Lors de la constructions de ce pont au début du siècle, deux tragédie vint assombrir ce que devait devenir un des joyaux de la ville de Québec.

En 1907, le construction du pont allait bon train.  Il restait le plus difficile à faire: la levée de la travée centrale.  Cette opération était délicate et devait se faire avec le plus grand soin possible. 

On plaça alors la travée, qui avait été construit dans un chantier navale et amené par barge, sous le pont.  Par d'immense câble, les hommes commencèrent la pénible tâche de soulever la structure d'acier.  Mais une chose horrible arriva: Lors de son ascension, les câbles flanchèrent et la travée tomba, emmenant avec elle 75 ouvriers qui y trouva la mort.

Ce fut une terrible tragédie pour la région.  Mais ce pont était crucial pour le développement économique de la région.  On se devait de refaire une tentative.  Surtout que le ¾ du pont était construit.  Il serait bette d'arrêter ça là!

Neuf longues années après, on refit une nouvelle tentative.  Le même procédé fut employé.  La travée s'éleva dans les airs et on était sur le point de la fixée.  Mais un problème survint et la travée s'écroula comme la première, entraînant cette fois-ci, 13 personnes.

On sait bien, par les croyances de l'époque, que l'on prêta tous ses malheurs à l'œuvre du diable lui-même!  Que le pont ne pouvait être finit car il était maudit!

Un soir, où l'ingénieur de la compagnie qui construit le pont était penché sur ses plans et tentait de trouver une façon de finir ce «maudit» pont, une personne vint le voir.  Il était habillé de noir et son visage était couvert.

«Qui êtes-vous!? s'écria l'ingénieur.

- Un ami, mon cher.  Je suis venu te faire une offre.  Je vais finir la construction de ce pont si tu me promets une chose... fit l'homme.

- Et c'est quoi? demanda l'ingénieur.

- Je vais prendre l'âme de la première personne qui traversera ce pont.»

L'ingénieur réfléchit.  Sa réputation était en oeuvre et il se devait de finir se pont... sinon, se serait sa réputation qui serait finit.

«Marché conclut!» dit l'ingénieur avec satisfaction.

L'homme s'en fut aussi mystérieusement qu'il était arrivé.

Quelques années après, une troisième et dernière tentative fut essayée.  On hissa la travée centrale avec bien des précautions.  On la boulonna en place et fit toutes les finitions.  Les gens étaient heureux de ce dénouement

Le jour de l'inauguration, le maire de la ville de Québec, l'Évêque, l'ingénieur à qui l'on devait cet exploit ainsi que le propriétaire de la compagnie qui avait construit le pont se trouvait à l'entrée de celui-ci pour l'inauguration devant le ruban.

Mais le maire avait entendu parlé de l'histoire du pacte entre l'ingénieur et le mystérieux homme.  Il passa les ciseaux à l'Évêque.  Mais un fidèle paroissien lui en avait glissé un mot.  Il passa les ciseaux à l'ingénieur qui, celui-ci, les passèrent au propriétaire de la compagnie, prétextant qu'il n'était pas un assez haut dignitaire pour couper lui-même le ruban.

Le propriétaire de la compagnie, évidemment un Anglais, avait ouïe dire de cette histoire ténébreuse de pacte avec l'homme mystérieux.  Habituellement, il ne prêtait pas fois à ce genre de croyance, mais bien des choses l'avaient surpris au Québec et il ne voulait pas prendre de chance dans ce cas si.  Il sortit d'une boîte, qu'il avait lui depuis le tout début, un chat noir et il le lança sur le pont.

Le chat noir, ne comprenant pas se qui se passait, s'avança et traversa le pont tranquillement.  Tous regardèrent attentivement.

Rendu au milieu du pont, «Pouf!» le chat disparu mystérieusement dans une explosion, laissant qu'un tas de poils fumant sur la place.

 

Depuis ce jour, si vous traversez le pont et que vous portez l'oreille attentivement, vous pourrez entendre une complainte venant d'entre les poutres.

Elle dit: « Je me suis fait avoir!»

C'est le diable qui se plaint d'avoir été roulé dans son propre plan...

Mais certains disent que ce n'est que le vent.  Porterez-vous l'oreille pour entendre ce qui en est?