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HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
![]()
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans
la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le vendredi 2 décembre 2005.
Numéro 140
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous
conseille les articles suivants :
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Crever l'abcès.
Les élections canadiennes du 23 janvier 2006 seront un bon
test pour le Canada-Anglais. Mais ce pays indépendant ne
peut souffrir indéfiniment son appendice culturel, la
province of Québec. Du côté québécois, le sentiment
national - s'il est vraiment fort- sera-t-il assez puissant
pour défendre l'intérêt national des Québécois comme nation ? [...]
Voilà une question qu'il faut se poser à un moment où la propagande de
la racaille libérale et de ses sous- produits, les Lapierre,
Pettigrew, Dion, Robillard et compagnie déferle encore
sur le Québec. Cette chronique est signée Bruno Deshaies, historien et
fondateur de l'Académie de l'indépendance. À lire absolument.
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Le Père Noël joue le dur de
dur. [...] La campagne qui
commence n'est qu'un premier coup de semonce. Des
perturbations, il y en aura puisque le Canada étouffe
les finances publiques et piétine notre Assemblée
nationale. Il y en aura d'autres. Le meilleur est à venir, nous
promet Paul Martin. Derrière la mascarade
électorale qu'on va nous jouer, il y a quelque chose de plus répugnant
encore que le bilan d'un gouvernement corrompu caché sous une avalanche de
cadeaux électoraux.Le PLC fera campagne pour obtenir l'autorisation de nous
servir la méthode forte. Le Père Noël joue le
dur de dur ! Ainsi Robert Laplante, directeur
le L'Action nationale, conclut-il son
éditorial alors que commence une campagne
électorale qui s'annonce digne de ce que sont les libéraux
: malpropre.
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Les libéraux n'y iront
pas avec le dos de la cuiller. Dans une
tentative désespérée pour sauver sa peau, le parti libéral du
Canada a décidé de faire de « l'unité nationale » le thème majeur de sa
campagne électorale au Québec. Les libéraux espèrent ainsi
éloigner du Bloc québécois l'électorat fédéraliste « mou » qui serait
tenté de les sanctionner pour le scandale des commandites et
battre le rappel de l'électorat fédéraliste « dur » qui a fait l'élection
buissonnière lors du dernier scrutin. [...] Un texte du directeur de
L'Aut'journal, Pierre Dubuc.
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INTERNATIONAL.
SPÉCIAL NATIONS
UNIES Les quatre
articles ci-dessous ont paru dans Le
Monde diplomatique de septembre 2005. Nous
vous les recommandons afin de mieux connaître une
institution que d'aucuns font mine d'ignorer ou
préfèrent traiter de haut, mais elle n'en demeure pas moins le
meilleur rempart contre la folie de la
guerre.
Pour une organisation de la communauté
mondiale.
La réforme des
Nations unis est un serpent de mer vieillissant. La
bureaucratie de l'ONU, enflée au fil des ans, est taxée
d'inefficacité. Le Conseil de sécurité, organe principal chargé
du maintien de la paix, dominé par les vainqueurs de la Seconde
Guerre mondiale a manqué à sa tâche en laissant les
conflits se multiplier. [...] L'Opération décidée
unilatéralement par le président George W. Bush en
Irak, sortant ce pays de la dictature pour l'enfoncer dans le
chaos et la violence, a confirmé l'impuissance de l'ONU. [...] Un
article signé Monique Chamillier-
Gendreau, professeur de droit international à l'université
de Paris VII ( Denis-Diderot ) .
Une tribune pour les pays de
Sud.
Si les Nations unies n'ont pas
représenté le vecteur espéré du développement
économique des pays du Sud, elles demeurent une tribune
indispensable à l'expression de leurs revendications. Dès la fin des années
1960, les État décolonisés ont même réussi à infléchir le contenu du droit
international. [...] Une texte d'Hugo Ruiz-Diaz, membre de l'Association
américaine des juristes.
Réformer les Nations
unies.
