Robert Drouin, Fils
(Extraits tirés du livre Histoire de Notre Famille de Marcel J. Drouin)
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1- L'enfance de ROBERT
Robert avait 10 ans à la mort de son père et 23
ans à la mort de sa mère. À sa naissance, il avait reçu comme parrains
son cousin Robert Roy et un certain Thomas Leguy, et pour marraine
Jeanne LeMoyne, fille de Denys. Il fut baptisé en l'église
Saint-Barthélémy du Pin, le 6 août Le 6e jour du dit moys et an
1607 jùt baptisé robert fils de robert droyn et de marie du boys. Ses
parins robert roy et thomas leguy. La maraine Jehanne fille de denys
moyne p. moy soubssigné. J. Thibault (avec parrains). L'abbé Thibault, curé d'alors, demeura à Saint-Barthélémy jusqu'au 13 février1622; il eut comme successeur l'abbé Jacques Bellot. Une plaque commémorative a été apposée au-dessus du baptistère le 29 novembre 1949 par Gabriel Drouin, généalogiste canadien et apparenté de près à notre famille, au cours d'une célébration solennelle rappelant que Robert Drouin est l'ancêtre de milliers de Canadiens français, à savoir tous les Drouin, Derouin et Drouyn d'Amérique. Gabriel Drouin a aussi fait don à l'église Saint-Barthélémy d'une somme de 20 000 $ pour la restauration de l'église, après la guerre mondiale de 1939-1945. Une place publique de Pin-la-Garenne, la place de l'église paroissiale Saint-Barthélémy, porte désormais le nom de Robert Drouin. Robert grandit à Jugué, aux
Tuileries, observant le travail de ses oncles, frères et cousins,
jusqu'au départ de sa famille pour la terre de Blavo en 1615. Il avait
alors à peine 8 ans. Là, il aida à la métairie et aux travaux de
laboureur jusqu'en 1617, année de la mort de son père. Sa mère, après la
mort de son époux, ramena sa famille à Jugué, comme on sait. C'est là
surtout que Robert se fit apprenti tuilier; déjà, à l'âge de 18 ans, il
recevait officiellement par acte notarié le titre de tuilier. Le 6 août
1628, devenu majeur, il recevait sa part de la tuilerie et la quatrième
partie du clos de Chenevière, la quarte partie de la terre sur laquelle
étaient situés
2- Départ pour le Canada Le 10 février 1634, Robert met
ordre à ses affaires; il règle ses dettes avec Hilaire et quelques
autres devant notaire; il loue à son frère Michel son avoir dans
l'héritage de la tuilerie familiale. Madame Pierre Montagne, dans un
document intitulé Robert Drouin et son cousin Barthélémy Lemoine
en fait foi. Elle affirme sur la foi de documents notariés que Michel,
dès juillet 1634, administre les biens de Robert « absent ». En avril
1634, 43 personnes dont 35 originaires de Mortagne ou des environs, tel
le Pin, s'embarquent à Dieppe, en Normandie. Avant de quitter Mortagne,
Robert Giffard s'était assuré les services de jeunes qui viendraient le
rejoindre en Nouvelle-France. Aucun document n'indique la date exacte du
départ de Robert; certains croient, tel Benjamin SuIte, qu'il se serait
embarqué à Dieppe avec son ami Martin Grouvel à l'été 1635. Mais, selon
les renseignements récoltés par madame Pierre Montagne et les
Chroniques de
3- Premier mariage: Anne Cloutier Peu habitué au pays, Robert se
devait de chercher la protection d'un de ses compatriotes: Zacharie
Cloutier, qui était aussi originaire du Perche et qui s'était embarqué
lui aussi avec Robert Giffard. Zacharie Cloutier avait obtenu le fief de À tous ceux qui ces présentes
lettres verront et coetera Salut savoir faisons que par
devant et coetera que le vingt septiesme jour de juillet mil six cens
trente six à la maison d'onorable homme maistre robert gifart jùrent
présens en leurs personnes robert drouin de la paroisse du pin
chastelnie de mortaigne en perche et de présent dans la nouvelle france
