Une étude
réalisée à l'Université de Toronto apporte
les toutes premières preuves tangibles que la pratique d'un instrument
de musique influence le quotient intellectuel.
Si l'idée n'est pas nouvelle, l'équipe de Glenn Schellenberg
en a maintenant fait la démonstration. Elle a suivi le développement
de 144 enfants lors de leur première année au primaire.
Certains étaient inscrits à des cours de musique, d'autres
à des cours d'art dramatique, tandis que certains ne pratiquaient
pas d'activité parascolaire.
La chercheuse a remarqué une nette différence entre le
QI des enfants qui étudiaient la musique et celui des autres.
Les chercheurs pensent que d'autres activités peuvent être
bonnes pour le développement intellectuel des enfants, comme
les mathématiques ou les échecs, mais la particularité
de la musique est due au fait qu'elle est agréable pour les enfants.
Une étude parue en 2001 montre que la musique sollicite les mêmes
zones du cerveau que la prise d'un bon repas, qu'une relation sexuelle
satisfaisante, et même, de la prise de diverses drogues.
En 2003, des chercheurs de l'université de Hong-Kong avaient
constaté que les enfants qui suivaient des leçons de musique
développaient davantage leur mémoire verbale que les enfants
qui n'en suivaient pas.
En 1993, une chercheuse américaine, Frances Rauscher, affirmait
que des étudiants pouvaient améliorer leur quotient intellectuel
en écoutant de la musique classique. Une étude réalisée
en 1999 par trois universités, dont l'Université de Montréal,
démontre cependant que l'effet n'existe pas.
La présente étude est publiée
dans le Psychological Science.
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