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BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
![]()
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le
vendredi 17 mars 2006. Numéro 152
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction
deVigile-Hebdo vous conseille les articles suivants
:
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Qu'est-ce que l'indépendance ?
Dans ce texte, Gaston Laurion,
notre collaborateur de cette semaine, constate que le
Québec demeurera toujours minoritaire au
sein du Parlement fédéral et que, de ce fait, il ne pourra
jamais, tant qu'il sera annexé au Canada,
jouir de l'autonomie interne et de l'autonomie
externe. [...] Avis aux Québécois qui
préfèrent rester d'obscurs seconds souvent fort
médiocres à Ottawa, plutôt que d'être bons premiers à
Québec. Pour sa part, Jules César, fin
politique, comme chacun le sait, avoua un
jour qu'il préférait être le premier
dans son village plutôt que le deuxième à Rome !
Profonde vérité...Un article qui donne à réfléchir.
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Stephen
Harper au mont Orford.
Décidément notre premier
sous-ministre avait de quoi bomber le torse, la maison-mère
venait de lui livrer les clés de l'avenir. C'était bien assez
pour se mettre à vendre des morceaux de parc au nom du développement durable.
Après tout, on est canadian ou on ne l'est pas : on dit une chose
pour mieux consentir à son contraire. On parle pour tuer le langage et brouiller
tous les repères. Il ne se passe rien, mais ce rien est significatif.
Les miettes deviennent un pactole. La réclamation
d'un règlement du déséquilibre fiscal devient de
plus en plus évanescente, l'important étant « que le Québec en
reçoive plus que maintenant ». Harper prend son temps, mais
c'est la preuve que tout s'accélère ! Un
éditorial de Robert Laplante,
directeur de L'Action nationale.
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Sortons de l'Afghanistan...et
du Canada !
Si le Canada anglais et ses partis
politiques en venaient à appuyer cette
intervention militaire, le Québec devra s'appuyer
sur sa longue tradition pacifiste et remettre à l'ordre
du jour la motion que le député J.-N. Francoeur
déposa, lors de la crise de la conscription de 1917, à
l'Assemblée législative du
Québec ( ndlr. nommée aujourd'hui plus justement
l'Assemblée nationale) et qui stipulait que « le Québec serait disposé à
accepter la rupture du pacte fédératif de 1867 ». Un texte de Pierre
Dubuc, directeur de L'Aut'journal. http://www.lautjournal.info/default.asp?manchette=192
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DOMAINE
INTERNATIONAL.
Climat : une prise de
conscience limitée.
Lors de la récente conférence de Montréal
sur les changements climatiques, la délégation américaine s'est
retrouvée isolée face à une « com-munauté internationale » quasiment
unanime à vouloir poursuivre la piste du protocole de Kyoto avec des
contraintes de réduction des gaz à effet de serre. Sous le regard de
centaines de représentants d'organisation non
gouvernementales et de quelque 30 000 manifestants, cette
conférence aura sauvé les accords de Kyoto. [...] Il n'en demeure pas moins
qu'elle constitue un échec, étant donné les attentes et
les avis de plus en plus alarmants des scientifiques. [...] La
bêtise humaine est décidément sans limites...Un article
d'Agnès Sinaï paru dans Le Monde diplomatique de janvier
2006.
Iran : les clés de la crise
nucléaire.
La perspective d'une bombe atomique iranienne
est-elle inéluctable ? Dans combien de temps ? Quelles en seraient les
conséquences pour le Moyen-Orient ? Et que peut encore faire la communauté
internationale ? Sara Daniel et Vincent Jauvert du Nouvel
Observateur répondent à ces questions.
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LA CITATION DE LA
SEMAINE.
Le 20 mars prochain marquera, comme chaque
année depuis 1980, « la journée de la francophonie ». Cette journée
est généralement marquée dans les pays francophones, avec un élan et
un bonheur variés, par les classiques manifestations
du type allocutions, colloques, concours
multiples dans forces disciplines. Cette année,
toutefois, devrait marquer davantage l'opinion publique
( généralement indifférente à ces journées ) parce
que Paris a décidé d'organiser un grand
événement à l'échelle internationale, étalé sur plusieurs semaines,
de caractère interdisciplinaire, où le Québec ( et le Canada ! ) devraient
occuper une place importante.
Il y a lieu de souligner à ce propos deux
caractéristiques de cette entreprise originale qu'est la Francophonie.
