Lors de long temps d'exposition, la plupart
des montures motorisées peuvent suivre les objets du ciel
profond durant 15 secondes sans avoir recourt au guidage du
télescope. Durant cette période les étoiles resteront bien
rondes. Dépassé ce délai, les étoiles risquent d'être
étirées ou filées dû à l'imprécision de suivi de la monture.
Personnellement je réussis, avec mon équipement, à suivre les
objets sans guidage manuel ou autoguidage durant 30 à 45
secondes avec un taux de pertes d'environ de 10% à 25%.
Pour augmenter le temps d'exposition par photo, on doit avoir
recourt au guidage manuel ou à l'autoguidage du télescope.
Le guidage manuel du télescope consiste à suivre visuellement,
avec un oculaire spécialisé pour cette fonction, une étoile
guide et à faire les corrections de guidage manuellement via la
manette de commande de la monture motorisée. Durant toute
la période d'exposition, l'opérateur doit continuellement
regarder à l'oculaire et faire les corrections manuellement.
Si le temps d'exposition total (incluant les images par
compositage) est d'une heure, on peut saisir que cette opération
est très éreintante et exige de l'opérateur une dextérité à
toute épreuve !
L'autoguidage d'un télescope consiste à automatiser le guidage
du télescope via une caméra CCD ou une Webcam.
L'autoguidage est donc préférable au guidage manuel car, une foi
démarré, tout est automatisé. L'opérateur peut aller se
détendre ou vaquer à d'autres tâches pendant toute la période
de guidage.
En plus de l'équipement servant à l'acquisition des images,
voici le matériel nécessaire à l'autoguidage :
Une deuxième caméra CCD ou une Webcam
Une lunette ou un télescope montée en parallèle
sur le télescope principal
Un support de montage en parallèle tel une
plaque à queue d'aronde
Des anneaux pour tube permettant d'ajuster la
lunette en focale avec le télescope principal
Un système de contrepoids pour équilibrer le
télescope
Un logiciel permettant l'autoguidage
Une monture motorisée permettant le contrôle du
déplacement par autoguidage
Les câblages pour relier la caméra et la monture
à l'ordinateur
Voici un exemple de montage pour l'autoguidage
(cliquer sur les images pour les agrandir) : Le matériel présenté ci-haut est celui de l'auteur.
Pour plus de détails cliquer sur ce
lien.
Voici les éléments techniques à considérer pour
l'autoguidage :
La lunette guide doit avoir de préférence la
même longueur focale que le télescope principal
Il est conseillé d'avoir la plus grande
ouverture focale possible de la lunette guide,
idéalement f/5 ou plus, car le défi en autoguidage
est de trouver une étoile guide suffisamment
brillante pour permettre l'autoguidage à des temps
d'exposition de 1 à 2 secondes
Avoir un jeu de déplacement de la lunette guide
pour la recherche d'une étoile guide suffisamment
brillante
Le fonctionnement de l'autoguidage :
Suivre une étoile guide à des intervalles
d'exposition de 1 à 2 secondes (recommandé)
Si l'étoile guide change de position ou se
déplace, le logiciel de guidage envoie des commandes
à la monture pour recentrer l'étoile
Les logiciels d'autoguidage :
Un logiciel d'acquisition d'images astronomiques est
fourni avec la plupart des caméras CCD. Ces logiciels
offrent souvent des fonctions d'autoguidage. Je conseille
d'utiliser ces logiciels qui possèdent déjà les pilotes
d'opération de la caméra. Il faut s'assurer que le
logiciel offre les pilotes d'opération de la monture que vous
possédez (si votre monture offre une compatibilité avec les
pilotes universels
ASCOM,
cela facilitera la compatibilité). Chaque logiciel fournit
le mode d'emploi pour l'autoguidage.
Si vous n'avez pas de logiciel d'autoguidage avec votre caméra
(par exemple vous utilisez une Webcam pour l'autoguidage), voici
trois logiciels gratuits d'autoguidage :
PHD Guiding,
GuideMaster et
GuideDog
Personnellement je ne les ai jamais essayés, mais des amateurs
d'astronomie les apprécient. Vous aurez donc la
possibilité de vérifier la compatibilité d'un des ces logiciels
avec votre matériel.