Femme voilée


 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

Elle a comme du désert
Dans les yeux
Cette sorte de lumière
Fascinante
Et qu’on ne voit jamais
Et qu’elle ne montre pas

Elle a de ces silences
Sur son corps
Cette sorte d’éclat d’or
Qui scintille
Qui brille comme une arme
Sur sa peau
Et qu’elle ne montre pas
Et qu’elle voile toujours

Elle a comme des rêves
De gamines
un peu partout en elle
bien enfouis
Comme des trésors fragiles
Des décors
Et dont elle ne dit rien
Dont elle ne parle pas

Elle a comme du désert
Dans les yeux
Et quelque part la pierre
Habite sa conscience
Elle cache son visage
Dissimule sa beauté
Car on ne voit jamais
La lumière s’incarner.
 

Liz de métal
Le 26 novembre 1998
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