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                                  LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC  
                                                                                                          Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron )                                            
                                                                                     Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
 
                                                                        Le vendredi 3 février 2006. Numéro 146
 
                                          Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous conseille les articles suivants :
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Parti québécois : le déclin. ( 3 )
 
Dans  cette  troisième et dernière  chronique, Pierre  Daviau s'attache à  diagnostiquer les trois grands maux qui  affligent le Parti  québécois : l'obsession des  stratégies, le  syndrome de  l'électoralisme et surtout la  très grande difficulté à se situer dans l'optique  indépendantiste. Ces trois maladies congénitales ( le Parti en souffre, en effet, depuis sa fondation ), aucun remède jusqu'à ce jour n'a réussi à les éradiquer. Avec la naissance très bientôt d'un nouveau parti de gauche indépendantiste, le PQ risque de perdre encore des plumes et sutout de voir le pouvoir lui échapper. Une bien triste histoire... 
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs6/238.doc
 
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La Belle Province.
 
[...] Nous les avons entendus cette semaine, ces nouveaux élus, nous parler de l'ouverture des conservateurs à l'égard du fait français  comme si cela pouvait  compenser  le  déni de notre  statut  de  nation. Comme  si nous  n'étions qu'une  particularité locale, un  enjolivement  dans la mosaïque canadian. Ils travailleront en anglais, délibéreront en anglais, serviront de pions dans le jeu des alliances au caucus et au conseil des ministres. Mais ils se sont fait donner l'assurance que le gouvernement Harper respectera les compétences d'un ordre  constitutionnel  conçu pour nous réduire à  l'insignifiance par des  concessions qui garderont  notre existence  inoffensive. Ils auront  réellement de  l'influence sur la politique des autres. Un éditorial de Robert Laplante, directeur de L'Action nationale.   
http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/06janvier30.htm
 
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DOMAINE INTERNATIONAL.
 
Une intégration à deux vitesses : les États-Unis, version « Latinos ».
 
L'homme du « choc des  civilisations », Samul  Huntington, s'inquiète  de  la  présence  chaque jour  grandissante des  Latino-américains  aux États-Unis. Le  pays  dont  il  rêve  n'en  est pas  pour autant  menacé.  Car, à  terme, joueront  des facteurs décisifs :  l'énorme capacité d'assi-milation du marché, qui constitue le coeur de l'idéologie américaine, l'évolution conservatrice des secteurs latinos accédant au statut de classe moyenne et le retard accumulé par la communauté  latine  dans la  conquête du pouvoir  politique. [...]  Une enquête de  Jean-François Boyer, journaliste au Monde diplomatique, paru dans le numéro de décembre 2005. Très intéressant.
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/12/BOYER/13000
  
Ce que veut vraiment le Hamas.
 
Les islamistes, qui ont enlevé 74 des 132 sièges du Conseil législatif palestinien se révéleront-ils aussi pragmatiques au Parlement que dans les municipalités conquises  l'année dernière ?  Dans le doute, le gouvernement  israélien a décidé qu'il n'y aurait, pour l'instant, aucun  dialogue avec les  vainqueurs de l'élection. Une analyse de René Blackmann, envoyé spécial du  Nouvel Observateur, parue dans  l'édition de ce  jeudi  2 février 2006.
 http://www.nouvelobs.com/articles/p2152/a293918.html  
   
Dossier spécial : la vérité sur l'islam en France.
 
Au moment où  l'islamisme progresse partout dans le monde, comme on vient de le voir encore en Égypte et en  Palestine,  faut-il redouter  la montée  de  l'intégrisme  en  France ?  L'islam  est-il  une  menace  pour  la  laïcité, un nouvel  opium pour les jeunes des banlieues en mal  de repères ? Ou  se  révélera-t-il,  comme  jadis  le  catholicisme,  beaucoup  plus soluble  qu'on ne l'imagine  dans  la République ? Un dossier de France Etchegoin et de Serge Raffy paru dans Le Nouvel Observateur du 2 février 2006Passionnant. http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2152/index.html
                                                                                                          
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LA CITATION DE LA SEMAINE. 
 
Ce qui maintenant domine la guerre en Palestine aussi bien qu'en Irak et en Afghanistan, ce sont les représailles : terrorisme et guérilla d'un côté, et, de l'autre dévastations perpétrées par les armées.
 
En Irak et en Afghanistan, les nouveaux gouvernements, créations de l'envahisseur, sont installés par lui pour consacrer la défaite du pays et normaliser la conquête impérialiste. Dans le cas palestinien, le gouvernement est la forme que prend l'échec de la résistance après plusieurs années  d'intifada.  Ce  gouvernement  n'est  que la suite des  choses et,  à la merci  d'Israël, il est en place, au fond, pour signer  la défaite et donner la victoire à l'ennemi. Il n'y a d'ailleurs pas d'alternative.
 
