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HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
![]()
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 11 novembre 2005.
Numéro 137
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous
conseille les articles suivants :
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L'instrumentalisation de
l'indépendance. [...] L'indépendance,
contrairement à ce que pensent tous
les péquistes, c'est nettement plus qu'un moyen de
développement collectif. Être indépendant, c'est être
capable de se gouverner soi-même et d'être présent au monde sans une autre
collectivité interposée qui a le pouvoir de nous remplacer et d'agir à notre
place. ( 1 ) Pour être
indépendant le Québec doit cesser d'être une succursale d'Ottawa, un
appendice comme peut l'être le Bloc québécois au parlement
fédéral. Peut-on se demander pourquoi le quotidien La Presse
continue d'appuyer la candidature d'André Boisclair dans la course à la
direction du Parti québécois ? C'est très simple : il est
parfaitement inoffensif ! [...] Il est triste qu'il
faille affirmer des vérités aussi
élémentaires, mais nos chers péquistes n'ont
que très rarement la possibilité de réfléchir sur le sens
profond de l'indépendance. La fameuse Saison des
idées a été une belle montagne
qui a , hélas, accouché d'une toute petite
souris ! Un article extrêmement intéressant de Bruno Deshaies,
historien et fondateur de l'Académie de
l'indépendance. À ne pas manquer: le texte
français officiel de la Déclaration
d'indépendance de l'Irlande ( 1919 ). Tous
les membres du PQ doivent lire cette importante chronique... avant de
voter.
( 1 )
C'est nous qui soulignons.
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Une affaire
canadian [...] Les voyous, les malversations,
les parvenus qui s'engraissent par le trafic d'influence, le Parti libéral
du Canada qui carbure aux plans de carrière des gérants
de la bourgade québécoise, rien de cela ne drvrait nous distraire de
l'essentiel : l'État canadian a lancé contre le Québec une vaste
offensive de guerre psychologique, de déstabilisation politique et de sabotage
des relais sociaux essentiels à la cohésion sociale de notre peuple.
Un éditorial incisif de Robert Laplante, directeur de L'Action
nationale.
Ottawa a bel et bien tenté de déstabiliser l'État du
Québec. Un texte du même
auteur à lire absolument. Pour mémoire...
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En ce jour de l'Armistice, ( 1
) recueillons-nous et pensons à tous ceux des
nôtres, ces héros inconnus, qui ont sacrifié leur vie pour que naisse par
les armes une paix toujours fragile et qui, combattants de la liberté, n'ont
jamais connu la libération de leur vraie
patrie...
( 1 ) Il est bon de souligner que
l'expression Jour du Souvenir est un calque de l'anglais
Remembrance Day et qu'il faut dire en français LE JOUR DE
L'ARMISTICE, c'est-à-dire celui où l'on
commémore l'Armistice de Rethondes ( Oise ) du 11
novembre 1918 . De plus, on se gardera de parler
de vétérans, comme en anglais, pour désigner les
anciens combattants. En effet, un vétéran est un soldat qui a accompli un long
service, mais qui n'a pas nécessairement
combattu. RS
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Pauline Marois nous conduira à
l'indépendance : c'est dans la logique de notre histoire. [...] Je pense que Pauline Marois est
la personne à élire en toute logique pour prendre la direction
du mouvement indépendantiste, si nous désirons un avenir de liberté, de
paix et d'équité pour notre nation. Et quelle ne sera pas notre fierté
d'avoir donné au monde la première femme qui aura réalisé l'indépendance
de son pays. Une opinion d'Andrée Ferretti, une militante de la première
heure, notre pasionaria.
Si les jeunes sont solidaires,
ils doivent voter pour Pauline Marois. Un
appel de Sébastien Gendron, président des jeunes du Parti québécois des
Laurentides.
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DOMAINE
INTERNATIONAL.
