VIGILE - HEBDO
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                               LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC  
                                                                                                       Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron )                                            
                                                                                  Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
 
                                                                     Le vendredi 20 janvier 2006. Numéro 144
 
                                       Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous conseille les articles suivants :
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Parti québécois : le déclin !    Le virus de la défection :  responsabilité du Parti et de ses chefs.
 
Dans ce  deuxième  de  trois  articles, Pierre  Daviau s'attaque  à la cause  principale  du  « virus de la défection » au sein du Parti québécois. Il remarque, en  premier  lieu, qu'un  parti doit avoir UN chef, un  général à sa tête, qui  maintient le cap sur  l'objectif et  veille à la cohésion des efforts  de  ses troupes. Ainsi  peut-il  « protéger son parti  contre tous  les  dérapages  et  toutes  les  embardées  qui  surviennent. » Mais  il y a plus  encore  pour  cette  formation  politique. Celle-ci  doit  éviter  les  égarements   idéologiques. [...] Cette  analyse  étale  au  grand  jour  les errements  des chefs  successifs du Parti qui,  à une exception près, ont tous succombé aux  accents pervers des sirènes du  fédéralisme. Et le Québec a dû en subir  les conséquences... À lire et à relire absolument.     
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs6/236.html
 
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Élections fédérales : La collision frontale est programmée.
 
On a même déterré Benoît Bouchard ! C'est dire que le Québec  n'est  vraiment à  l'abri de rien. Cette  élection  fédérale  sera  donc  celle  de toutes les afflictions. Au spectacle des notables offusqués, aux complaintes des amnésiques aux poches  pleines et aux  bravades  des matamo-res du « maple leaf patriotism », voilà donc que s'ajoutent les excitée du nouvel adjectif, les chasseurs de slogan. Le fédéralisme d'ouverture ! Il suffit de prononcer la formule magique pour que s'ouvrent les portes de la caverne d'Ali Baba. Le Canada nouveau gît là, à portée de discours, à quelques bulletins de vote de la rédemption conservatrice. [...] Un éditorial de Robert Laplante, directeur de L'Action nationale.
http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/06janvier16.htm
 
Un Québec bleu, bleu, bleu.
 
Si la tendance se maintient, le Québec qui sortira des élections fédérales sera bleu, bleu, bleu. Le  bleu  bloquiste  pourrait  couvrir  de 50 à 60 sièges sur 75. Le bleu conservateur aura  une palette  pouvant aller de 1 à 10 sièges. Et le rouge libéral ? [...] Un  article de Josée  Legault  paru dans le journal Mir , nouvel hebdomadaire culturel indépendantiste sur Internet. 
http://www.journalmir.com/membres/courrant/politique/nationale/7.sn 
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Rouge ou bleu, le régime fédéral reprolétarisera notre peuple.
 
À moins d'une semaine du  scrutin  fédéral  du 23 janvier 2006, tandis que les libéraux  coulent  à pic,  les  conservateurs, selon  les  sondages, effectueraient une percée au Québec, en partie aux dépends du Bloc.  Étonnant ? Pas trop. Le  chef  conservateur, Stephen  Harper, parle  de décentralisation  et de réduction du  déséquilibre  fiscal. En  surface, cela  contraste avec  l'intransigeance  des libéraux et cela suffit pour que nombre  de  poissons  mordent à l'hameçon.  Quel  hameçon ? Celui  que constitue une troisième voie possible entre notre dissolution dans le British North America ( frauduleusement  appelé Canada par le conquérant anglais ) et notre  accession à  l'indépendance nationale. [...]  Un point  de  vue  intéressant  signé  Luc  Potvin.  La  bêtise  humaine  étant  sans  limite,  nous  verrons  lundi quel  pourcentage  de  Québécois, ignorants de leur histoire, voteront pour les conservateurs...
http://www.vigile.net/06-1/TL-2.html#16
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DOMAINE INTERNATIONAL.
 
Chili : viva Bachelet, la première femme élue à la tête d'un État en Amérique latine.
 
Fille d'un général torturé à mort sous Pinochet en raison de sa loyauté à Allende, Michelle Bachelet  s'attaque à un défi  historique : préserver le miracle  économique chilien tout en luttant contre un  système qui permet à 10% des  citoyens de  se partager 40% de la richesse  nationale. Un article révélateur sur ce pays de quelque 14 millions d'habitants qui n'oublie pas les années noires de la dictature fasciste. 
http://www.nouvelobs.com/articles/p2150/a292802.html
 
Caracas.
 