assisté de barthelémy Lemoine son cousin et de françois bellanger amy
commun d'une part et Anne Cloutier fille de zacarie cloutier et de
Saincte Dupont ses pères et mères assistée de maistre robert gifart et
marie renouart et de jehan guion et maturine robin amis communs de la
dite future épouse tous présens lesquels drouin et la dite Anne Cloutier
du vouloir et consentement des sus-dits leursparens et amis se sont
promis et promettent par ces présentes (se) prendre l'un l'autre par Joy
et loiaulté de mariage, le parfaire et solemnizer en sainte face
d'église le plutôt qu'il sera entre eulx leurs parens et amis avizé en
faveur duquel mariage le dict futur époux prendra la future épouse avec
les droits qui luy peuvent appartenir et le dict futur époux a donné et
donne par le mariage faisant tous et chacun ses biens terres maisons à
luy venus et échus par le décès de ses défunts pères et mères en quelque
lieu qu'ils soist asis et situez sans en rien exempter réserver ny
retenir et y a subrogé et subroge la dite future épouse en son lieu et
place pour en faire partages avec ses autres coéritiers du dict futur
époux lesquelles choses demeureront à la dite future épouse avec ses
drois tant mobiliers qu'immobiliers en nature de propre tant à elle que
aulx siens et les deniers qui proviendront de l'estat et lignée de la
dite future épouse le dict futur époux sera tenu les emploier en fons
d'héritage ou en constitution de rente pour tenir lieu de propre à
ycelle future épouse et aulx siens de son estat et lignée et commencera
la communaulté des dicts futurs mariés dès le jour de la bénédiction
nuptiale et a le dict futur époux donné à la dite future épouse la somme
de vingt livres de doire préfix à prendre et avoir sur tous ses biens
qui lui sont à venir ,avenant la dissolution du dict mariage si mieux
n'aime la dite future épouse jouira de tout sa vie durant sans estre
tenue d'aucune dette que le dit futur époulx aurait auparavant ce jourd-hui
faite ou pourrait cy après faire et en oultre ce que le dict zacarie
cloutier et la dite Saincte Dupont père et mère de la future épouse se
sont obligés de les loger et héberger durant trois ans ensemble et
consoler(?) la dite future épouse leur fille comme à sa qualité
appartient dont du tout ce que dessus les dites parties sont demeurées
d'accort par ces présentes à l'entretien desquelles les dites parties y
ont respectivement subcrit et obligé les uns envers les aultres tous et
chacun leurs biens meubles et héritages présens et advenir-faict en
présence de martin grouvel maistre charpentier; noel langlois et denis
robert lesquels nous ont déclaré ne savoir signer et ont marqué fors le
dict sieur robert gifart francois belanger et jehan guion qui ont signé
les présentes. Le document se termine par les marques de Robert Drouin, de Zacharie Cloutier, Saincte Dupont, Anne Cloutier, Martin Grouvel, Noël Langlois, Maturine Robin, Denis Robert et les signatures de Marie Régnouard, de François Bélanger, Marie Giffard, Robert Giffard et Jehan Guion. Le mariage fut célébré en l'église Notre-Dame de Québec, le 12 juillet 1637, et les époux demeurèrent trois ans chez les Cloutier, Zacharie et sa femme Xainte ou Saincte Dupont. En 1641, naissait leur premier enfant, Agnès, baptisée le 25 janvier, en l'église Notre-Dame de Québec ; elle mourut la même année, peu de temps après sa naissance. Robert continua d'exercer son métier de briquetier à Beauport. Dès 1640, selon un contrat passé devant maître Piraude, le 25 mars, Robert vend aux Dames Hospitalières 7 000 briques; il s'engage à les leur livrer le 15 juin suivant « sur le bord de la rivière proche Beauport vis-à-vis de son atelier pour le prix de deux poinçons de bled ». Le 14 octobre 1645, il promet de bailler un cent de briques à Martin Grouvel, il fait de la planche, monte la chaloupe de Grouvel, ensemence son champ. En 1682, il invite son fils Étienne qui vient de se marier le 27 juillet, à venir chez lui faire de la brique dans ses temps libres, lui promettant la moitié des profits. C'est dire qu'il n'a jamais abandonné son métier. Mais, c'est aussi en 1641 qu'il
