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                                  LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC  
                                                                                                          Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron )                                            
                                                                                     Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais )
 
                                                                        Le vendredi 10 février 2006. Numéro 147
 
                                   Bonjour ! Cette semaine, la rédaction deVigile-Hebdo vous conseille les articles suivants :
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La percée des conservateurs au Québec et au Canada : le cas de Michel Seymour.
 
Bruno  Deshaies donne aujourd'hui  la parole à messieurs Pierre Daviau, Léandre Fradet et Charles Moreau qui  militent pour l'indépendance depuis très longtemps. Ils réagissent  à  la  plus récente « épître » du  philosaphe  Michel  Seymour  parue  dans  Le Devoir  du 30 janvier  2006 et soutiennent que monsieur Seymour n'est pas indépendantiste ce qui, soit dit en passant, est bien dommage chez un homme de sa valeur. À lire absolument. 
http://www.vigile.net/ds-deshaies/docs6/239.doc
 
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Une belle opération.
 
[...]  Ottawa a lancé contre le Québec et le ouvement souverainiste une offensive massive dictée par la raison  d'État. Il  fallait  combattre  non seulement  l'indépendantisme, mais le droit à  l'autodétermination lui-même. On ne nie pas un  peuple pour laisser  répéter qu'il a le  droit de disposer de lui-même ! C'est donc une machine de guerre  psychologique et de  propagande qui a été lancée, une machine  huilée à coups de centaines de millions et dotée de toutes les ressources humaines expertes dans le sabotage, la manipulation de l'opinion et le  contournement des  lois. Les  voyous  qui se sont  fait  prendre ne  représentent qu'une  toute  petite bande  dans  l'armée  de l'ombre qui a été  lancée  sur le Québec. [...]  Voilà ce que ne dit pas le rapport Gommery et que Robert Laplante, directeur de L'Action nationale, dénonce dans son éditorial de la semaine. 
 http://www.action-nationale.qc.ca/bulletin/06fevrier06.htm
 
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DOMAINE INTERNATIONAL.
 
Redistribution des cartes en Asie.
 
En tournée asiatique à la  mi-novembre dernier, le président des États-Unis George W. Bush a martelé la  question de la  démocratie en Chine et en Birmanie. Toutefois, il paraît mal placé pour donner des leçons après la confirmation des tortures américaines. En fait, ces rodomontades visent à contenir les ambitions chinoises dans la région. Pour la première fois, un sommet de l'Asie de l'Est va se tenir sans la  présence améri-caine. Un article signé Jean-Claude Pomonti, paru en décembre 2005 dans Le Monde diplomatique.    
http://www.monde-diplomatique.fr/2005/12/POMONTI/12994
 
Crise de l'énergie: pétrole, l'arme fatale.
 
Envolée des prix, chantage, embargo, rupture des livraisons : le troisième choc pétrolier  déclenché par des stratégies  énergétiques  utilisant pétrole, gaz et atome comme des armes a commencé. Voici revenus les quatre cavaliers de l'Apocalypse. [...] Un article à lire chez ceux  qui se  plaignent  du  coût exorbitant  de  l'essence. Ils  comprendront enfin pourquoi !  L'article  est  de Jean-Gabriel Fradet  et  il a paru dans Le Nouvel Observateur du jeudi 9 février 2006. 
http://www.nouvelobs.com/articles/p2153/a294480.html
 
NON à l'intolérance : les dessins de la colère.
 
Comment, en quatre mois, un contentieux entre le royaume du Danemark et sa communauté musulmane est devenu un affrontement majeur entre le monde  islamique et  l'Europe. Un  dossier  signé  Farid  Aïchoune, René  Blackmann, Jean-Gabriel Fredet, Henri  Guirchoun,  Pierre Jourde, Michel Labro et Hubert Prolongeau paru dans le Nouvel Observateur du 6 février 2006.
http://www.nouvelobs.com/dossiers/p2153/index.html  
                                                                    
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LA CITATION DE LA SEMAINE. 
 