Si l'ONU a échoué à
bannir la guerre, elle demeure indispensable à la
recherche de la paix. Paradoxe: l'unilatéralisme
des États-Unis et l'hégémonisme des grandes compagnies
confèrent une brûlante actualité à sa Charte qui, en 1945, proclama la
primauté du droit ainsi que la souveraineté des peuples. Comment retrouver
cet esprit universaliste tout en prenant mieux en compte les
inégalités économiques ? [...] Un article de Samantha Power, professeur à
l'université de Harvard.
Souveraineté des États et
souveraineté des peuples.
Comment a pu naître une
notion aussi étrange et contestable que le prétendu « droit
d'ingérence », quand la notion de souveraineté est au coeur du
système des Nations unies, destinée à protéger les États d'interventions
extérieures et, ainsi, à sauvegarder la paix. Un texte
signé Nuri Albala, avocat.
Le site des Nations unies.
Nous ne saurions terminer ce dossier sans
conseiller à nos lectrices et à nos lecteurs de consulter le site officiel
de L'ONU. Avec ses milliers de pages, c'est un
outil de référence en politique
internationale pour un peuple qui désire, en
accédant à son indépendance, obtenir un
siège au sein de cet organisme d'une extrême importance.
C'est malheureusement le Canada qui nous remplace à l'ONU et il
agit selon ses intérêts à lui, qui ne sont pas nécessairement les
nôtres. Il n'en tient qu'à nous de nous
occuper de nos propres affaires. Comme le dit le
proverbe, on n'est jamais si bien servi que par
soi-même. Vous aurez accès au site en cliquant
sur l'adresse http://www.un.org/french/ .
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LA CITATION DE LA
SEMAINE.
En valorisant exclusivement la formation
générale au secondaire, le système laisse entendre, en outre, que les jeunes qui
n'y excelleraient pas ne seraient pas intelligents, ce
qui est à mon sens réducteur. Pour ma part, je
crois que le nombre de personnes absolument idiotes est
extrêmement restreint. Nous disposons tous d'une forme ou d'une autre
d 'intelligence; malheureusement le système actuel
n'en mesure qu'une seule, l'intelligence de «
l'intellectuel », la capacité d'abstraction, celle
dont il faut être pourvu pour se
rendre à l'université. Dans Le
sort de la culture, Fernand Dumont a bien
montré combien la Révolution tranquille s 'est
trouvée marquée par une idéologie de la scolarisation pour qui
tout savoir valable se devait d'être appris dans une
classe et pour qui l'intelligence d'une personne
se mesurait au nombre d'années qu'elle avait
passée sur les bancs d'école et au nombre de ses
diplômes. Quel singulier mépris, constatait Dumont, pour
la science de nos pères, toute faite
d'expérience, empirique et cependant pleine
de subtilités, science raffinée et
non-écrite de l'agriculteur, du menuisier, du bâtisseur...Le
système actuel, laisse entendre, qu'on le veuille ou non,
qu'il n'est possible de bien apprendre que dans une classe et que la
formation par excellence est celle qui doit conduire à
l'université. Il mène à engendrer, malgré ses ratés, un
nombre absolument disproportionné de jeunes en sciences
humaines au cégep, qui sont là rien moins qu'à leur
place. Il fait en sorte que le diplômé en histoire à
l'université a à peu près autant de chance de se trouver un emploi
que le décrocheur de 18 ans. Il ne s'agit pas de dire qu'un
enseignement commun à toute la jeunesse
du Québec n'est pas nécessaire : j'estime
qu'il faut maintenir coûte que coûte
un enseignement de base en histoire, en français, en mathémétiques... En
revanche, ce dont il faudrait se rendre compte, c'est que ce ne sont pas tous
les jeunes qui sont faits pour apprendre sur les bancs de l'école jusqu'à
17 ans, aller à l'université et que de le penser est non
seulement improductif, mais destructeur. Il faudrait cesser de voir la
formation technique comme un simple pis-aller pour les moins bons et
comprendre que c'est là que pourraint s'épanouir à un degré très
élevé bien des jeunes qui sont aujourd'hui convaicus de leur nullité. Ces
jeunes étant tôt mis dans leur élément, peut-être serait-il
enfin possible, sans concessions abusives sur le plan de la
matière, de décerner un vrai diplôme d'études
secondaires aux élèves qui resteraient et
qui se rapprocherait, dans sa qualité, du diplôme
du cours classique et qui ferait de la culture, véritablement, une chose mieux
partagée dans la population.
