UNE BELLE HISTOIRE D’AMOUR


 Dans le petit village de Béthanie, à trois milles de Jérusalem, il y avait une belle maison de campagne où Jésus aimait aller se reposer.  Là vivaient deux soeurs: Marthe et Marie, et leur frère Lazare. De Lazare, l’évangile nous parle peu, mais nous savons que Jésus l’aimait et qu’il pleura sur son tombeau. Lazare, c’est le grand ressuscité.

 Marthe, elle, nous est mieux connue; on la rencontre dans la maison de Béthanie. Elle s’empresse, elle est partout.  Et quand Jésus est là, elle s’active encore davantage. Marthe, c’est la femme forte de la maison. Elle est forte dans ses oeuvres, elle est forte dans sa foi.  Autant que les larmes de Marie, c’est peut-être l’acte de foi de Marthe qui a mérité la résurrection de Lazare.

 Marie Madeleine, elle, se distingue parmi toutes les femmes de l’Évangile.  On la retrouve non seulement à Béthanie mais encore au pied de la croix, au tombeau vide, après la résurrection. C’est même elle qui recevra les premières paroles de Jésus Ressuscité.  Elle sera envoyée par Jésus aux apôtres pour leur annoncer la grande nouvelle de la résurrection, elle les précédera dans la mission évangélique, les ayant précédés dans la foi.

 Qui est cette Marie-Madeleine de qui Jésus a dit qu’on parlerait d’elle partout où serait prêchée la Bonne Nouvelle? Est-ce une prostituée? La femme de qui Jésus a chassé sept démons? La contemplative de la Sainte Baume? J’ai lu dernièrement des livres de deux grands exégètes: l’un nous affirmait avec de forts arguments qu’il n’y avait qu’une Marie Madeleine dans l’Évangile et c’est elle qui est allée  vivre dans la montagne de la Sainte Baume en France; l’autre avec des arguments aussi convaincants affirmait le contraire.

 À bien y penser, Madeleine, la pécheresse, l’amoureuse de Jésus, c’est peut-être toi, c’est peut-être moi. La Marthe qui s’agite pour trop de choses, c’est peut-être nous aussi. Et si nous étions des Lazares qui ont besoin d’être ressuscités à la vie spirituelle....

 Écoutons le texte de l’Onction à Béthanie ( Jn 12, 1-12) et essayons de nous retrouver dans les personnages.

Six jours avant la Pâque, Jésus vint à Béthanie, où était Lazare que Jésus avait ressuscité des morts. On fit là un repas. Marthe servait. Lazare était l’un des convives. Alors, Marie, prenant une livre d’un parfum de nard pur, de grand prix, oignit les pieds de Jésus et les essuya avec ses cheveux, et la maison s’emplit de la senteur du parfum.

Mais Judas l’Iscariot , l’un de ses disciples, celui qui allait le livrer dit: “Pourquoi ce parfum n’a-t-il pas été vendu trois cents deniers qu’on aurait donné aux pauvres?” Mais il dit cela non par souci des pauvres, mais parce qu’il était voleur et que, tenant la bourse, il dérobait ce qu’on y mettait.  Jésus dit alors: "Laissez la, c’est pour le jour de ma sépulture qu’elle devait garder ce parfum. Les pauvres en effet, vous les aurez toujours avec vous;  mais moi, vous ne m’aurez pas toujours."

DE NOTRE MAISON
VIENT FAIRE UN AUTRE BÉTHANIE
POUR QUE NOUS T’AIMIONS
COMME LAZARE, MARTHE ET MARIE.
ET QUE LE PARFUM DE NOTRE AMOUR
EMBAUME LE BÉTHANIE DE NOS COEURS POUR TOUJOURS
EN TE  DISANT QU’ILS SONT À TOI SANS RETOUR.

Prions avec Jésus

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