Banlieues : Pourquoi
l'incendie. Des morts de
Clichy-sous-Bois et d'Épinay-sur-Seine au recours
à l'état d'urgence et à l'instauration du couvre-feu annoncé
par Dominique de Villepin, Claude Askolovitch
raconte ces dix jours qui ont ébranlé la
France. [...]
Un dossier très complet du Nouvel
Observateur.
Émeutes urbaines, violence
sociale. Dans la ville d'Orléans, un arrêté
municipal interdit aux mineurs de moins de treize
ans de circuler de vingt-trois heures à six heures
du matin, sauf s'ils sont accompagnés d'un adulte. Des
couvre-feu de ce type sont devenus habituels dans nombre de
grands villes américaines et européennes. Il s'agit ainsi
d'essayer de remédier à des « violences urbaines » très
médiatisées qui poussent les pouvoirs publics à
durcir les mesures de contrôle et de répression. Les enquêtes qui n'ont pas pour
seul objet de contribuer au sentiment de peur
établissent pourtant que la violence des
jeunes est en partie le fruit de la violence
sociale qu'ils subissent dans leurs quartiers et
dans leurs lieux de travail. Et que,
paradoxalement, le simple reflux du chômage ne
règle pas ce problème. [...] Un article prémonitoire de Stéphane Beaud et
de Michel Pialoux paru dans Le Monde diplomatique de juillet
2001.
Autres
articles à lire et tirés du même journal :
Laïcité et discrimination, de Nasser Negrouche ( février 2004
)
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LA CITATION DE LA
SEMAINE. ( suite de
celle du numéro
136 )
[...] Mercier s'est aussi attiré la
colère des orangistes et de la majorité anglophone du pays en nommant le
truculent curé Labelle au poste de sous-ministre de l'Agriculture
et de la Colonisation. C'était la
première fois au Canada que l'on confiait à un prêtre une charge
publique importante ; le Canada anglais estimait que seuls les ministres du
culte protestant pouvaient faire de la politique. Mais c'est le
règlement de l'affaire des biens des jésuites qui va faire de lui
l'homme à abattre pour les anglophones.
En juin 1888, Mercier annonce avoir réglé ce
vieux litige autour des biens que possédaient
les jésuites sous le régime français; après avoir été confisqués
illégalement par George III à la Conquête, ils
étaient devenus successivement la propriété du
gouvernement canadien puis, au moment de la Confédération, de celui
du Québec. Depuis leur retour au Canada, en
1842, les jésuites réclamaient compensation pour ces biens. Mercier
décide donc de mettre un point final à la question en leur
accordant une somme globale très inférieure à la
valeur de leurs biens, en échange d'une
renonciation à toute revendication future. Puis, il
distribue une partie de leurs anciens avoirs
entre différentes institutions d'enseignemernt catholiques
et protestantes. Comme les évêques de Québec
et de Montréal sont divisés sur la façon de se
partager le gâteau, Mercier demande l'arbitrage du pape Léon
XIII.
En Ontario, on crie
immédiatement à l'agression papiste. Le Globe, le Mail et le
World hurlent à la domination française et catholique. Les
Anglo-Québécois, dont les écoles ont reçu une
part du magot, pour une fois restent relativement
neutres, ce qui indigne le Toronto Mail :
Si l'élément protestant et anglais du Québec ne veut pas faire son propre
salut, nous devons essayer de le faire dans notre propre intérêt. Il
est
assez clair que l'abandon du Québec aux ultramontains et aux jésuites serait la
mort de la nationalité canadienne. Mais l'Ontario ne sera pas
en sécurité. Notre porte de l'Est a déjà été ouverte par la main perfide
du politicien chasseur de votes et l'invasion française et catholique
y
passe déjà comme un
torrent.
