John F. Kennedy semble avoir été victime d’un coup d’état, le 22 novembre 1963. N’en déplaise à l’auteur Gerald Posner, dans son livre Case Closed, publié en 1993. Posner stipule que Lee Harvey Oswald a bien assassiné le président Kennedy, le 22 novembre 1963 sur Dealey Plaza. Et toujours selon cet illustre auteur, aucun complot ne fut fomenté contre le président Kennedy. Franklin Delano Roosevelt soutenait dans un discours : « En politique, rien n'arrive par accident. Si quelque chose se produit, vous pouvez parier que cela a été planifié de cette façon.» Et en examinant les témoignages, on réalise rapidement que quelque chose s’est produit le jour de l’assassinat de JFK. Le 35e président des États-Unis n’avait pas tout à fait tort. Commençons par le témoin qui a donné à la police le signalement d’un tireur posté à la fenêtre du 6e étage. Howard Leslie Brennan, cet individu âgé à l’époque de 45 ans, a affirmé à la police que l’homme qu’il avait vu à la fenêtre se tenait debout. Brennan avait sûrement mal vu, car on ne pouvait pas tirer debout. Il aurait fallu tirer à travers la vitre. Le suspect était blanc, environ 30 ans, mince, 1 mètre 80 et pouvant peser 80 kilos. Un signalement donné avec beaucoup de précisions, mais avec une lacune importante, le tireur n'était pas debout. Le plus déconcertant, c’est que le policier a noté ce signalement donné par Brennan après être revenu du Parkland Memorial Hospital, soit vers 13 h. Pourtant, le signalement du suspect fut diffusé sur les ondes à 12 h 45. Après l’arrestation d’Oswald, on fit venir Brennan afin d’identifier le tireur qu’il avait vu à la fenêtre du 6e étage. Brennan avait donné une description précise du suspect, mais fut incapable d’identifier le principal suspect. Brennan étant le seul témoin
oculaire. Il fallait donner une raison pour soutenir Brennan dans son échec de l'identification d'Oswald. Ainsi, un agent du FBI est allé retrouver Brennan pour lui dire qu'il avait refusé d'identifier Oswald pour des raisons de sécurité. Le principal intéressé avait peur à sa vie. Cette justification allait dont orienter son témoignage devant la commission Warren. Les autorités n’avaient personne pour identifier Oswald comme tireur. Le chef de la police de Dallas, Jesse Curry, déclarait dans une interview télévisée de la station KRLD-TV, le 24 novembre : Autre question laissée sans réponse par la Commission concerne la blessure à la tête du président. Qui de mieux placé pour nous décrire la blessure du président, parmi tous ceux qui se trouvaient dans la salle d’urgence du Parkland Memorial Hospital, que le docteur Robert McCelland? Celui-ci a déclaré à la Commission : Le docteur Paul Peters a témoigné devant le HSCA et a confié aux journalistes : Un autre témoignage, celui d’une infirmière qui se trouvait dans la salle d’urgence, Patricia Hutton, a certifié devant la Commission Warren l’existence d’une large ouverture à l’arrière de la tête. Le témoignage le plus évocateur est celui de Madame Kennedy. Elle était la mieux placée pour décrire les blessures du président. Elle révélait la description de la blessure au journaliste Theodore White, le 29 novembre 1963 : Un témoignage émouvant de la part de l’épouse du président assassiné. La Commission Warren n’a jamais voulu dévoiler entièrement le contenu de ce témoignage. Il aura fallu attendre le décès de Madame Jacqueline Bouvier Kennedy Onassis afin de pouvoir consulter son témoignage. La bibliothèque John F. Kennedy rendit public ce précieux témoignage fait auprès du journaliste Theodore White du magazine Life, un an après le décès de celle-ci. La description faite par Madame Kennedy et publiée par la bibliothèque de son défunt mari brossait l’ampleur de la blessure du président. Il n’est pas étonnant que la Commission n’ait pas voulu publier la version de Madame Kennedy. Elle allait à l’encontre de la Commission Warren. Autre fait qui rendit presque impossible la provenance de la balle par l’arrière est le témoignage des deux motards de la police qui se trouvaient à gauche de la limousine présidentielle. À l’instant où la balle frappa le président Kennedy à la tête, la moto, le pare-brise, le casque