VIGILE - HEBDO
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                               LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC  
                                                                                                        Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron )                                            
                                                                                  Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
 
                                                                     Le vendredi 18 novembre 2005. Numéro 138
 
                                       Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous conseille les articles suivants :
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Cessez de rêver !  [...]  Devant un  gouvernement  libéral minoritaire qui tient bon, trois partis d'opposition se court-circuitent mutuellement et alternativement.  Toutefois,  ils  viennent  de  comprendre  partiellement  qu'ils sont  tous les trois perdants s'ils ne s'entendent pas entre  eux. Dans ce contexte, le Bloc québécois, même majoritaire au Québec est un parti régional sur la scène fédérale. Il doit se consoler en claironnant haut  et  fort  qu'il défend  bec  et  ongles  le  Québec  avec  un  courage  inégalé.  Cependant, il doit s'associer malgré lui  à deux autres  partis régionaux canadians qui ne souhaitent surtout pas perdre de leur force et de leur influence sur la scène politique  nationale canadian  [...] Une chronique de Bruno Deshaies, historien et fondateur de l'Académie de l'indépendance.
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs5/231.html
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Le spectacle de l'ineptie.  [...]  Pour mieux empêcher toute forme de  reconnaissance de la nation  québécoise, le Canada s'est  laisé  entraîner dans un  multicuralisme  radical  dont  personne n'a vu à l'époque qu'il venait souder les  intérêts du Parti  libéral  du Canada au  clientélisme ethnique. [...] L'État canadian a, pour ainsi dire, été livré au PLC. L'immigration se concentrant dans les grandes  agglomérations urbaines, le long règne des libéraux a permis la consolidation de véritables châteaux-forts où se jouent désormais les élections  fédérales. [...]  Un  éditorial de Robert Laplante, directeur de L'Action nationale.  
http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/05novembre14.htm
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Éventail de réactions des lecteurs deVigile.net à la suite de l'élection de monsieur André Boisclair à la tête du Parti québécois :
 
1- Un vent de belle jeunesse, de Serge Larochelle,
http://www.vigile.net/05-11/TL-5.html#11
 
2- Seules vos actions futures le révéleront, de Joseph Barbery,
http://www.vigile.net/05-11/TL-5.html#7
 
3- J'appuie donc André Boisclair, de René-Marcel Sauvé,
http://www.vigile.net/05-11/TL-5.html#7
 
4- Maintenant que le chef est élu, de Jean-Claude Michaud,
http://www.vigile.net/05-11/TL-5.html#1
 
5- Pour un Québec solidaire, de Vincent Dostaler,
http://www.vigile.net/05-11/TL-5.html#2
 
6- Désormais, je ne suis plus membre du Parti québécois, par Normand Perry.
http://www.vigile.net/05-11/TL-5.html#3
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HOMMAGE À MONSIEUR JEAN-MARC LÉGER, QUI REÇOIT LE PRIX DU QUÉBEC DE 2005. 
 
Vigile-Hebdo  tient ici à  rendre  hommage à  monsieur Jean-Marc Léger, récipiendaire pour l'année 2005 du prix du Québec  ( prix Georges-Émile-Lapalme ). Monsieur Léger est le fondateur de L'Association  internationale  des  journalistes de langue  française  et  de  l'Association  des  universités   partiellement  ou  entièrement  de  langue  française ( AUPELF )  dont  il sera le  secrétaire général de 1961 à 1978.  C'est  lui  également  qui  mettra  sur  pied  l'Office de la langue française, dont il  sera le  premier  directeur. Il  occupera  aussi  divers postes-clefs dans la  haute  fonction  publique dont  celui  de sous-ministre  adjoint au  ministère de l'Éducation  et à  celui  des Relations  internationales. Il sera aussi  délégué  du Québec à Bruxelles et commissaire  général  à  la  Francophonie.
 
 En  somme,  monsieur  Léger  a  exercé, pendant  toute sa carrière, d'importantes  fonctions  au  sein  de  l'État québécois.  Toujours  fidèle à son  métier de  journaliste, il  prend  souvent  la  plume  pour  publier  dans  journaux  et  revues,  dont  L'Action  nationale,  des  articles  à   la  défense et à l'illustration de  la  langue  française ou en faveur de notre nécessaire indépendance.  Son  amour  de  notre  langue et  son  entier  dévouement  à   la  cause  nationale  du Québec  font de  lui  un  exemple à  suivre pour  tous  nos compatriotes. Comme on le  disait  à  Rome au temps de la République, il a bien mérité de la Patrie...
___________________________________________________________________________________________________________________________  DOMAINE INTERNATIONAL. 
 
