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VIGILE -
HEBDO
BULLETIN HEBDOMADAIRE DE WWW.VIGILE.NET
LE COMBAT POUR L'INDÉPENDANCE DU QUÉBEC
![]()
Tant que l'indépendance n'est pas faite, elle reste à faire. ( Miron
)
Sans la liberté de blâmer, il n'est point d'éloge flatteur. ( Beaumarchais
)
Le
vendredi 31 mars 2006. Numéro 154
Bonjour ! Cette semaine, la rédaction de VIGILE-HEBDO vous
conseille les articles suivants :
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Les «groupes réels » sont
nécessaires à l'indépendance du Québec. Comment sortir de l'impasse
fédéraliste.
Dans cette chronique remarquable,
notre collaborateur Bruno Deshaies réagit aux propos
de Jean-François Simard publiés dans Le Devoir du 22 mars.
Le PQ nouveau est arrivé ! de s'écrier notre
auteur. Il s'agit, en réalité, d' « une autre vieille
cuvée, pour ne pas employer le mot piquette, du souverainisme
à la sauce péquiste. Un article très intéressant, à lire absolument.
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Un bateau dans une
bouteille.
[...] Pendant que les uns nous prêchent le
réalisme et la modération en nous assénant des tours de magie blanche, les
autres nous disent que les fils pendent, mais que cela n'est pas
grave étant donné que c'est le seul spectacle que nous pouvons nous
offrir. Le Québec s'en va à vau-l'eau, ballottant comme un bouchon
sur les vagues canadian. Et toute la province s'imagine voguant
vers le grand large alors qu'elle s'agite devant un
gouvernement qui vient de construire un bateau dans une bouteille. Un éditorial
de Robert Laplante, directeur de L'Action nationa-le.
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Pas de propagande
indépendantiste dans les écoles...mais la propagande fédéraliste est bienvenue à
partir de la maternelle !
[...] Rappelons qu'un article du 16 mai
2005 paru dans La Presse sous la plume d'Hugo Meunier et intitulé «
Les commandites à la maternel- le » ( le seul qui fut
publié à ce sujet et ce, dans tous les
médias du Québec ) révélait que le gouvernement
fédéral envoie une quantité impressionnante de
materiel de propagande dans les écoles du Québec ( et
ce, dès la maternelle !!! ) sans que personne
ne s'offusque, pas même Réjean Parent, président de la Centrale des
syndicats du Québec, lui qui a dénoncé le CSQ à hauts cris, jouant
ainsi ridiculement les vierges offensées. Un texte de
Pierre-Luc Bégin et de Patrick Bourgeois. Où l'on voit que
certains colonisés voudraient bien faire
passer le Conseil de la souveraineté pour le Bonhomme sept heures
!
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Qui est Stephen Harper
?
[...] Désormais, Stephen Harper est sur
toutes les tribunes pour promouvoir son programme de droite.
En parallèle, il poursuit sa réflexion politique. Une seule
chose empêche, selon lui, le Canada de connaître une
véritable confrontation entre la droite et la gauche, où
la droite écraserait la gauche comme ce fut le cas en
Grande-Bretagne, aux États-Unis et en Nouvelle-Zélande. Et cet
obstacle, c'est la question du Québec. [...] Dans les articles qui
suivent, Pierre Dubuc, directeur de L'Aut'Journal, nous parle
du personnage assez inquiétant qu'on a élu à la tête de
l'État canadian. À lire absolument. ( Trois autres
articles suivront, que nous publierons la semaine prochaine.
)
http://www.vigile.net/spip/vigile670.html
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DOMAINE
INTERNATIONAL.
Catalogne : une économie
fragilisée.
Avec sept millions d'habitants, soit
15,9% de l'ensemble espagnol, la Catalogne
contribue au produit intérieur brut ( PIB ) de l' Espagne à
hauteur de 18,6%, son revenu annuel par
tête s'élevant à 9064 euros ( Ndlr. 12 750
dollars can. ). Elle abrite la plus
forte concentration industrielle du pays, résultat
d'un processus qui avait commencé au début du XIXe siècle, bien
avant qu'il n'affecte le reste des territoires. Cela fit
de Barcelone la capitale économique de l'Espagne jusqu'à la première moitié du
siècle dernier. Il s'agit là d'un modèle impossible à comparer
avec celui d'autres pays, dans la
mesure où la puissance économique catalane
s'accompagnera de la création d'un système politique distinct
de celui de Madrid. De la fin du XIXe siècle au premier tiers du XXe, la
bourgeoisie catalane trouva son expression politique dans le
catalanisme, projet reposant sur l'existence
d'une culture et d'une langue propres. [...] Un
texte de Ramón Aymerich, chef du service
économique de La Vanguardia ( Barcelone ) . Il a paru dans Le Monde
diplomatique de janvier 2006.
Israël : faute de
négociation, la séparation ?
Construction d'une barrière de
670 kilomètres, évacuation des colonies isolées et annexion pas Israël des
colonies les plus peuplées : c'est sur cette stratégie que
l'élection israélienne s'est jouée mardi dernier. René
Blackmann a rencontré les colons condamnés à partir et ceux qui continueront à
vivre dans les territoires palestiniens. [...] Ce reportage a paru dans
Le Nouvel Observateur du jeudi 30 mars.
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LA CITATION DE LA
SEMAINE.
[...] La montée
du fascisme et du nazisme en Europe va se répercuter au Canada
anglais, où les orangistes ont déjà fait le saut vers l'antisé-mitisme ;
le fascisme y prendra des allures britanniques et impérialistes.
