre collaborateur, Bruno Deshaies,
aborde ici les questions capitales : celles
de notre condition précaire et de notre libération . Un
article que tous les vrais indépendantistes doivent lire et faire lire à
leurs amis.
___________________________________________________________________________________________________________________________
Déversement
toxique. [...] Les défis
environnementaux vont rester prisonniers du simulacre canadian. Les
choix que nous pouvons faire en cette matière restent et vont
rester entièrement conditionnés par les priorités définies par la majorité qui
nous nie et Ottawa restera le maître pour ce qui est de fixer
les modalités essentielles. Il aura toujours l'habileté de laisser l'accessoire
en pâture aux politiciens locaux qui se feront accroire de conduire de grandes
batailles. Un éditorial de Robert Laplante, directeur de L'Action
nationale.
____________________________________________________________________________________________________________________________________________
Course à la direction : le
Parti québécois élira-t-il son fossoyeur le 15 novembre
? [...] Comme Mario
Dumont, la première préoccupation déclarée du candidat
Boisclair est la réduction de la dette. Il semble aussi plus proche de la vision
socio-politique de Lucien Bouchard que de celle de n'importe
laquelle personnalité souverainiste actuelle ou passée.
Pas étonnant qu'il ait accueilli favorablement le
« manifeste des parvenus » dont Lucien Bouchard s'est fait récemment
le propagandiste et dans lequel Jacques Parizeau voit un épouvantail
pour faire peur au monde. Une fois élu à la tête
d'un gouvernement, André Boisclair s'empresserait, comme
Lucien Bouchard, de satisfaire les grandes entreprises
en organisant des « sommets » pour jeter de la
poudre aux yeux des citoyens et des citoyennes et
les encourager à accepter des diminutions de salaires
sous la menace de perdre leur emploi. Quant à l'engagement souverainiste du
candidat Boisclair, aurait-il survécu à son séjour dans les milieux d'affaires
de Toronto ? [...] Nous présentons aujourd'hui à nos lecteurs un dossier
impressionnant sur la course à la direction du
Parti québécois. Pas question
d'élire un Lucien II, nous en avons
déjà eu plus qu'assez de Lucien Ier !
Cette très intéressante série d'articles est tiré
de Sisyphe, l'excellent site de Micheline Carrier. À lire absolument pour ne pas voter
idiot.
___________________________________________________________________________________________________________________________
Une lucidité au-dessus de tout
soupçon ? [...] L'économie mondialisée
a besoin de « prédiacateurs médiatiques » indigènes. Or, quel
est le meilleur prédicateur, quel plus habile « manipulateur de symbole »
eût-elle pu trouver ici que Lucien Bouchard dont la lucidité à coûté
si cher au Québec ? Celle dont il se réclame
aujourd'hui avec ses acolytes risque de nous
coûter beaucoup plus cher encore.
[...] Un article de Serge Cantin, professeur de philosophie et
chercheur au Centre interuniversitaire de l'université du Québec à
Trois-Rivières.
___________________________________________________________________________________________________________________________
Imposer son
existence. [...] Le combat
souverainiste entre dans une phase cruciale. On
pourrait penser qu'avec deux partis pour lancer la charge, nous
serions en mesure de forcer la conjoncture. Mais le discours et la
lecture de la situation sont inadéquats, la posture
politique, bancale. Le mouvement souverainiste pense
mal le Canada, pense mal l'adversaire et la
dynamique de l'affrontement. Les candidats au leadership
du Parti québécois devraient lire ce
livre. ( ndlr Le référendum volé de Robin Philpot )
Et surtout en tirer les conclusions qui
s'imposent. Un éditorial de Robert Laplante qui paraît dans L'Action
nationale de novembre
2005.
___________________________________________________________________________________________________________________________
DOMAINE
INTERNATIONAL.
