| MATIERE A REFLEXIONS.....
DIX PISTES SUR LA FAÇON
DE COMPOSER AVEC LA SLA
La
meilleure façon de composer avec les patients atteints d’une maladie
des neurones moteurs, comme ceux qui souffrent de sclérose latérale
amyotrophique, suppose qu’on respecte certains principes.
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| TRADUCTION ADAPTÉE DE
«10 COMMANDMENTS FOR MANAGING ALS» FROM Dr FORBES H. NORRIS,
Jr., DÉCÉDÉ EN JUIN 993.
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| UN : «NE RIEN LAISSER
AU HASARD»
Le
diagnostic doit être posé par des experts et confirmé
de façon indépendante, puisqu’il est entièrement clinique
et qu’il n’y a pas de tests objectifs en laboratoire. La sclérose
latérale amyotrophique, une maladie des neurones moteurs, est généralement
fatale, et chaque patient doit obtenir un diagnostic confirmé par
un expert.
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| DEUX : «ESPÉRER»
Même
si aucun autre diagnostic ne semble possible, il faut garder l’espoir d’une
issue moins tragique. La SLA peut brûler toutes les énergies
alors que d’autres types de maladies affectant les neurones
moteurs sont moins dévastateurs.
Il ne faut donc pas abandonner tout espoir. |
| TROIS : «UNE MALADIE QUI
AFFECTE TOUTE LA FAMILLE»
Dès
que le diagnostic est confirmé, tout le cercle familial doit se
sentir concerné. La maladie affecte non seulement la personne
atteinte, mais aussi tous les proches qui partagent cette souffrance avec
elle. Nous encourageons des membres de la famille à accompagner
le malade à tous les examens
médicaux, aux procédures
de test, etc. |
| QUATRE : «UNE INTERVENTION
PRÉCOCE POUR SOULAGER LES SYMPTÔMES»
Bon
nombre des symptômes des maladies des neurones moteurs peuvent être
atténués par divers traitements simples, qui devraient être
utilisés pour soulager les effets de la progression de la maladie.
Agir autrement est indigne et prive le malade de services auxquels il a
droit. Il faut éviter d’ajouter, à une situation déjà
difficile, des problèmes qu’il est possible de solutionner.
Lorsque l’état du malade se détériore et que l’on
en arrive à la phase terminale, l’utilisation judicieuse de médications
analgésiques comme la morphine, entre autres, ne risque pas de créer
d’accoutumance et permet d’offrir un plus grand confort au malade.
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| CINQ : «VOUS N’ ÊTES
PAS ABANDONNÉ NI SEUL»
La
possibilité de participer, le plus tôt possible après
le diagnostic, à des traitements expérimentaux confirme de
façon concrète que le patient n’est ni seul, ni abandonné
et que des chercheurs de renommée mondiale mettent toutes leurs
énergies à trouver une solution.
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| SIX :«ON N’EST JAMAIS SI
BIEN QUE CHEZ SOI»
Dans
la plupart des cas, les soins à domicile constituent meilleure solution.
De brefs séjours à l’hôpital pour des traitements plus
importants peuvent toutefois être appropriés à certaines
étapes de la maladie. Encore une fois, nous encourageons alors
les aidants naturels à être présents auprès
du malade et de faire en sorte qu’au moins un membre de la famille demeure
auprès de lui pendant la nuit.
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| SEPT : «UN PATIENT INFORMÉ
EST LE PATIENT LE PLUS EFFICACE»
En
tenant toutes les personnes concernées le mieux informées
possible sur ce qui va se passer, on respecte leur intelligence et leur
intégrité.. Leur décision sur ce qui est le
mieux pour elles devrait toujours être respectée. Il
faut discuter tôt des décisions difficiles à prendre
sur les moyens de prolonger la vie éventuellement, sans préjugé,
et ces décisions doivent être prises par le patient avant
que le moment soit venu d’y être confronté. Le refus
du patient de participer à un protocole de recherche ou d’accepter
des interventions pour prolonger sa vie, le désir de s’auto-administrer
des traitements non officiellement reconnus ou d’avoir recours à
des méthodes alternatives de soins de santé, comme les vitamines,
l’acupuncture, a méditation, etc., ne devrait pas faire l’objet
de commentaires ironiques ou provoquer le désengagement des professionnels
de la santé.
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| HUIT : «LE PATIENT EST
ENTRE BONNES MAINS»
Ne
jamais oublier que le patient est entre bonnes mains tout au long de sa
maladie : les médecins, les infirmières, les physiothérapeutes
et les autres professionnels de la santé sont là pour aider
le patient et pour aider la famille à faire face à la situation.
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| NEUF : «MAINTENIR LE NIVEAU
DE VIE ET CONSERVER LE FOYER FAMILIAL»
Il
faut aussi accorder tout l’attention nécessaire à la situation
financière de la famille et conserver le foyer familial, surtout
lorsque le patient était jusque-là le principal soutien financier
de la famille.
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| DIX : «SOUTENIR LE MORAL
DU PATIENT ET DE LA FAMILLE»
Il
faut sans relâche soutenir le moral du patient et de la famille et
leur apporter toute l’aide nécessaire pendant ce long parcours.
Il s’agit peut-être de l’attitude la plus importante dans l’approche
des maladies des neurones moteurs. Tout, y compris les soins médicaux
et infirmiers, ira invariablement de mal en pis si le moral est à
la baisse, et à l’inverse, un bon moral aidera incontestablement
à affronter de nombreux problèmes qui autrement apparaîtraient
insurmontables.
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