fait l'acquisition d'une terre à Château-Richer; bien qu'il préférât son
métier de briquetier à celui d'agriculteur; tout en ayant feu et lieu à
Beauport, il se fit cultivateur à ses heures... Il faut dire que Robert
était un homme aux multiples talents. Cette terre, située à l'ouest de A la fin de 1647, Robert demeurait
toujours à Beauport; sa famille s'était enrichie de deux filles:
Geneviève, baptisée le 19 octobre 1643, à Québec, et Jeanne, née en
novembre 1646, mais baptisée le 5 février 1647, par l'abbé Jean LeSueur,
en la maison de Robert Drouin à Château- Richer. Son épouse Anne
Cloutier mourut le 2 février 1648, jour de Fait intéressant à noter: Jeanne, la fille de notre ancêtre Robert Drouin, a épousé Pierre Maheust et ils ont donné naissance à une fille, Angéline, qui a épousé Charles Grenier, notre ancêtre direct du côté maternel. Bien que Jeanne Drouin soit issue du premier mariage de l'ancêtre avec Anne Cloutier, et que nous descendions de son second mariage avec Marie Chapelier, il est plaisant de savoir que sa petite-fille, Angéline Maheust, fait le lien qui, dès les premières générations au Canada, a relié les familles Drouin et Grenier.
4- Deuxième mariage: Marie Chapelier Après la mort hâtive de sa jeune femme, survenue le 2 février 1648, Robert demeura encore quelque temps sur la terre de Château-Richer. Mais très tôt, préférant son métier de briquetier à celui de cultivateur, il revient à Québec. D'ailleurs, la peur des Iroquois qui rôdaient dans les parages lui fait préférer la ville, bien que les contrats de tuilerie se fassent plutôt rares. Il loue sa terre de Château- Richer pour trois ans à Julien Perreault, y compris la maison, les animaux et les meubles, puis revient vivre avec ses deux filles à Québec. Anne Cloutier ne lui ayant donné que des filles, c'est par un deuxième mariage que Robert assurera la continuité du nom Drouin en Nouvelle-France. En effet, à 42 ans Robert épousait, le 29 novembre 1649, en l'église Notre-Dame de Québec, une jeune veuve, Marie Chapelier, veuve de Pierre Petit et fille de Jean Chapelier et de Marguerite Dodier, de la paroisse Saint-Étienne de Comte-Robert-en-Brie, où elle avait été baptisée en 1621. Elle était la cousine de Robert Haché, « donné » des jésuites. Marie Chapelier savait signer, ce qui était rare à l'époque. Elle maintenait des contacts étroits avec les Mères de l'Hôtel-Dieu et faisait aussi des dons en blé à la paroisse voisine de Sainte-Anne-de-Beaupré. Robert décide de l'épouser et le con- trat de mariage est rédigé le 26 novembre 1649, jour même de la célébration, à l'étude du notaire Audouart. Une clause du contrat stipule que le couple devra demeurer à Québec, car Marie a horreur de la campagne. Le mariage eut lieu le lundi 29 novembre à Québec. Bien que Robert ne soit pas davantage fervent de la campagne, il se trouve un peu désemparé par le peu de contrats qui lui sont offerts sur 16 de profondeur (terre 80).
5- Robert aux Trois-Rivières De son premier mariage il ne
restait maintenant à Robert que deux filles: Geneviève et Jeanne, Agnès
étant décédée peu après sa naissance, comme nous avons vu. Robert confia
ses deux filles aux grands-parents Cloutier, qui d'ailleurs
s'inquiétaient de voir partir leurs petits-enfants avec la belle-mère.