En  Palestine, l'armée  israélienne, par  représailles et aussi par  volonté d'expansion  ultérieure des colonies, pilonne par exemple Gaza sitôt après l'avoir évacué et pour s'en prendre aux « insurgés » en écrasant le voisinage. En Irak et en  Afghanistan, les armées  pratiquent  contre les « insurgés » des offensives de guerre. Les  SS allemands, eux, prenaient des otages, les  exécutaient, et ils  lançaient des opérations  contre  les maquis. Ce n'était guère différent des raids américains  et israéliens d'avions et de chars sur des populations unbaines, effectués  dans  le but de tuer au hasard, dans le nombre, des résistants, aussi bien que de terrifier le peuple et donc d'affaiblir la rébellion.
 
Cependant le machin ne fonctionne pas aussi bien que prévu. Il n'y a pas de paix jusqu'à maintenent dans ces contrées et c'est un euphémis-me que de le dire. Troubles  incessants,  embuscades,  répression,  opérations  militaires sur des  régions ; le désordre  assassin est partout et l'instabilité économique et politique règnent. La conquête s'annoncerait-elle comme un fiasco ? Il n'est pas facile de traverser des peuples.    
 
Peut-être l'impérialisme américain, mené d'abord tambour battant par M. Bush, conduit-il à des situations inextricables ? La guerre, dans la perspective  développée en  Afghanistan et en Irak  mène-t-elle à l'impasse ? En d'autres termes, est-ce une  erreur, une  erreur  politique de première grandeur, donnant lieu à des problèmes à peu près insolubles ? En tout cas, la suite des  conquêtes des « pays voyous » est  pour le moins retardé, malgré les rodomontades de Bush en 2003, qui annonçait dix ans de guerre.
 
Naturellement, la puissance américaine peut soutenir longtemps une situation impossible et, d'autre part, elle ne saurait reculer sur l'acquis. Le gouvernement peut résister également à l'opinion domestique et au besoin la conditionner. La force, qu'il rêvait d'employer à des progrès impérialistes  bien  plus  étendus,  lui  sert  pour  l'heure à  se maintenir en  terrain conquis. C'est   d'ailleurs sans doute  sous les diktats  des multinationales, en  particulier  les  pétrolières.  L'armée  américaine,  qui  pour  l'instant  semble  ne plus  pouvoir  se porter  ailleurs, ne  doit cependant pas faillir là où elle se trouve déjà. Bush  ne cesse  de le  répéter  devant une opinion publique moins fiable qu'avant. On est devant une guerre de position visant à tenir le pas gagné.
 
Cette suite n'est pas  glorieuse. Au milieu du désordre et des défis locaux, une  puissante  armée  presque  inemployée,  une  super-puissance humiliée : la réalité dans sa rigueur réapparaît après les vantardises d'il y a trois ans. Ce n'est plus la même chose. L'impérialisme  américain semble avoir trouvé certaines limites. L'irréalisme ne pardonne pas.
 
Qu'en sera-t-il maintenant ? Il s'agit de savoir si  les Américains tireront ou non la leçon des  événements et dans quelle mesure  leur politique s'ajustera à la réalité, une réalité enfin rencontrée sur le terrain. Ils ne  pensaient pas  beaucoup au terrain. Ils se  fiaient à la force  outrancière-ment. La  force  elle-même  est  relativement  peu  de  chose  à  comparer  aux  forces  géopolitiques  et  nationales  qui,  en  dernière  analyse, s'opposent à la force, ne serait-ce en partie que par leur masse. Voilà une coordonnée négligée dans les calculs de la puissance.
 
La situation présente mesure avec pas mal d'exactitude l'écart entre les entreprises de la force et les possibilités objectives de celle-ci. Cela est assez  inattendu.  Une loi  de  la  politique,  méconnue,  ressort  ici  avec  relief  de  la  curieuse  déconvenue  des  Américains  en Irak. On peut l'exprimer  dans  une  formule  à  laquelle  les  Grands  devraient  faire  attention, ce qui  est  peu  le cas. Cette  formule  parle  de  la résistance indépendante  et  foncière  des  faits,  qui est bien loin des  illusions de la  puissance  fascinée par sa  propre  image. On peut l'énoncer par une expression toute faite appartenant au bon sens populaire : le plancher des vaches. Il s'agit d'en tenir compte.
 
Cela n'a l'air de rien, mais ne pas le faire explique bien des erreurs  des grands  États à travers l'histoire, causées  par le fait que  la  puissance obnubile facilement le sens des réalités.
 
                 Pierre Vadeboncoeur, Le plancher des vaches, texte paru dans le numéro de novembre-décembre 2005 de L'Action nationale aux pages 14 à 17.              
 
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