et une épaule de l’uniforme de B.J. Martin furent couverts de sang, de particules de chair et de débris d’une autre matière. L’autre policier, Bobby W. Hargis, affirma aux journalistes que des particules de chair l’avaient atteint avec une telle violence qu’il cru avoir été atteint par une balle. La déposition de Clinton Hill déclara que Madame Kennedy essayait de saisir un objet, apparemment un fragment de crâne, qui volait à l’arrière de la voiture. Malheureusement pour la commission, on se retrouvait avec de nombreux témoins qui certifiaient qu’un coup de feu venait de la droite plutôt que du dépôt de livres scolaires. Madame Connally a dit à droite et non de l'arrière. Ceci permis de formuler des hypothèses qui n'ont pas toujours servi la cause du complot. Dans son livre Best Evidence, l’auteur David S. Lifton affirme que selon des témoins qui se trouvaient à l’hôpital Parkland, on avait déposé le corps du président de façon protocolaire dans un cercueil. Et à l’hôpital naval de Bethesda, on retira le corps du président d’un sac noir. Le même genre de sac utilisé par les militaires et les coroners. Le corps fut retiré du sac devant deux agents du FBI. Selon lui, on aurait pu truquer les blessures afin de les faire coïncider à la conclusion de la Commission Warren. Le pathologiste de renommée, le docteur Cyril H. Wecht, n’a jamais accepté les conclusions de Lifton, malgré que celui-ci se soit toujours opposé à la conclusion de la Commission « L’idée de pouvoir modifier des blessures en quelques heures est complètement absurde. » Peut-être absurde, mais l’Assassination Records Review Board (ARRB) a statué en 1998 que les photographies du cerveau de JFK n’étaient pas celles du cerveau du président Kennedy. L’ARRB fut mis sur pied par les pressions populaires à la suite du film d’Oliver Stone concernant l’assassinat de JFK. Le travail de ce comité consistait à examiner les documents jugés confidentiels pour être révélés au public. On apprenait en 1997 que le membre de la Commission Warren, Gerald Ford, fut obligé d’admettre que le rapport avait dû être romancé. Tiens donc! La théorie de la balle magique revenait hanter la Commission. Une théorie forgée judicieusement, mais remplie de lacunes. Qui avait pu établir la théorie de la balle magique? La théorie fut avancée par Arlen Specter, qui est devenu sénateur de la Pennsylvanie en 1980. Cet avocat avança que la balle tirée par l’arrière rentra dans le dos du président, sortit par sa gorge et alla ensuite perforer le dos du gouverneur Connally. La balle ressortit pour briser son poignet droit. Elle vira à gauche pour aller se loger dans sa cuisse gauche. La balle fut retrouvée intacte sur une civière de l’hôpital Parkland. Si un vaillant employé du Parkland Memorial hospital n’avait pas été aux toilettes, on peut s’imaginer ce que serait devenue la fameuse balle magique. Doit-on remercier ce valeureux employé ou sa vessie? Une balle intacte avec une trajectoire excentrique aurait causé toutes les blessures de Kennedy et de Connally. Une balle inaltérée fut la base formelle de la conclusion de la Commission. Pourtant, lors de l’autopsie menée par des militaires de carrière, on retira un projectile du corps autopsié du président. Il fut remis aux deux agents du FBI chargés d’assister à l’autopsie, James Sibert et Francis O’Neil. C’est le commandant Humes qui retira le projectile et le remis aux agents. Pourtant, aucun autre projectile ne figurait dans les pièces à conviction de la Commission, à part la « balle magique ». Il n'existe pas un, mais deux documents qui confirment qu'un projectile fut retiré du corps de JFK. Passons maintenant au principal suspect. On découvrit la Mannlicher-Carcano au 6e étage du dépôt de livres. Oswald travaillait pertinemment au 6e étage, mais il était absent lorsqu’on fit le recensement des employés. Le capitaine W.P. Gannaway, chargé du bureau des Services spéciaux de la police de Dallas, révéla que le seul employé qui ne s’était pas montré était Lee Harvey Oswald. Sachant qu’il était absent, pourquoi n’ont-ils pas diffusé le nom de Lee Harvey Oswald avec la description du signalement? Le suspect avait un nom, car