Grâce à l'in- fluence de sa femme Marie, il obtint des jésuites, en
1651, une terre de deux arpents de front sur le fleuve par vingt de
profondeur au Cap-de-la-Madeleine, située entre celles de Jean
Lanqueteau et de Jean Poisson. Robert partit donc pour le Cap-de-Ia-
Madeleine près de Trois-Rivières en 1650, où il s'intéressa aux
fourrures. Son séjour fut de courte durée. Cependant, c'est là qu'est
née Marie, le 6 juin 1651; Robert joue de malchance avec ses filles,
puisque Marie, après avoir épousé Nicolas Lebel le 28 novembre 1663,
mourra noyée dans
6- Retour à Château-Richer Robert décide de retourner à
Château-Richer. Il avait repris sa terre, louée pour trois ans à Julien
Perreault, ou Pécault, tel qu'il apparaît dans un bail daté du 25
février 1648. Le premier février 1652, il fait baptiser Nicolas à
Québec, ondoyé par Nicolas Giffard le 8 janvier précédent. Le 27
décembre 1655, au logis d'Étienne Racine de Sainte-Anne-de-Beaupré, le
père Ragueneau, jésuite, baptise Marguerite. La famille était donc
revenue à Au recensement de 1666, Robert est donc à Château- Richer, entouré de ses enfants: Geneviève, née du premier lit et mariée à Romain de Trépagny, ancêtre des Trépanier, le 27 février 1656, et Jeanne mariée depuis 1659 à Pierre Maheu des Hasards, ancêtre des Maheu. À ces deux enfants du premier lit, viennent tour à tour s'ajouter les sept enfants que lui a donnés Marie Chapelier: Nicolas, né le 7 janvier 1652, donc âgé de 14 ans à cette époque et qui, le 26 juillet 1662, avait été guéri miraculeusement à Sainte-Anne-de-Beaupré; ce fut dit-on le troisième miracle accompli à Sainte-Anne-de-Beaupré; Pierre, né le 1er novembre 1653, âgé de 12 ans, qui décédera assez jeune puisque son nom n'apparaît pas dans les recensements subséquents; Marguerite, née en 1655, qui épousera Jean Gagnon en 1670; ÉTIENNE, né en 1658, donc âgé de 8 ans, héritera de la terre de Château-Richer; c'est de lui que descendra en ligne directe notre famille; Catherine, née le 2 janvier 1660, donc âgée de 6 ans, qui épousera Michel Roulois en 1676, et Jean-Baptiste, né le 13 février 1662, qui décédera quelques années plus tard; Madeleine, née le 27 novembre 1664 n'apparaît pas sur la liste du recensement de 1666 puisqu'elle est décédée un an après sa naissance, le 3 février 1665. En 1667, Robert possède 6 bêtes à
cornes et 10 arpents de terre défrichée. En 1668, il vend un demi-arpent
de front à François Lacroix et en 1669 il vend 2 arpents à François
Branliac. Les années passent: en 1681, âgé de 74 ans, Robert cultivait
20 arpents de terre; c'est alors qu'il prit à son service Charles
Galarneau, âgé de 14 ans; il serait sans doute intéressant de savoir si
ce Charles Galarneau fut l'ancêtre de notre grand-oncle Alphonse
Galarneau qui a été, à notre époque, maire de Courville et propriétaire
de Marie Chapelier n'assistera pas aux
mariages de Geneviève et de Jeanne. Elle le fera cependant au mariage de
Marie, sa propre fille, avec Nicolas Lebel le 21 novembre 1662 et cette
fois la dot sera généreuse. La veuve de Robert est aussi généreuse à
l'égard de l'église de Sainte-Anne: en 1664, elle fait offrande d'une
livre, sans doute en reconnaissance de la guérison de son fils Nicolas
survenue en 1662, comme nous verrons plus loin. Mais une autre épreuve
l'attendait, sa fille Marie, qui venait d'épouser en 1662 Nicolas Lebel,
mourra noyée en mai 1664 dans