Pour tout peuple en devenir, la question de l'identité nationale est fondamentale. La plupart  du temps cette identité est séculaire, incontestée, voire même vénérée, et c'est elle qui sert d'assise à l'avènement de  l'État-nation... Ce n'est pas notre cas. Nous sommes nés  Canadiens, dès le  moment  où  nos  ancêtres  ont voulu  se définir  par  rapport à la France. Puis,  après la  Conquête et  jusqu'à tout  récemment, nous  nous nommions  Canadiens-français, et notre  peuple  s'étendait  « a mari usque  ad mare ». Ce n'est que depuis  la Révolution  tranquille que nous sommes devenus, progressivement, des Québécois et que notre identité s'est définie en fonction du territoire québécois plutôt qu'en  fonction de nos origines françaises. C'est, en réalité, très peu de temps pour une transformation aussi radicale, et on peut même se surprendre  qu'elle ait été aussi rapide. Il  faut avouer  d'ailleurs  qu'elle ne  s'étend pas  encore à  plusieurs de nos  concitoyens, surtout  ceux qui ne sont pas  de langue française. Cette identité reste donc à parfaire et, paradoxalement, c'est la souveraineté qui viendra conforter cette identiré tout  autant que l'inverse.   
 
Le plus souvent, la domination étrangère est le principal déclencheur des mouvements de  libération  nationale. Chez  nous, cette  domination était évidente dans les secteurs économique et culturel, et ce fut là, certainement, l'un des facteurs à l'origine de la Révolution tranquille. Mais dans le domaine politique, cette domination, quoique aussi réelle, a toujours été moins évidente en raison du régime fédératif  du Canada. Par exemple, le plupart des agressions et des  vexations  dont le Québec a été  victime au cours des  dernières  années ont été le fait de  Québécois siégeant à Ottawa : comment  alors  crier à la  domination  étrangère ? C'était « nous contre nous », ce qui traumatise moins que « nous contre les autres ».  Par conséquent, ce qu'il importe  de dénoncer, ce ne sont pas tant  les injustices que  nous a fait subir le système  fédéral que les limites importantes qu'il continue à nous imposer.
 
À l'heure actuelle, le Québec n'est pas libre de ses choix : il ne peut pas s'organiser comme il l'entend et de larges secteurs de responsabilités lui  échappent.  Il  est  absent  de  la  scène  internationale,  où  il  ne  peut  presque  jamais  parler  en  son  nom.  Il ne peut  changer la  forme monarchique  et  parlrmentaire de son  gouvernement. Il ne peut  procéder à une  véritable décentralisation des pouvoirs envers les régions. Il n'a pas  autorité sur  la  nomination des  juges des cours  supérieures, ni sur le droit  pénal,  les  banques et  la monnaie, les  transports  aérien, maritime et ferroviaire,  les pêches,  la défense et la sécurité nationale. Ni sur les  autochtones,  le mariage et le divorce,  l'assurance-chômage, les  télécommunications, les  brevets et  le  droit  d'auteur. Son  autorité  en  matière  d'agriculture et  d'immigration  est  subordonnée à  celle d'Ottawa, tout  comme c'est le cas en matière  d'environnement  et de commerce. Et  surtout ses  propres  compétences  ne sont pas  à l'abri d'une intervention fédérale par l'utilisation de son pouvoir de légiférer soit pour des raisons d'urgence et d'intérêt national, soit de son pouvoir illimité de dépenser même dans les domaines qui relèvent exclusivement des provinces, pouvoir qu'il ne se gêne pas d'employer  de  plus  en plue fréquemment en profitant pleinement du déséquilibre fiscal qui l'avantage. 
 
Tout  cela  pour dire  qu'il  faut  d'abord  l'indépendance  dans les  esprits  avant de  pouvoir  la  faire  dans  les  faits. Et  pour la  faire dans les esprits,  il faut  d'abord  la faire dans le discours. D'où l'importance primordiale de l'action politique pour promouvoir l'identité québécoise, la fierté de notre histoire et de nos succès, la confiance en l'énorme potentiel de notre peuple et, sur le plan politique, la  nécessité  incontourna-ble de l'indépendance pour permettre au Québec d'atteindre son plein développement.
 
Le Québec est encore loin d'être « maître chez lui ». C'est en prenant conscience des limites importantes qu'impose au Québec son statut de province canadienne que les Québécois comprendront que leur Révolution tranquille est encore largement inachevée.
 
             Louis Bernard, postface de l'ouvrage Il faut achever la Révolution tranquille, Louise Courteau éditrice, Montréal, 2006. Cette postface a paru dans le numéro de janvier                    2006 de L'Action nationale, aux pages 116, 117 et 118.                   
       
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