En deux temps. Cette année, le Forum social mondial ( FSM ) se déroule en deux temps. L'un aussi  déterminant  que  l'autre. D'abord, du 19 au 23 janvier, à Bamako, capitale du Mali. Ensuite, du 24 au 29 janvier, à Caracas, capitale du Venezuela. Ce  forum  se  veut  l'envers de celui du Davos qui réunit, lui, « les nouveaux maîtres du monde ». [...] Un texte d'Ignacio Ramonet, directeur du Monde diplomatique. http://www.monde-diplomatique.fr/2006/01/RAMONET/13074              
                                                                                                          
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LA CITATION DE LA SEMAINE.  « Le lien du langage est peut-être le plus fort et le plus durable qui puisse unir les hommes. » Ne  croirait-on pas entendre ou lire l'un des inspirateurs ou des animateurs contemporains de la Francophonie ? C'est bien pourtant Alexis de Tocqueville qui s'exprimait  ainsi en 1831, après avoir passé  quelques mois parmi nous. Il estimait  aussi que « les Français du Canada  devaient conquérir complètement leur nationalité », c'est-à-dire en clair dans le langage d'aujourd'hui, assumer complètement la maîtrise de leur destin.
 
Tocqueville  avait  observé  ceci  chez nous : « Les Anglais et  les Français  se  fondent si peu que  les seconds  gardent  exclusivement  le nom  de  Canadiens,  les  autres  continuant  à  s'appeler  Anglais  ( tome I des Voyages  en Sicile et  aux États-Unis ). Il  y  disait  encore : « Le plus grand  et le plus irrémédiable malheur pour un peuple, c'est d'être conquis. » Ceci encore dans le tome I de La démocratie en Amérique ( son oeuvre la plus célèbre, un classique aujourd'hui encore ) :
 
         Je ne conviendrai  jamais que des hommes forment une société par cela seul qu'ils reconnaissent le même chef  et obéissent  aux          mêmes lois. Il n'y a de société que quand des hommes considèrent un grand nombre d'objets sous le même aspect ; lorsque sur                   un grand nombre de sujets, ils ont les mêmes opinions ; quand enfin les mêmes faits font naître en eux les mêmes impressions et    
        aussi les mêmes pensées.  
 
Comment ne pas reconnaître l'intérêt primordial de ces quelques mots, extraits de l'ouvrage Tocqueville au Bas-Canada,  ouvrage présenté et préfacé par Jacques Vallée, aux éditions du Jour en 1973. Mais  davantage, il faut lire et relire le livre  capital de Guy Frégault, au  tout  premier rang de nos grands historiens : La civilisation de la Nouvelle-France 1713-1744 qui constitue sans doute la meilleure description de notre nation dans ces quelque trente années décisives à moult égards. Je suis persuadé que la grande majorité des nôtres, y compris les  intellectuels et les universitaires,  y  compris ce qu'on  appelle « le  grand  public  cultivé », découvriraient  réellement, avec  étonnement  puis  admiration,  cette société active et diverse, ardente et créative, où déjà s'inscrivait la nation canadienne-française.
 
Frégault  cite en particulier et  longuement l'ouvrage capital du naturaliste suédois Pehr Kalm, qui est le récit de son long séjour en  Nouvelle- Angleterre et en Nouvelle-France,  le Québec  principalement. Dans ce journal de route, traduit pas Jacques Rousseau et Guy Béthune  dans les années 1970, Kalm s'intéresse non seulement à la nature dans tous ses aspects mais aussi, en véritable humaniste, à la société  elle-même, à l'instar de son maître Linné. Ainsi, par exemple, il décrit longuement les types et les formes des habitations et des fermes, les vêtements des diverses couches et des divers âges de la population ou encore diverses cérémonies religieuses dont la procession de la Fête de  l'Assomption, alors très grande  fête chez les peuples  catholiques, le mode de vie des diverses classes  sociales, le système  scolaire,  etc.  Dans  l'ensemble, Kalm souligne la relative prospérité de ce pays, la bonne humeur et le savoir-vivre dans tous les milieux y compris la paysannerie, l'élégance et les  distractions  de la  bourgeoisie et de la  petite  noblesse,etc. Les  comparaisons  qu'il  est  amené  à faire, au moins  implicitement, avec  la Nouvelle-Angleterre, sous ces divers aspects, sont nettement favorables à la Nouvelle-France.
 
Voilà,  parmi  bien  d'autres  certes, des  témoignages  du plus  vif  intérêt  sur la Nouvelle-France, le Québec et le Canada  français, propres à entretenir  la  fierté  des  origines  et  la  connaissance  d'une  période  centrale de notre  histoire.  On ne  saurait  assez  souhaiter la lecture, la relecture de pareils  témoignages et, tout  simplement  le renforcement de la place de  l'histoire  nationale  dans les programmes  d'étude, aux niveaux primaire et secondaire,  mais aussi au collège. Peut-on  supposer que la plupart des  professeurs d'histoire nationale aux divers nivaux ont  déjà  lu  et  relu  des  témoignages  comme ceux de  Kalm et  de Tocqueville, et  surtout les  oeuvres de Frégault, dont La civilisation  de la Nouvelle-France ? Je voudrais le croire...je n'en suis hélas pas réellement certain.                             
     
      Jean-Marc Léger, Actualité et éloquence de témoignages d'hier sur les Canadiens-Français, article paru dans L'Action nationale, numéro de novembre-décembre 2005, 
        pp. 39 à 41. Monsieur Léger est journaliste et conseiller en relations internationales.                            
 
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