7- Décès de Robert À la fin de 1665, Robert donne 200 de briques pour la construction du presbytère de Sainte-Anne, probablement pour la cheminée. Le jour de l'Ascension, le 31 mai 1685, plus de cinquante ans après son arrivée au Canada, Robert, père de Il enfants, s'éteignait à l'âge de 77 ans, après avoir reçu les sacrements de pénitence, eucharistie et extrême-onction. L'abbé Guillaume Gauthier présida à la cérémonie des funérailles. Il fut inhumé le 1er juin 1685, au cimetière de Château-Richer. Outre son épouse, sept enfants encore vivants lui survivaient: Geneviève et Jeanne, du premier lit, mariées toutes les deux comme on a vu plus haut; Marguerite et Catherine, du deuxième lit, mariées elles aussi; et trois garçons: Pierre, âgé de 28 ans, demeuré célibataire, semble-t-il; Nicolas, âgé de 30 ans et marié à Marie Loignon; ÉTIENNE, 24 ans, époux de Catherine Loignon et demeurant sur la terre paternelle. Le jour de sa mort, Robert laissait aussi 25 petits-enfants: 9 Trépagny, 4 Maheu, 5 Gagnon, 3 Roullois, et 4 Drouin, dont trois de Nicolas et un d'Étienne. L'inventaire des biens de Robert fut dressé par le notaire Étienne Jacob, notaire de la seigneurie de Beaupré, en présence de sa veuve et de ses enfants, le 16 novembre 1685. Pierre Maheu, époux de Jeanne renonça à la succession. Il fallut attendre une dizaine d'années avant que le règlement soit à la satisfaction de tous les héritiers; les gendres Romain de Trépagny et Pierre Maheu, époux respectivement de Geneviève et de Jeanne, filles du premier lit, qui pourtant avaient renoncé à l'héritage, firent une requête au Conseil souverain neuf ans après la mort de Robert, soit en 1696, attestant que dans la succession de Robert certaines pièces n'étaient pas conformes. Marie Chapelier, la belle-mère, dût témoigner et finalement il a fallu l'intervention de Mgr de Laval qui intervint par arbitrage, en 1697, pour régler le conflit. Mgr de Laval, en effet, en qualité de seigneur de Beaupré, dont la seigneurie comprenait Château-Richer, devait en assurer l'ordre et la justice. C'est lui qui désignait le juge appelé aussi prévôt ou bailli, les notaires chargés de recevoir les actes et contrats civils des habitants. Robert a accompli des réalisations importantes au cours de sa vie; comme nous l'avons dit précédemment, c'est lui qui a fourni les 7 000 briques aux Soeurs Augustines pour la construction du premier hôpital sur le site actuel de l'Hôtel- Dieu, suite au contrat du 25 mars 1640. Ce fait a été souligné lors de la remise, en 1990, d'une magnifique sculpture effectuée par mon frère Roger Drouin, sculpteur et descendant direct de Robert. Le bas-relief représente Catherine de Saint-Augustin entourée d'enfants et de malades indiens sur un fond de scène illustrant des grands voiliers de l'époque; cette sculpture a été apposée sur le mur extérieur de la chapelle où reposent les restes de Catherine de Saint-Augustin. Robert construisit aussi une maison pour son ami Martin Grouvel et contribua à la construction du presbytère de Sainte-Anne-de-Beaupré.
8- La veuve: Marie Chapelier Après la mort de Robert, Marie Chapelier s'était sans doute rapprochée de Québec, car elle détestait l'isolement; peut-être avait-elle fait donation de ses biens, au Séminaire de Québec ou aux hospitalières pour qu'elles l'accueillent; en effet, c'était une femme qui savait signer, chose rare à l'époque. Comme nous l'avons vu, elle maintenait d'excellentes relations avec les Mères de l'Hôtel-Dieu; elle se montrait aussi généreuse pour la paroisse voisine de Sainte-Anne-de-Beaupré. On croit même ; qu'elle fit des dons au Séminaire de Québec. Cependant, on sait par les Archives 1 nationales 1971, p. 58, qu'en date du Il août 1693, un dénommé Buisson, prêtre :. du Séminaire, envoie un domestique, Charles Roger, comparaître devant l'huissier Mestru, pour dire que le Séminaire de Québec n'a pas en mains les deniers de la -veuve Robert Drouin. Marie Chapelier est décédée à l'Hôtel-Dieu de Québec, le 18 e mars 1697, après deux jours de grave maladie à l'âge de 76 ans. |