Dans son discours du 24 juin 1889, Mercier
répond à ces attaques par un appel à l'unité des Québécois
:
Cette province de Québec est catholique et française et elle restera
catholique et française. Tout en protestant de notre respect et de
notre
amitié
pour les représentants des autres races ou d'autres religions, tout en nous
déclarant prêts à leur donner leur part légitime et tout
et
partout,
[...] nous déclarons solennellement que nous ne renoncerons jamais aux droits
qui nous sont garantis par les traîtés, par la loi et
la constitution. [...] Nous ne sommes pas aussi forts que nous devrions
l'être parce que nous sommes divisés. Et nous sommes divisés
parce
que nous ne connaissons pas les dangers de la situation. Nos ennemis sont unis
dans leur haine de la Patrie française; et nous, nous
sommes
divisée dans l'amour de cette chère patrie. [...] Que notre cri de
ralliement soit à l'avenir ces mots qui seront notre force : Cessons nos
luttes
fratricides et unissons-nous !
Les orangistes sont sur le pied de guerre. Le
député conservateur William O'Brien présente au parlement fédéral une résolution
demandant le désaveu de la loi sur les biens des
jésuites; il termine son allocution en déclarant : « Notre
pays doit être anglais et rien qu'anglais ! » La motion
est battue par cent dix-huit voix contre treize. Pour
l'Ontario orangiste, ces députés deviennent « The
noble thirteen » ( les treize Grands ) Le Globe pousse même
l'arrogance jusqu'à faire frapper une médaille commémorative pour les honorer
et, encore aujourd'hui, une loge orangiste de Niagara
Falls porte en leur mémoire le nom
de Loyal Orange Lodge Noble Thirteen. Le Canada anglais est
fier de ses traditions antifrançaises et
anticatholiques.
Malgré leur défaite aux
Communes, les fanatiques ontariens portent leur campagne
antifrançaise sur la place publique. Le 22 avril 1888, à Toronto, le
député conservateur D'Alton McCarthy, Grand Maître des loges d'Orange de
l'Ontario de l'Ouest, un odieux raciste, demande un référendum sur la question
des biens des jésuites. Le 12 juin, il fonde The Equal Right
Association, dont la première tâche est de faire circuler une
pétition qui recueille en Ontario, cent cinquante six mille
signatures et plus de neuf mille chez les Anglo-Québécois. D'Alton
McCarthy s'est donné pour mission non
seulement d'abolir l'usage du français au Canada, mais s'il le
faut, d'éliminer physiquement les Canadiens-français du pays. C'est une façon
comme une autre de promouvoir l'égalité !
Il s'agit de savoir si c'est la reine ou le pape qui
règne au Canada. Il s'agit de savoir si ce pays sera anglais ou français. [...]
Nous sommes ici en pays
britannique et plus nous nous hâterons d'angliciser les Canadiens-français,
de leur enseigner à parler anglais, moins nous aurons d'ennui à
surmonter
à l'avenir. C'est maintenant que le scrutin doit apporter une solution à ce
grave problème; s'il n'apporte pas le remède en cette génération, la
généra-
tion suivante devra avoir recours à la baïonnette. ( cité dans L. Lacoursière et
C. Bouchard, Notre Histoire, Format, 1972 )
En Ontario, on est en pleine
paranoïa raciste antifrançaise, encouragée notamment par le
townshipper Robert Sellar, rédacteur en chef du
Huntington Gleaner, qui, dans la
correspondance qu'il envoie au Mail sous un pseudonyme,
dénonce notamment la pénétration rapide des Canadiens français
dans les Cantons de l'Est. À cette menace, les orangistes ontariens ajoutent la
domination française du nord et de l'est de l'Ontario.
La création
récente de l'université d'Ottawa par
les oblats est une autre preuve que la French
Domination avance partout au Canada. Honoré Mercier, évidemment
au centre de cette domination, devenait l'ennemi public numéro un.
[...]
Normand Lester, Le livre noir du Canada anglais, Montréal, Les
intouchables, 2001, 297 pp.
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