|
VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
![]()
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 25 novembre 2005.
Numéro 139
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous
conseille les articles suivants :
_____________________________________________________________________________________________________________
Pour devenir un pays
indépendant. [...] Le texte suivant se
présente sous la forme d'une vieille antienne,
c'est-à-dire d'un vieux refrain que l'on doit répéter
inlassablement, car il n'est pas entré dans le cerveau d'une
majorité de Québécois de concevoir leur avenir dans
l'optique indépendantiste. Cette conception est
tellement exigeante que chacun d'entre
nous doit travailler fort pour se libérer
de la tradition annexionniste de Louis-Hippolyte Lafontaine et
de ses successeurs dont l'esprit québécois est fortement imprégné. Il ne
faudrait pas compter sur les chaires du Canada pour changer
cette donne ! [...] Nous avons la tête dure,
c'est connu. Aussi, notre
chroniqueur nous assène-il souvent, en bon
pédagogue, la même pensée libératrice,
quitte à déranger. Les idées reçues ont aussi la
vie dure...Une chose est sûre, Bruno Deshaies fait
réfléchir de plus en plus de Québécois et c'est tant
mieux ! Un article à lire absolument.
Remettre le Québec sur les
rails de l'indépendance ! La course
à la chefferie du PQ terminée, avec
le résultat que l'on sait et
avec la poussière à peine retombée, nous pouvons
déjà affirmer qu'il n'y a rien de nouveau sous le soleil. Le nouveau
chef semble vouloir utiliser le discours traditionnel
des nationalistes-souverainistes, soit la lutte DANS le régime. II ne
suffit plus de reprendre les attaques contre le régime fédéral. [...]
Ce genre de discours ne fait pas
avancer l'idée de l'indépendance d'un iota.
Un texte fort instructif de Pierre
Daviau à la lumière des idées de Maurice Séguin et de Bruno
Deshaies.
___________________________________________________________________________________________________________________________
Un mandat de
transition. [...] Le PQ n'a pas réussi avec cette
course à combler les lacunes qui avaient fait de la Saison des idées
un exercice si décevant. L'opération, on le voit plus clairement
maintenant, avait d'abord été occupationnelle. Menée dans un
parti anémié, dévitalisé - il comptait alors à peine une
cinquantaine de milliers de membres - l'exercice de rajeunissement du programme
et de révision en profondeur de la démarche politique est
resté prisonnier d'un cadre et d'une
culture politiques dominés par l'incapacité de
situer le combat pour l'indépendance dans
le Canada tel qu'il est. Une incapacité qui induit la
minimisation systématique des obstacles qu'Ottawa a semé devant nous. [...]
Un éditorial de Robert Laplante, directeur de L'Action
nationale.
___________________________________________________________________________________________________________________________________________
Manifeste lucide pour la
fin de l'hégémonie fédéraliste sur l'information. [...] Le mouvement indépendantiste est bafoué dans ses droits par
les principales entreprises de presse au Québec, c'est l'évidence même et
les recherches les plus sérieuses le prouvent maintenant hors de
tout doute. Les indépendantistes québécois qui veulent faire
connaître leurs points de vue rencontrent toutes sortes de difficultés
imposés par les médias qui ne souhaitent qu'une chose : que le
Québec demeure encore et toujours sous le
joug de l'empire néocolonial canadien. Les
indépendantistes sont alors victimes de déséquilibre
dans le traitement de l'information, de distortion des
faits, quand ce n'est pas carrément de censure. La
mascarade a assez duré ! Les indépendantistes représentent près de
70% des francophones du Québec et doivent pouvoir se faire entendre. Un
texte de Pierre-Luc Bégin et de Patrick Bourgeois que signent
aussi plus de vingt personnalité de tous les horizons. À lire
absolument.
___________________________________________________________________________________________________________________________ DOMAINE INTERNATIONAL.
60e anniversaire de la fin de
la Seconde Guerre mondiale : l'Union soviétique par pertes et
profits. Il y a soixante
ans, 57% des Français considéraient l'URSS comme
le principal vainqueur de la guerre. En 2004, ils n'étaient plus que
20%. Amplifié par les médias, cet oubli progressif du
rôle de Moscou, tient aussi aux polémiques sur la politiuqe de Staline entre
1939 et juin 1941 ( ndlr. l'offensive allemande contre l'URSS ),
que des travaux historiques récents éclairent d'un jour nouveau. Mais
quoi qu'on pense du pacte germano-soviétique, comment nier
que, trois ans durant, les Russes ont porté une grande partie de
la résistance, puis de la contre-offensive face à
la Wehrmacht ? Au prix de 20 millions de
morts. [...] Un texte d'Annie Lacroix-Riz, de l'université de
Paris-VII, paru dans le Monde
diplomatique de mai 2005. À
lire pour mémoire.
Rwanda : retour sur le
génocide. Deux auteurs relancent la polémique sur
les massacres qui ont fait des centaines de milliers de morts au Rwanda, il y a
dix ans. Abdul Ruzibiza accuse le Tutsi Paul Kagame, l'actuel maître de Kigali,
d'être lui aussi responsable du génocide. Et Pierre Péan dénonce ceux qui ont
soutenu Kagame en fermant les yeux sur ses crimes. Un reportage
de François Schlossen, journaliste au Nouvel Observateur.
