Arbre généalogique


1008 
 
N: 

504
Blaise Lavergne
N:

M: 
1705
Bagnare, Gascogne
16 jan 1730
Aux, Gascogne

1009 
 
 
N: 

252 
Ambroise Lavergne (négociant)
N:

M: 
1731
Aux, Gascogne
12 oct 1761
Louiseville

1010 
 
 
N: 

505 
Jacquette Asqueray
N:
 
1719
Ausse, France
126
descendants de cette personne
20
Joseph Lavergne
N:

M: 
10 juillet 1762
Louiseville
22 avril 1793
Yamachiche

1011 
 
 
N: 
descendants de cette personne
62
 
Marie-Louise Deveau
N:
 
1766
Louiseville

1012 
 
Jean Joyal
N:  1650
St-Pierre, Cahors, France

Ancêtres de cette personne
254

506
Antoine Joyal
N:

M: 
1680
St-Pierre, Cahors, France

7 oct 1726
Louiseville

1013 
 
Jeanne Manière
N:  1655
St-Pierre, Cahors, France

253 
Madeleine Joyal
N:
 
4 oct 1742
Louiseville

1014 
 
Pierre Alexis Guinard: fils de 564 fiche 70
N:

M: 
9 mars 1673
Ste-Famille, I.O.
1er fév 1702

Louiseville

507 
Thérèse Guinard
N:  1706
Louiseville
Ancêtres de cette personne
70

1015
 
Marie Bahiac dit Lamongne: fille de 1822 fiche 1822
N:  28 fév 1683
Sorel
Ancêtres de cette personne
1822

Ambroise Lavergne, fils de chirurgien

Ambroise Lavergne est né le 27 avril 1736 dans le village d'Aux, près de Auch; il est donc garçon et en quelque sorte héritier de d'Artagnan, célébré par Alexandre Dumas dans les Trois Mousquetaires. Il est né dans une famille au sein de laquelle la profession de chirurgien occupe une place importante. Son père,  chirurgien à Aux, au moment de la naissance d'Ambroise; sa mère,
Jacquette Escarré ou Esquerré, avait épousé en premières noces à   Bagnères-de-Bigorre,  Jean-Pierre Carrau, maître chirurgien à Aux, également; ses enfants, Paul et Jean Carrau seront aussi maîtres chirurgiens. Toutefois, nous ne savons pas si la soeur  d'Ambroise, Dorothée, née le 17 mai 1733 a épousé un maître chirrurgien ou si son jeune frère Jean François né le 28 mars 1741, a fait le même métier que son père.

La profession de maître chirurgien occupait aussi une place importante dans la grande famille maternelle; le frère de Jacquette Esquerré, Jean, pratiquait cette profession à Tillac, localité voisine d'Aux; le fils de Jean, Dominique et son petit-fils, Dominique, suivront ses traces; sa fille, Jeanne Marie-Charlotte, épousera un maître chirurgien, Pierre Abadie, vivant à Tillac.

Ambroise est donc issu d'une famille de maîtres chirurgiens. Mais qu'elle était cette profession? La profession de chirurgien était associée au début à celle de barbier, pour leur habileté à manier le "couteau" : le barbier s'occupait des petites chirurgies et le chirurgien assumait les grandes opérations. Mais au temps d'Ambroise, on ne connaissait pas l'asepsie et on ne disposait d'aucun
anesthésiant. C'est pendant le règne de Louis X1V (1643-1715) que la chirurgie fut reconnue comme une profession, mais tout en demeurant sous le contrôle de la Faculté de médecine et étant considérée comme une profession inférieure : le chirurgien n'intervenait que si le médecin était impuissant à obtenir la guérison. Voici à titre indicatif quelques opérations par les chirurgiens : ligature de l'intestin, hernie, kyste et tumeur, varices, cancer du sein, cataractes, chirurgie dentaire et surtout la saignée que l'on considérait comme le remède à toutes les maladies. Imaginez tout cela sans anesthésie!