il était absent du dépôt. Ce que la Commission n’a pas jugé bon d’indiquer, c’est qu’Oswald n’était pas le seul employé absent au moment du recensement. On a prétendu qu’il existait une liste d’employés, le 22 novembre, mais une telle liste n’existait pas. Et Oswald n’était pas le seul employé absent, car au moment des faits, 48 employés se trouvaient à l’extérieur, à 12 h30. Et cinq autres employés ne s’étaient pas présentés au travail ce jour-là. Oswald quitte son travail. Il se rend chez sa logeuse pour prendre un revolver. Il repart à pied et, selon la version officielle, il descend un policier. Il va se cacher dans un cinéma. Il aurait pu prendre la fuite, prendre un autocar pour un état voisin ou le Mexique. Il décide tout bonnement d’aller au cinéma. L’attrait de Van Heflin était peut être plus intéressant que les événements de Dealey Plaza. Et selon un ex-agent de la CIA, les salles de cinéma dans les années soixante étaient un endroit où se retrouvaient les agents de renseignements; les agents s’asseyaient en arrière et échangeaient des documents ou de l’argent. Les autres personnes présentent dans la salle regardaient l’écran droit devant. Ainsi, les agents pouvaient agir à leur guise sans être dérangés. Oswald, lors de son arrestation était assis justement en arrière. Le siège du Texas Theater, où se trouvait Oswald, a été voilé de noir. En 1976, à la suite des pressions incessantes de la population et des congressistes, on instaura le House Select Committee on Assassinations pour faire la lumière sur les assassinats du président Kennedy et du pasteur Martin Luther King. De ce comité, on forma un sous-comité pour étudier le comportement des Services de renseignements lors de l’assassinat de JFK. On apprit rapidement que la CIA avait comploté avec la mafia pour éliminer Fidel Castro. Des mémos rendus publics prouvent qu’au début des années soixante, l’Attorney général des États-Unis, Robert F. Kennedy, le frère du président, était au courant du fait que la CIA s’était liée avec la mafia pour tuer le leader cubain. La commission sénatoriale allait même plus loin en accusant la CIA et le FBI d’avoir fait preuve d’incompétence. Selon le comité, les Services secrets n’avaient pas offert au président une protection adéquate. L’incompétence des Services secrets assurant la sécurité du président dans une ville aussi hostile que Dallas est relatée par un de ses agents. Roy Kellerman, qui se trouvait assis à l’avant de la limousine, a certifié qu’il avait entendu le président s’exclamer : « Mon Dieu, je suis touché! » Pourtant, ce valeureux agent n’a pas réagi et n’a pas donné l’alerte. On se rappelle qu’au moment de l’assassinat, il n’y avait aucun garde du corps aux portières, ni sur le marche-pied de la limousine. Ça s’est du Service secret à son meilleur! Le comité accusait également le FBI de n’avoir pas communiqué des informations en sa possession. Le même blâme fut lancé à la CIA. Si les conclusions avaient été prises au sérieux par les agences américaines, les événements du 11 septembre 2001 auraient pu être évités. La commission du 11 septembre en est venue aux mêmes conclusions que le comité sénatorial de 1976 concernant la communication des informations entre les Services de renseignements et le FBI. Cela prouve que les Américains n’ont encore rien appris de leurs erreurs du passé. La Commission Warren a-t-elle menti en ne publiant aucune photo, mais bien des croquis de la tête du président? En publiant les photos, le public aurait-il cru aux conclusions de son rapport? C’est pour camoufler la vérité qu’on publia uniquement des croquis. La vérité est souvent très simple. Mais des organismes gouvernementaux tentent de cacher des faits afin que le peuple ne connaisse pas les détails pouvant mettre en péril la sécurité nationale. Le célèbre général Douglas MacArthur révélait : Le général avait raison, car en 2001, le président W. Bush affirmait bien haut que l’Irak possédait des armes de destruction massive. Aidé par la Grande-Bretagne, le monde entier a cru à l’implantation d’armes de destruction massive en Irak. On apprit plus tard que l’Irak n’avait aucune arme de destruction massive. Le