___________________________________________________________________________________________________________________________
LA CITATION DE LA
SEMAINE. [...] Plus de dix
ans après les Événements ( ndlr.
ceux de 1837-1838 ), on assiste à toute une série de
reniements, de rétractations. Le docteur O'Callaghan
écrit en juillet 1852 : « Quant à nous, mon ami,
nous fûmes les victimes et non les conspirateurs et, serais-je
sur mon lit de mort, je déclarerais devant Dieu que je n'avais pas plus d'idée
de mouvement et de résistance quand je laissai Montréal pour
me rendre sur les bords de la rivière Richelieu avec
M.Papineau, que j'ai maintenant celle de devenir évêque
de Québec. » F.X.Prieur, qui
avait été exilé aux Bermudes, écrit dans son
ouvrage « Les soirées canadiennes » de 1864 : « J'offre à
Dieu mes malheurs comme une expiation ; à mon
cher pays, je les offre comme preuve de l'amour que je lui ai
toujours porté et que je lui porte encore. Les lignes qui précèdent feront
voir au peuple et aux jeunes gens, les dangers des
entraînements d'un patriotisme qui ne raisonne pas, aux gens
qui commandent dans un âge avancé, toute la responsabilité qui pèse
sur ceux qui poussent aux soulèvements populaires.
» La plus célèbre de ces rétractations est celle de l'abbé
Chartier dont nous citerons uniquement le dernier paragraphe :
« Pour conclusion, je désavoue pleinement et
entièrement le passé ; je rétracte, sans restriction, tout ce que j'ai pu dire
ou faire à l'appui des mouvements de 1837...»
Des fils de Patriotes, qui disaient parler au
nom de leur père, prennent
la plume pour « désapprouver ou
condamner absolument » leur participation à la révolte. Citons
enfin l'épitaphe de F.B. Hamelin qui, accusé du meurtre
de Walker s'était enfui aux États-Unis puis
au Chili où F.B. Singer, également canadien,
recueillit ses souvenirs, ( 1 ) assista
à sa mort et l'enterra : « Ô mes bien-aimés compatriotes,
fuyez les séditions ; soutenez vos droits,
cela est juste, mais soutenez-les par des moyens qui
ne vous mettent pas dans la triste alternative de
choisir la mort ou l'exil. Ne vous
laissez jamais entraîner par les
discours incendiaires d'orateurs qui
cherchent moins votre bonheur que le moyen de s'élever aux
honneurs en se servant de vous comme de marche-pieds. Fuyez donc la révolte, car
la rébellion conduit à l'exil ou à
l'échafaud »
Ainsi, cette révolte ( qui ne dura que quelques semaines...) tourna
court. Les Patriotes n'ont pu aller jusqu'au bout, car la
suprême résistance était en eux et ils ne
pouvaient la vaincre. De quoi était faite cette résistance
intérieure ? D'inertie, de manque
d'initiative, de résignation, d'incertitude de soi, autrement dit d'une
incapacité d'affronter par soi-même l'adversité, et surtout du besoin, pour
exister, d'une Autorité devant laquelle se soumettre, à
laquelle obéir, pour laquelle exécuter. En l'absence d'une telle
Autorité, c'est l'effondrement et la recherche, aussitôt, d'une autre
figure à qui se déléguer soi-même, en l'occurence
l'Église, d'où la facilité avec laquelle les
Patriotes se désavouent, s'accusent, se disent
responsables.
C'est donc l'inaptitude foncière à
l'affirmation de soi et l'aptitude
obscure à l'échec. C'est, typiquement, la
personnalité dite dépendante, engendrée par des situations historiques
bien spécifiques dont le mode extrême est la
colonisation.
Cette faiblesse collective, les événements de 1837-1838 nous
la révèlent d'une façon indiscutable. Mais ils nous
nontrent aussi que, pour la première fois,
cette situation de dépendance est véritablement éprouvée comme telle : il y a
donc eu dans l'âme collective, une prise de conscience ; c'est là une
leçon dont l'importance, loin d'être épuisée, se renouvelle chaque
jour.
( 1 ) F.B. Singer, Souvenirs d'un exilé canadien, Montréal,
1871
Andrée Benoist, Dépendance et indépendance, article paru dans
Liberté, numéro spécial 1837-1838, janvier-avril 1965, pp.
128-129.
_______________________________________________________________________________________________________
Les lecteurs
qui désirent consulter d'anciens numéros de
Vigile-Hebdo peuvent le faire en
cliquant sur l'adresse de la Ligue
pour l'indépendance du Québec ( LIQ ) : www.independance-quebec.org
___________________________________________________________________________________________________________________________
Pour nous
écrire, il vous suffit de cliquer sur l'adresse bfrappier@videotron.ca et de
nous expédier votre article par courriel.
Nous vous publierons avec plaisir.
___________________________________________________________________________________________________________________________
Pour vous inscrire
gratuitement ou pour vous désabonner, prière de cliquer sur l'adresse raymondsavard@videotron.ca et
de taper le mot inscription ou désabonnement dans le champ objet.
De plus, nous vous saurions gré de taper votre
adresse électronique si votre nom n'y apparaît
pas.
___________________________________________________________________________________________________________________________
|
Courriel: liq@videotron.ca