|
Mission
du MDN
Le
Mouvement pour une démocratie nouvelle (MDN) est un organisme national
sans but lucratif dont la mission est de susciter un débat public
sur la pertinence de modifier le mode de scrutin du Québec.
Il cherche à assurer et à augmenter la vitalité de
la vie démocratique du Québec en se questionnant sur la qualité
de l'actuel système électoral québécois.
Le
MDN est un mouvement ayant une seule mission, une seule idée et
une seule visée: un débat public sur l'idée de modifier
notre mode de scrutin. Point à la ligne. Il est un mouvement
libre de toute attache politique. Il s'agit d'un regroupement issu
de simples citoyens cherchant l'appui d'autres citoyens, d'intellectuels,
de syndicats, de gens d'affaires, de groupes communautaires, d'associations
étudiantes, de gens de gauche, de gens de droite, de souverainistes,
de fédéralistes, etc.
Le
MDN se veut rassembleur. Beaucoup de gens s'entendent pour dire qu'il
faut changer quelque chose à notre mode de scrutin. C'est
un point de départ. Il faut alors regrouper, rassembler les
gens désirant un changement et susciter un débat public.
Le mouvement n'a pas pour mission de proposer une solution toute faite
d'avance. Il désire avant tout un débat public et une
remise en question.
Pourquoi
un tel mouvement?
Jetons un coup d'oeil
aux résultats électoraux des 11 dernières élections
québécoises en comparant le pourcentage des sièges
obtenus à l'Assemblée nationale par les différents
partis politiques avec le pourcentage des suffrages qu'ils ont obtenus
lors de ces élections:
|
Pourcentage des sièges
obtenus versus pourcentage des voix
|
|
Année
|
Pourcentage des sièges
obtenus
|
Pourcentage des voix
obtenues
|
|
Gvt
|
O. Off.
|
Tiers 1
|
Tiers 2
|
Gvt
|
O. Off.
|
Tiers 1
|
Tiers 2
|
|
1998
|
61%
|
38%
|
1%
|
|
43%
|
44%
|
12%
|
|
|
1994
|
62%
|
37%
|
1%
|
|
45%
|
44%
|
7%
|
|
|
1989
|
74%
|
23%
|
3%
|
0%
|
50%
|
40%
|
4%
|
2%
|
|
1985
|
81%
|
19%
|
0%
|
0%
|
56%
|
39%
|
2%
|
1%
|
|
1981
|
66%
|
34%
|
0%
|
|
49%
|
46%
|
4%
|
|
|
1976
|
64%
|
24%
|
10%
|
2%
|
41%
|
34%
|
18%
|
7%
|
|
1973
|
93%
|
5%
|
2%
|
|
55%
|
30%
|
10%
|
|
|
1970
|
67%
|
16%
|
11%
|
6%
|
46%
|
20%
|
11%
|
23%
|
|
1966
|
52%
|
46%
|
2%
|
0%
|
41%
|
47%
|
9%
|
3%
|
|
1962
|
64%
|
33%
|
1%
|
|
56%
|
42%
|
2%
|
|
|
1960
|
54%
|
45%
|
1%
|
|
51%
|
47%
|
2%
|
|
Gvt = parti gouvernemental
/ O. Off. = parti de l'Opposition officielle / Tiers 1 = 3e parti /
Tiers 2 = 4e parti
|
Que constatons-nous de
ces chiffres? Essentiellement 3 choses.
1) L'ensemble des gouvernements
de cette période ont été majoritaires (le pourcentage
des sièges obtenus par les différents gouvernements a toujours
été supérieur à 50%), c'est-à-dire qu'un
seul parti les formait et que ce dernier pouvait diriger en fonction de
ses uniques aspirations. Or un simple calcul montre que, à
plusieurs occasions, ces gouvernements majoritaires ont été
le souhaît d'une minorité d'électeurs, la majorité
d'entre eux n'ayant pas voté en faveur du parti gouvernemental.
Si nous additionnons le pourcentage des voix obtenues par les partis autres
que celui qui formait le gouvernement, nous en arrivons aux chiffres suivants:
|
Année
|
Électorat
n'ayant
pas voté en faveur du parti gouvernemental majoritairement élu
|
|
1998
|
57%
|
|
1994
|
55%
|
|
1989
|
50%
|
|
1985
|
44%
|
|
1981
|
51%
|
|
1976
|
59%
|
|
1973
|
45%
|
|
1970
|
54%
|
|
1966
|
59%
|
|
1962
|
44%
|
|
1960
|
49%
|
2) À deux occasions
depuis 1960 (et trois si nous incluons les élections de 1944 au
cours desquelles le parti gouvernemental avait obtenu 38% des voix et l'Opposition
officielle 39%), le parti de l'Opposition officielle a obtenu plus de votes
que le parti gouvernemental. Mais parce que ce dernier a fait élire
davantage de députés, il a formé le gouvernement.
Les votes ne sont
donc pas d'égale valeur.
La meilleure image pour représenter
cette inégalité du vote provient des élections de
1998. Si nous prenons les votes recueillis par les différents
partis lors de ces élections et que nous les divisons par le nombre
de députés qu'ils ont permis de faire élire, nous
en arrivons à cette situation aberrante: une moyenne de 22
951 votes par député pour un parti, 36 914
votes par député pour un autre parti et 480 636
votes par député pour l'autre parti.
3) Il existe un déséquilibre
flagrant entre le pourcentage de votes recueillis par les différents
partis et le pourcentage des sièges qu'ils ont obtenus à
l'Assemblée nationale. En général, le parti
gouvernemental est sur-représenté et les partis de l'opposition
sont sous-représentés.
Tout le monde connaît
des amis ou des parents qui vivent dans des châteaux forts de partis
politiques. Des circonscriptions électorales qui, plus souvent
qu'autrement lors d'élections, demeurent de la même couleur
politique. Quelle est alors la valeur du vote de celles et ceux qui
n'adhèrent pas au parti dominant? Aucune. À cause
de la force du nombre, leurs votes ne font pas le poids. Pourquoi
est-ce que leurs votes valent moins que ceux des autres électeurs?
Est-ce équitable?
Objectifs
du MDN
Selon la charte du mouvement,
les objets pour lesquels la corporation est constituée sont les
suivants :
À des fins non
lucratives et sans intention de gains pécuniaires pour ses membres
;
Susciter
un débat public et proposer diverses idées pour améliorer
les différents modes de scrutin utilisés lors d’élections
tenues au pays ;
Regrouper
et rassembler l’ensemble des individus et des organisations désirant
des changements aux modes de scrutin pour que ces derniers puissent avoir
un forum pour échanger ;
Favoriser
l’émergence de solutions pour l’amélioration des modes de
scrutin au Québec et en faire partager l’ensemble des citoyens/citoyennes;
création
d’un site internet ;
création
d’un journal ;
mise
sur pied d’un centre de documentation ;
encourager
les recherches académiques ;
Faire
des représentations auprès des instances gouvernementales
;
Informer
et expliquer aux citoyens et citoyennes le sens de la démocratie
et les divers modes de scrutin utilisés dans les autres pays démocratiques
;
Entrer
en contact avec d’autres mouvements similaires de la planète pour
des échanges de vues et d’opinions et en faire partager les citoyens
et citoyennes ;
Le
tout sous réserve de la Loi sur l’enseignement privé et des
règlements adoptés sous son autorité.
|