Origine du patronyme Leroy, Roy
(issu dun sobriquet)
Le surnom "le roi" fut attribué à nos ancêtres, vers le 12e ou 13e siècle, à l'époque de la formation des noms de famille, probablement en raison de son comportement. Au moyen-Age, le mot "roi" signifiait, "règle", mesure, ordre, rang". Issu du latin "regem", il qualifiait le souverain, le chef, le maître. Au sens figuré, il désignait "celui qui était le meilleur dans un domaine donné". Le sobriquet "le roi" a affecté une personne au tempérament fier et distant. Il est à mettre en relation avec les noms de dignité exprimant l'orgueil, la fière allure, l'assurance de soi, tels que Lévêque, Lecomte, Lemaire, Leduc, Lepape etc.
Toutefois pour les Roy, Roi, Leroi, ce surnom peut aussi désigner une personne qui avait gagné au jeu. Au Moyen-Age, les vainqueurs de certains grands jeux collectifs, qui se jouaient entre villages, se voyaient déclarer rois.
Cette élévation a notamment affecté les joueurs de tir à l'arc lors des tournois. |
En Bretagne, selon Albert Deshayes, "Au Moyen-Age, les bretons se rendaient nombreux en pèlerinage à Saint Jacques-de-Compostelle. Le premier qui le complétait était surnommé "ar roue" (le roi). A son retour dans son pays, il ajoutait ce nom à son prénom.
Ce sobriquet a donné différents patronymes selon les régions tels que Rey, Ray, Lerey, Roi, Roy, Leroi, Duroy etc. L'article s'est agglutiné au nom lorsque le sens initial ne fut plus perçu.
Un autre hypothèse...
|
Autre hypothèse
Quelques mots d'histoire vous permettront de bien comprendre le contexte dans lequel a évolué le nom LEROY. Au début, il ny avait pour désigner une personne que le prénom et au bout de quelques siècles de cette pratique, le nom unique de baptême va se heurter à de nombreux problèmes d'homonymie dus à un essor démographique sans précédent. En effet, pendant cette période des XII et XIIIe siècles, où se sont formés les noms de famille, la population de la France aurait triplé, passant de 5 à 15 millions d'habitants. Lorsqu'une majorité d'individus portait les mêmes noms, le choix se limitait aux noms les plus illustres, notamment ceux des saints, il est alors facile d'imaginer pourquoi le système du nom unique a volé en éclats.
Pour contrecarrer ces homonymies, nos aïeux ont fait appel aux surnoms, c'est-à-dire qu'un qualifiant complémentaire au nom de baptême vient préciser l'identité. C'est ainsi que Jean devint Jean le grand, Louis le pieux. Ces surnoms, toujours attribués par l'entourage, ont été tirés soit de l'aspect physique de la personne, tel "le chauve", soit de son lieu d'origine "du chemin", soit de son métier "le boulanger" ou d'un nom de baptême comme Michelin pour Michel. Enfin, les sobriquets, surnoms ironiques, parfois méchants, ont également eu la faveur de nos ancêtres.
Pourquoi le surnom LEROY s'est-il fixé en nom de famille ? La fixation du nom vient de la répétition de ce surnom par l'entourage, sur plusieurs générations. Le surnom a d'abord affecté un homme, puis toute la "maisonnée", puis la descendance, sachant qu'à cette époque on habitait au même endroit sur plusieurs générations. C'était la famille "des LEROY". A force de répéter ce surnom, il fallait bien s'attendre à ce qu'il se fixât pour longtemps.
Enfin
Le nom peut aussi désigner celui qui exploitait des biens appartenant au roi, et non au seigneur local.