Le Maroc, un pays vieux de treize siècle.  [...]  Aujourd'hui, 18  novembre, le  Maroc  fête son  indépendance. Ce  demi-siècle  n'a  pas  été  un  long   fleuve  tranquille. On ne  peut comprendre le Maroc contemporain sans se plonger dans cette période, probablement la plus importante de  l'histoire  de  cet  État [...]  Notons  aussi  que  le  Maroc  est  l'un  des  49  pays  de  la  Francophonie. C'est donc  un  pays  frère  pour  le Québec. Un article d'Ahmed Charaï, journaliste au Monde.
http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-711255,0.html
 
États-Unis : l'invasion intégriste.  Ils  sont à  la Maison-Blanche, contrôlent  déjà  le  Sénat, la  Chambre des Représentants et la Cour suprême. Aujourd'hui, les ultras de la droite religieuse veulent aussi truffer d'hommes à  eux  tout   l'appareil   judiciaire. [...] Un  article  très intéressant de  Philippe  Boulet-Gercourt, correspondant  du  Nouvel  Observateur  aux  États-Unis. Où  l'on  voit  que  les  intégristes  ne  sont  pas 
tous musulmans... 
http://www.nouvelobs.com/articles/p2141/a287061.html
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LA CITATION DE LA SEMAINE.
 
Les  pires  fautes dans l'histoire  furent  celles de la force. Celle-ci entraîne aisément  d'immenses erreurs de calcul. Le corollaire naturel de la force s'appelle présomption.
 
L'histoire  est  pleine  de ces erreurs. Certaines  furent  colossales. Plus elle a rempli  l'histoire,  plus  gigantesques ont été les  égarements,  à commencer par ceux de Napoléon, qui annonçait les temps modernes. Qu'on pense aux horreurs du XXe siècle, les deux guerres mondiales, le  nazisme,  le  communisme  soviétique,  les dictatures,  l'atome. Bientôt  le  Bouclier,  les étoiles.  Cela  n'en  finit  plus, car  la force est  une tentation permanente.
 
L'ambition impérialiste américaine est un rêve et un cul-de-sac; une illusion de la force encore une fois, entretenue par des hommes d'affaires et des politiciens. De Gaulle n'avait aucun respect pour ça. Il prévoyait l'échec de leur politique, par exemple au Vietnam.
 
Washington a relancé  le monde dans  une dynamique  d'affrontement,  provoquant  une  visible  lézarde dans  la  politique  internationale. Un climat sourdement belliqueux a commencé de se répandre. On sent  que le monde, tacitement, se met sur un pied  d'alerte  en  rapport  avec  des menaces encore diffuses, menaces nouvelles, nouvel impérialisme, desseins qui jusque-là pouvaient être tenus pour inactuels.
 
Cette situation  semble annoncer le début de quelque chose de  majeur en politique  internationale. L'esprit de guerre vient d'être  réintroduit sur la scène générale par les États-Unis. Il ne faut pas trop forcer le trait, mais cela rappelle   la rupture que le fascisme et le nazisme ont  jadis opéré  dans le tissus  européen puis  mondial, d'ailleurs à la suite de la Grande Guerre, première phase des événements de cet ordre. L'esprit de guerre, écartant les normes politiques que les sociétés avaient jusque-là  partagées tant bien que mal, introduisit des conceptions  coupées d'un certain passé et hostiles à celui-ci.
 
Un  vide se creuse  mêmement  aujourd'hui sous nos  civilisations  et leurs  équilibres à cause des  initiatives  américaines. Cela  voudrait  être masqué par un démocratisme de façade comme en Afghanistan et en Irak, pur décor.
 
La force est un trompe-l'oeil. Les erreurs qu'elle inspire ont souvent abouti à des bouleversements, aussi bien d'ailleurs qu'à l'anéantissement de sa propre entreprise. Mais cela pouvait encore s'inscrire au compte des profits et pertes, et la vie finissait par reprendre.
 
Les  conditions  d'aujourd'hui  donneront à de tels  événement  une  ampleur et des effets  secondaires sans  commune  mesure avec ceux du passé. Ce que l'on doit envisager désormais, qu'on s'en rende compte ou non, ce n'est pas seulement la fin d'un épisode, si dramatique qu'on puisse l'imaginer. À terme, il n'y aura plus d'épisodes, mais au  contraire la fin de ce qu'on  appelait   des épisodes. Nous sommes devant une tout autre alternative. Elle échappe à l'histoire. Elle parle en effet de la fin.
 
Cette  éventualité  que  nombre  de  scientifiques  évoquent  avec  insistance  bouleverse  les  conceptions  politiques  communes  et  concerne directement  les  habitudes  des maîtres  de l'économie et  des gouvernements.  Il n'y a plus  grand-chose qui tienne dans leur comportement, mais  celui-ci n'en persiste pas moins. On  continue comme si de rien n'était. Les gens d'affaires et les  politiciens, en pareilles  matières, déjà très inférieurs aux exigences objectives des réalités actuelles, sont définitivement déclassés devant ce qui s'en vient, dont ils semblent  ignorer la gravité, la nature même.
 
Les obsessions de la force, appliquées sur des problématiques radicalement étrangères aux anciennes situations donnent désormais dans un aveuglement pire que jamais. Cela s'appelle une course à l'absurdité.  
 
                       Pierre Vadeboncoeur, La course à l'absurdité, article paru dans L'Action nationale, numéro d'octobre 2005, pp. 13, 14 et 15.
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