Mémoire de feu
en Corée du Nord. Quand les États-Unis détruisaient un pays
pour le sauver. Plutôt que d'une
guerre « oubliée » mieux vaudrait parler, s'agissant
de la guerre de Corée ( 1950-1953 ), d'une
guerre inconnue. L'effet incroyablement destructeur des
campagnes aériennes américaines contre la Corée du Nord - qui
allèrent du largage continu et à grande échelle de
bombes incendiaires ( au napalm essentiellement ) aux
menaces de recourir aux armes nucléaires ou chimiques
et à la destruction de gigantesques barrages nord-coréens
dans la phase finale de la guerre - est indélébile. Ces faits sont
toutefois peu connus, même des historiens. Et les analyses de
la presse sur le problème nucléaire nord-coréen, ces dix
dernières années, n'en font jamais état. Un article
substantiel de Bruce Cumings paru dans Le Monde
diplomatique de décembre 2004. À lire absolument
pour prendre conscience que les errements de nos
inquiétants voisins ne datent pas
d'hier.
Terrorisme: le retour des
Talibans. « Dans la
province de Zabol, frontalière du Pakistan, où les
anciens étudiants en religion contrôlent la quasi-totalité des
villages, le choix est simple, explique un commerçant: être tué par le
gouvernement parce que vous portez une barbe ou être tué par les talibans parce
que vous avez l'air d'un espion...» [...] Un article de Sara Daniel et de
Sami Yousafzay, envoyés spéciaux du Nouvel Observateur en
Afghanistan et au Pakistan. Nos lecteurs
constateront que les talibans se
recyclent en Irak en apprenant les secrets du djihad
technologique. Ils auront aussi des nouvelles
de deux célèbres introuvables: le mollah Omar
et, surtout, son grand ami Ben Laden.
___________________________________________________________________________________________________________________________
LA CITATION DE LA
SEMAINE.
[...] Le 14 octobre 1886 est
une date historique pour le Québec; pour la
première fois, un premier ministre dont l'objectif
est d'en faire l'État national des Canadiens français ( ndlr.
C'est ainsi qu'on appelait les Québécois à
l'époque ) est porté au pouvoir. Honoré
Mercier est un patriote dégoûté de la façon
dont le Canada anglais a assassiné Louis
Riel, l'année précédente, par pure vengeance. Et il n'a pas
pardonné à Chapleau d'avoir trahi le Québec.
Mercier gagne ses élections à la tête d'un nouveau parti, le
Parti national, étrange coalition entre ultramontains et
libéraux, entre rouges et castors; un
ancêtre en quelque sorte du Parti québécois.
Son ambition est de prendre en main la
grosse municipalité qu'est le Québec et d'en faire
un véritable gouvernement. De faire rééquilibrer
le pouvoir entre Ottawa et les provinces sur la
base de la Constitution de 1867, déjà bafouée par
les fédéraux. Il convoque donc la première
conférence des premiers ministres provinciaux, qui se tient à Québec du 20
au 28 octobre 1887. Cinq provinces y assistent. Seules la
Colombie-Britannique et l'Île-du-Prince-Édouard, dirigés par
des conservateurs, n'y participent pas. Elles ont
fait l'objet de pressions de la part
des conservateurs fé-déraux de
Macdonald.
En plus d'affirmer vigoureusement le principe des droits des provinces, Mercier
se lance dans un programme de modernisation du Québec.
Pour réaliser ses grands projets, chemins de fer, ponts,
développement de l'industrie laitière, modernisation de
l'agriculture et de l'éducation, il a besoin d'effectuer des emprunts
considérables. Il décide d'ignorer les milieux financiers
anglo-montréalais et de s'adresser à l'étranger. Il se
rend à New York, où il n'obtient rien.
Il part donc pour Londres, où il est accueilli
avec une chaleur feinte par le
haut-commisaire du Canada ( ndlr. l'ambassadeur ), Charles Tupper.