D'abord, contrairement à ce qui en est allé du Commonwealth, elle n'est
pas née « d'en haut » elle n'est pas issue d'une décision des chefs
d'État ou de gouvernement, mais elle est née « d'en bas »,
issue de la base. Au départ, des associations de personnes (
médecins, journalistes, éditeurs, etc. ) puis d'institutions ( au premier
chef, les universités ) ont démontré la validité et l'utilité
de formes diverses de coopération fondées
sur l'usage d'une langue commune. Pendant près
de vingt ans, ce fut donc une
généreuse et laborieuse entreprise de nature
privée ( même si parfois certains gouvernements ont apporté
un modeste concours ), une vaste OING, comme on dit
aujourd'hui : organisation internationale non-gouvene-mentale. Il a
fallu attendre la deuxième conférence de
Niamey, mars 1971, pour que naisse la
première organisation gouvernementale : l'Agence de
coopération culturelle et technique. Il
importe de souligner, d'autre part, que dans la
phase privée, non-gouvernementale de l'entreprise, des
Québécois, individus et institutions, ont joué un rôle de premier plan,
furent souvent des pionniers. Enfin, lorsque l'on est
passé à l'étape gouvernementale, le Québec, bien que
gêné par son statut juridique de simple État fédéré,
a pu bénéficier de l'heureuse initiative de
Paris qui a fait admettre la notion, nouvelle en
droit international, de « gouvernement participant
» : il fut le premier à s'en prévaloir.
Excipant de ce statut inédit, le Québec a su jouer un rôle
éminemment actif. D'ailleurs, depuis peu, le « no 2 » de
l'Organisation internationale de la Francophonie est un
Québécois, M. Clément Duhaime qui fut pendant plusieurs
années délégué général du Québec en
France.
Comment ne pas souligner à ce propos le statut
de membre à part entière qui est aujourd'hui celui de la Communauté
française de Belgique ( Wallonie et francophones de Bruxelles ), se
comportant de fait dans l'enceinte francophone comme un État
souverain. Il fut un temps où les francophones de Belgique enviaient
les Québécois d'avoir en quelque sorte un strapontin au sein des instances
de la francophonie...Ils nous ont en une quinzaine d'années plus que
doublés, à la faveur, il est vrai, d'une profonde réforme constitutionnelle
: la Belgique jadis unitaire est devenue une fédération,
un État fédéral profondément décentralisé, dont
les composantes sont de véritables États,
disposant de larges pouvoirs y compris sur le plan international.
Aujourd'hui, non seulement la Communauté française de
Belgique [...] est-elle membre à part entière de l'Organisation
francophone, mais en est seule membre, l'État
belge n'y étant plus qu'observateur. C'est à
nous d'envier les francophones belges ou, plutôt, la
Communauté française de Belgique. Rappelons qu'il y a en
Belgique un double fédéralisme : sur le plan géographique avec trois
régions, Bruxelles, Flandres, Wallonie, qui ont d'importantes
attributions avec le prolongement international; sur le plan
culturel, avec trois communautés, la flamande, la française et
la germanique, chacune jouissant d'une très large autonomie
et, dans ce cas aussi, avec un important prolongement
international : par exemple, droit d'avoir
des représentations souveraines à l'étranger et surtout droit de
conclure et de signer des accords de toutes sortes avec les pays étrangers, en
se bornant à informer le gouvernement de Bruxelles.
C'est dire que le
Québec est désormais à des années-lumières
du statut de la Communauté française de
Belgique. Au regard de cette situation, nous en sommes
encore à la modeste entente Mulroney-Bourassa
du début des années 1980 qui, à
l'époque pouvaient être considérée comme un grand
pas en avant ( droit de participer aux réunions
plénières, de prendre la parole le cas échéant
avec l'accord préalable du représentant d'Ottawa, etc. ), statut qui
fut ultérieurement accordé également au Nouveau-Brunswick
et le sera un jour sans doute à d'autres « provinces »,
l'Ontario au premier chef.
Notons en terminant qu'il serait moins
illusoire, tout bien pesé, de lutter
avec optimisme pour l'indépendance que de nous engager
dans un autre combat stérile pour améliorer le statut du Québec au sein des
instances francophones.
Jean-Marc Léger, Le message de la Francophonie,
article publié dans L'Action nationale, numéro de février
2006, pp. 10 à 12. Monsieur Léger est journaliste
et
conseiller en relations
internationales.
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