président Bush s’est servi de ce mensonge pour envahir l’Irak. Il ne fut pas le premier président à échafauder une thèse mensongère. La Commission Warren a menti à la nation en affirmant que Lee Harvey Oswald avait agit seul et qu’il n’avait aucun complice en fuite; un terrible mensonge élaboré par la Commission. La presse s’est mise de la partie, grâce au magazine Time Life, qui publia dans son édition du 21 février 1964, un numéro avec en page frontispice la photo de Lee Harvey Oswald tenant sa carabine et des journaux de gauche. On peut lire sur la couverture Lee Oswald avec les armes qu’il a utilisées pour tuer le président Kennedy et le policier Tippit. Le rapport Warren ne fut rendu public qu’en septembre, mais déjà, en février 1964, on accusait formellement Oswald d’avoir assassiné Kennedy et le policier Jefferson Davis Tippit. Comme en 2001, les médias se sont rangés du côté du gouvernement pour l’aider dans sa politique contre Saddam Hussein. J. Edgar Hoover affirmait lorsqu’il était directeur du FBI : « L'individu est handicapé en se retrouvant face à face avec une conspiration si monstrueuse, qu’il ne peut croire qu’elle existe. En 1964, le peuple y a cru et 45 ans plus tard, le peuple est encore retombé dans le panneau. Heureusement, certains témoins en 1963-1964 ont refusé de se faire convaincre de la conclusion du rapport, notamment Lee Bowers, qui a vu des mouvements derrière la clôture. Certains témoins sur Dealey Plaza avaient affirmé qu’un coup de feu était parti derrière la palissade. Acquilla Clemons a vu deux hommes tirer sur le policier Tippit, et aucun d’eux n’étaient Lee Harvey Oswald. Plusieurs ont payé le prix d’avoir refusé de coopérer avec la version officielle en 1963. La conclusion finale revient à deux témoins, dont S.M. Holland, qui se trouvait sur le pont qui enjambait Elm Street. Il était un cheminot stationné sur le pont. Il a vu de la fumée derrière la palissade au moment où la Lincoln du président dépassait le panneau de signalisation. M. Holland affirmait : Harold Williams, un autre témoin, avait vu Jack Ruby, le même personnage qui abattit Oswald dans les locaux de la police. Il était dans une voiture qui ne portait pas les marques habituelles des véhicules de police. Et le policier était nul autre que J. D. Tippit. Williams déclara : Ils disent que ce pays est un pays libre; j’espère qu’il l’est vraiment. » Le HSCA conclut qu’il y eut probablement un complot dans l’assassinat de Kennedy, mais insistait sur le fait que le milieu gouvernemental n’avait pas trempé dans l’assassinat de JFK. En 2029, le gouvernement américain rendra publics les documents concernant l’assassinat de JFK. Parions sur le fait que Lee Harvey Oswald sera l’unique assassin et qu’aucun complice n’aura participé à l’assassinat. Si des barjots peuvent encastrer des avions civils dans des édifices, un simple d’esprit à la recherche de célébrité peut s’acheter par la poste une carabine et viser au hasard un président défilant sous les fenêtres de son lieu de travail. On dira de lui qu’il est chimérique! Un héros pour certains et un zéro pour d’autres. Mais une chose est sûre, les livres d’histoire retiendront son nom. À condition de clamer qu’il est l’auteur de cet acte haineux. Et la vérité sera reléguée au plus profond des oubliettes. Dans un discours que devait prononcer à Dallas, la ville où il fut abattu, le président Kennedy devait attester que : Il faudrait le rappeler aux précieux dirigeants américains! Afin que Dieu bénisse encore cette Amérique! La balle magique est elle un mythe? Il faut croire que si car une nouvelle étude balistique effectuée par un agent du FBI à la retraite prouve que les fragments sont issus de trois balles distinctes ou plus, cela veut dire qu’un second tireur est probable. L’agent William Tobin a dirigé le laboratoire d’analyse des métaux, il a travaillé sur l’attentat à l’explosif contre un édifice fédéral à Oklahoma City. Un gros merci à tous ceux qui ont participé à la conception de ce site qui désire échafauder une réflexion sur l'assassinat du président Kennedy. Pour consulter la bibliographie exhaustive qui a servi à rédiger ces pages, cliquez ici!