Tant qu'enseigner n'était pas devenu cette
chose si difficile dont nous parlent aujourd'hui tous les professeurs,
tant que la famille existait pour encadrer les élèves à
problèmes et faire en sorte qu'ils ne se multiplient pas,
tant que le dogme égalitaire ne s'était pas durci, sans doute,
l'école put-elle s'accomoder de son idéal républicain d'une éducation
universelle et gratuite et dispenser, en outre, un
enseignement valable à l'élève moyen et même doué. Hélas, ce n'est
plus aujourd'hui le cas et de nombreux parents l'ont compris, qui plutôt
s'entêter dans l'idéal et de faire confiance
à une réforme qui promet, par
une pédagogie révolutionnaire, de
régler tous les problèmes et d'augmenter
substantiellement le nombre de diplômés, ou de faire
confiance aux vertus mystérieuses des contrats de
performance, choisissent pour leur enfant, plus simplement, le privé. On
me confiait même récemment que la tendance se
manifestait de plus en plus dès le primaire, où des écoles privées,
à la demande des parents, promettaient de ne pas appliquer la
réforme.
On aurait tort enfin
d'expliquer les déboires actuels de l'école publique,
comme on le fait parfois, par le seul manque d'argent. En
vérité, contrairement à l'idée répandue, les dépenses en
éducation sont aujourd'hui plus élevées qu'elles ne l'étaient il y a huit
ans, quoiqu'il y ait moins d'élèves dans le système. Il en
coûte aujourd'hui 7353 $ chaque année pour
former un élève au Québec, alors qu'il y a dix
ans, il n'en coûtait que 6268.
Une réforme, quelle qu'elle soit, s'impose pour
sauver le système d'éducation. Les enseignants sont au bord de l'épuisement et
les élèves peu ou pas élevés, n'apprennent plus grand-chose. Le système
périclite et ne rien faire reviendrait à lever une lourde hypothèque sur
l'avenir de la société québécoise. Devant les deux grandes possibilités que nous
laisse la crise actuelle, je choisis la seconde. Non pas que
je crois en tant que telles aux vertus
d'un système d'éducation confié en
partie au privé ( je pense même que
c'est finalement quelque chose de malheureux),
mais plutôt que j'estime que c'est là le seul choix possible pour assurer
une éducation valable à la jeunesse. Un progressisme criminel,
au nom du bien commun, s'est emparé de notre système public et, taxant
d'élitisme le moindre choix, en ce qui a trait, notamment, aux
valeurs et aux croyances à transmettre
à nos enfants, a fait en sorte
que c'est lui, au nom d'idéaux des
Lumières, qui répand l'obscurantisme et que c'est le conservatisme
qui est plutôt aujourd'hui, paradoxalement, le vrai garant de l'esprit du XVIIIe
siècle. Rien n'est plus dangereux, nous rappelait Raymond Aron dans
L'Opium des intellectuels, que de croire à des idées en
elles-mêmes, sans tenir compte du contexte dans lequel elles
s'inscrivent. De gauche ou de droite, il ne s'agit pas de l'être
éternellement, mais plutôt selon l'époque où l'on vit. En 1960, sans
doute, vouloir une démocratisation du système d'éducation était
justifié ; Aujourd'hui, Jean Larose se demandait, lors d'une récente
table ronde sur la place de l'enseignement universitaire
dans les médias, si le fait de rompre avec le
progressisme tout-puissant et intransigeant de la Faculté des
sciences de l'éducation, de Voir ou
de Tout le monde en parle ne devrait pas, au contraire, être
le premier devoir de l'humaniste.
Jean-François Cloutier, Face à la crise de l'école, les
Lumières ne sont pas là où l'on croit, article paru dans L'Action
nationale, numéro d'octobre 2005, p.46.
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