La City refuse de lui prêter le
moindre sou. Déçu, il passe à Paris, où il
obtient finalement, du Crédit Lyonnais, une partie du financement
recherché, soit quatre millions de dollars
au lieu de dix. Les conditions du marché n'expliquent pas entièrement les
difficultés qu'il a rencontrées auprès des financiers
étrangers...
[...] les agents du gouvernement fédéral s'employaient à l'échec de
Mercier. Leurs moyens d'action quasi infaillibles en Angleterre, n'étaient
pas négligeables
en France. « J'ai atteint mon objectif, écrivit un peu plus tard Sir
Charles Tupper, Mercier ne peut se procurer d'argent. » ( R. Rumilly,
Histoire de la province
de Québec, tome IV, Montréal, Éd. Bernard
Valiquette.
Honoré Mercier est reçu
en chef d'État dans la capitale française. À
l'Élysée, le président Sadi Carnot le fait commandeur de la
Légion d'honneur. Dans ses nombreuses allocutions, le premier
ministre se fait le champion d'un rapprochement avec la mère
patrie. À Rome le pape lui confère le titre de Comte
palatin.
Son succès à l'étranger, où il gagnait en popularité et atteignait ses
buts financiers et diplomatiques, renforça grandement sa position au
Québec qui se sentit
flatté des honneurs rendus à son premier ministre; mais l'activité de Mercier
était beaucoup trop française et catholique pour le goùt canadien-anglais.
Les
craintes vagues ainsi éveillées furent renforcées par la vigoureuse
opposition de Mercier au fédéralisme impérial favorisé par le nouveau gouverneur
général et
l'Imperial Federation League dont le noyau canadien-anglais avait joué un rôle
actif dans l'écrasement de la révolte et la persécution des
Métis.
(
M. Wade, Les Canadiens français de 1760 à nos jours, Montréal, Le cercle du
livre de France 1963, vol II. )
Le Canada anglais
s'indigne d'entendre un premier ministre du
Québec utiliser le mot « national » en parlant
de la province et agir à
l'étranger comme le leader d'un État indépendant. Mais ce sont ses propos
anti-impérialistes qui choquent le plus. À Montréal, en 1888, dans un discours à
l'hôtel Windsor, Mercier ose dire qu'on ne doit pas sacrifier un jeune Canadien
français pour défendre l'Empire
britannique:
On
ne peut nous imposer un régime politique qui, par la conscription, pourrait
disperser nos fils depuis les glaces du Pôle jusqu'aux sables brûlants du
Sahara ;
régime odieux qui nous condamnerait à l'impôt forcé du sang et de l'argent, et
nous arracherait nos fils pour les jeter dans des guerres lointaines et
sanglantes
que nous
ne pourrions ni empêcher ni arrêter. ( M. Wade,
op.cit. )
Pour la Canada anglais, imbu de l'esprit
colonialiste, Mercier a prononcé là un discours de
traître.
Normand Lester, Le livre noir du Canada anglais, Montréal, Les
intouchables, 2001, 297 pp.
_____________________________________________________________________________________________________________
Les lecteurs
qui désirent consulter d'anciens numéros de
Vigile-Hebdo peuvent le faire en
cliquant sur l'adresse de la Ligue
pour l'indépendance du Québec ( LIQ ) : www.independance-quebec.org
___________________________________________________________________________________________________________________________
Pour nous
écrire, il vous suffit de cliquer sur l'adresse bfrappier@videotron.ca et de
nous expédier votre article par courriel.
Nous vous publierons avec plaisir.
___________________________________________________________________________________________________________________________
Pour vous inscrire
gratuitement ou pour vous désabonner, prière de cliquer sur l'adresse raymondsavard@videotron.ca et
de taper le mot inscription ou désabonnement dans le champ objet.
De plus, nous vous saurions gré de taper votre
adresse électronique si votre nom n'y apparaît
pas.
___________________________________________________________________________________________________________________________
|
Courriel: liq@videotron.ca