Au milieu des années 1930, Mussolini est
largement admiré par l'intelligentsia et par
les élites économiques du Canada anglais. Un ancien président
de l'Association ontarienne des magistrats, S. A.Jones,
fasciste et ardent impérialiste, publie un livre intitulé Is Facism the
Answer ? et, en 1934, il fait l'éloge du fascisme dans une allocution
à l'Em-
pire Club
de Toronto. Au même moment, le Montreal
Star se demande en éditorial : « Could we
import Mussolini ? » À Winnipeg, le 26
septembre 1933, une douzaine d'anciens combattants de la
Première Guerre mondiale mettent sur pied un
mouvement de « chemises brunes », le Canadian Nationalist
Party, dont le chef est William Whittaker, un Britannique dans la
cinquantaine. La salle est décorée d'Union Jack et Whittaker assure
la couronne britannique de la loyauté de son nouveau parti. Les
participants au congrès de fondation se sont donné
pour objectif de combattre le communisme, car pour eux, Juif
égale communiste, et de créer au Canada un
gouvernement central fort : le CNP veut abolir les assemblées législatives
provinciales. Une descente de police dans les bureaux du Parti
permet de découvrir une liste où les membres sont classés
selon leur habileté militaire... Le leadership du Parti
restera anglo-saxon, mais la majorité des membres
sera constituée d"immigrants européens, surtout des Allemands mennonites.
Une feuille violemment antisémite publiée par le Parti est imprimé
sur les presses d'un journal de l'Eglise mennonite, dans lequel Herman Neufrel,
son directeur, fait l'éloge de Hitler et diffuse des extraits de
discours de Goebbels.
Toujours à Winnipeg, un
lieutenant dissident de Whittaker, Howard Simpkin, fonde en 1934 un
autre mouvement fasciste, la Canadian Union of Facists, qui se
réclame cette fois du leader fasciste britannique, Sir Oswald Mosley, et de sa
British Union of Facists. En moins d'un an, la CUF créera
des succursales de Toronto à Vancouver ;
comme les partisans de Mosley en Grande-Bretagne, les
membres de la Canadian Union of Facists adoptent la chemise
noire.
Faisant la chronique des
années de la Dépression dans les Prairies, le journaliste et historien James
Gray affirme que les nazis infiltrent les universitée,
les écoles et les églises. « Jusqu'à ce que la guerre éclate, écrit-il dans
The Winter years, l'antinazisme était une cause perdue
à Winnipeg. » En fait, le Canada anglais avait alors emboîté
le pas à la mère patrie, où une partie importante
de la classe dirigeante était gagnée aux idéaux
fascistes et nazis. On estime à deux cents le nombre
de députés conservateurs britanniques qui, avant
la guerre, ont exprimé ouvertement leur admiration pour Mussolini,
et, parmi eux, Winston Churchill. [...]
Un député
conservateur, Sir Thomas Moore, estimait qu'« il
ne pouvait y avoir de différences fondamentales de
perspective entre les chemises noires et
leurs frères, les Conservateurs. » Quatre députés
conservateurs faisaient d'ailleurs partie du
January Club du leader fasciste, Sir Oswald Mosley,
aristocrate proche de la famille royale
et ancien député travailliste. On
affirme même qu'en 1936, après son abdication,
Édouard VIII se rendit à Black House, le siège de la British Union of Fascists,
pour recevoir le salut bras levé des militants qui s'y étaient
assemblés.
Devenu duc de Windsor, il
entretiendra une correspondance secrète avec
Hitler, qui aurait envisagé de le faire régent du Royaume si jamais
il s'emparait de l'Angleterre. Les Saxe-Cobourg-Gotha, mieux connus sous leur
nom d'emprunt de Windsor, sont d'origine allemande. En 1945, la
correspondance entre le duc de Windsor et Hitler a été saisie à
Berlin par les services secrets britanniques et remise à la
famille royale. L'agent secret chargé de la mission, Anthony Blunt,
était un agent double au service de Moscou. Même
après avoir été mise au courant de sa
félonie, la reine Élisabeth le maintint à son
poste de conservateur de sa collection de portraits, où elle
l'avait nommé pour acheter son silence et protéger la
réputation de la famille royale.
Des documents d'époque,
récemment rendus publics, montrent à quel point les
cercles dirigeants britanniques étaient antisémites. En mai
1939, le député Archibald Ramsay avait
créé une société secrète, le Right Club, qui regrouppait trois cent
trente-cinq membres ( deux- cents hommes et cent trente-cinq femmes )
de la haute société anglaise. Selon le journal
londonien The Independant : « Le but de
l'organis-me consistait à soutenir la
politique faciste, à s'opposer aux activités
de la Juiverie organisée et d'exercer
des pressions auprès du gouvernement britannique afin de
préserver la paix avec l'Allemagne. Les assemblées du groupe étaient présidées
par un personnage presti-gieux, le duc de
Wellington. »
Afin de protéger la réputation de la classe dirigeante du pays, la liste
des membres du Right Club avait été saisie par les services secrets
britanniques peu après l'entrée en guerre de la Grande-Bretagne contre
l'Allemagne, et elle était restée sous clé depuis à la Weiner Library de
Londres. Les journalistes y ont découvert des noms de sommités, comme le
cinquième duc de Westminster, le second baron Redesdale, Lord
Sempill, la princesse Blucher, Sir Alexander Walker, l'écrivain A.K. Chesterton
et de nombreux autres racistes et sympatisants nazis,
dont E.H. Cole, chef des White Knights, une version anglaise du Ku Klux Klan.
Normand Lester, Le livre noir du Canada
anglais, Montréal, Les Intouchables, 2001, pp.
250-253.
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