METROPOLIS - Ville en mutation |
![]() | ...en guise d'énoncé artistique |
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Les œuvres présentées ici ont fait l'objet d'une exposition à la galerie KôZen à Montréal en avril 2003. Elles sont le fruit d'une recherche et d'une réflexion sur la nature et l'esthétique du paysage urbain ainsi que de sa représentation photographique. · Recherche sur le signifiant pictural de l'image et sur l'écart qui peut se creuser entre la réalité et la photographie lorsqu'on utilise des procédés non traditionnels à la prise de vue ou en chambre noire.
· Réflexion sur la structure sociale et les symboles qui s'abritent derrière l'architecture du centre-ville et sur les liens avec les représentations de la Cité utopique comme on peut la retrouver chez Hugh Ferriss ou Fritz Lang dans les années 1920-30. L'exposition gravite autour de deux photographies au sténopé monumentales de la même scène - un négatif-papier de 3,80M. par 2,45M. et l'épreuve-contact en positif de mêmes dimensions - couvrant le paysage urbain Montréalais de la Place Ville-Marie à la Place des Arts tel que vu du 9ème étage de l'hotel Wyndham Montreal. Ces photographies géantes au sténopé représentent Montréal comme une ville abandonnée, sous un ciel d'apocalypse, et vide de toute présence humaine. La perspective plongeante fait ressortir le chaos architectural qui passe inaperçu au ras du sol. La quinzaine d'autres photographies qui accompagne ces deux images présente au contraire une vision beaucoup plus structurée de la ville. Mais rien n'est résolu parce que le procédé utilisé en chambre noire pour tirer ces épreuves crée un conflit entre le contenu contemporain de l'image et la représentation qui donne l'impression que les photographies datent des années 1940. Par ailleurs, ce corpus d'images relance le thème de "Montréal perdu" et la nécessité de créer de véritables archives du " paysage urbain" selon le modèle suggéré par les deux images géantes au sténopé. Documents d'archive sans aucun doute. Mais, à l'opposé de ces panoramas grandioses issus d'optiques modernes à très haute résolution, cette image nous transporte dans un monde à l'esthétisme complexe, rempli de paradoxes formels ou contextuels, (dont le moindre n'est pas celui de présenter le secteur Ste-Catherine & Jeanne-Mance vide de toute présence humaine alors que c'est un haut lieu de la vie urbaine Montréalaise) et sujet à d'importantes déformations de type anamorphique. |