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Étude Biblique 2

 

L'Existence de Dieu.

 

La Bible révèle Dieu comme étant le seul être infini et éternel. Il n'a ni commencement ni fin. Il est le Créateur, et celui qui maintient toutes choses. Il est l'intelligence suprême en personne, le juste maître de Son univers. Il est la vie et par conséquent, la seule source de la vie.

L'homme est naturel et ne peut pas connaître Dieu par son intelligence.
Prétends-tu sonder les pensées de Dieu, Parvenir à la connaissance parfaite du Tout-Puissant? (Job11:7).
Dieu est une personne et ne peut être connu que par révélation.
Dans l'Ancien Testament Il S'est révélé par Ses prophètes.
Dans le Nouveau Testament Il Se révèle à travers Son Fils Jésus-Christ.
Après avoir autrefois, à plusieurs reprises et de plusieurs manières, parlé à nos pères par les prophètes, Dieu, dans ces derniers temps, nous a parlé par le Fils; il l'a établi héritier de toutes choses; par lui il a aussi créé l'univers. Le Fils est le reflet de sa gloire et l'empreinte de sa personne, et il soutient toutes choses par sa parole puissante. Il a fait la purification des péchés et s'est assis à la droite de la majesté divine dans les lieux très hauts. (Hébreux 1:1-3).

1. L'Existence de Dieu.
 

Lire Hébreux 11:5,6

A aucun endroit la Bible ne tente de prouver ou d'argumenter sur l'existence de Dieu. "Car il faut que celui qui s'approche de Dieu croie que Dieu est" (ref. ci-dessus). Dans les Écritures, l'existence de Dieu est un fait qui ne peut être mis en question. "Au commencement, Dieu…" (Genèse 1:1)
La Bible commence par annoncer le fait sublime de l'existence de Dieu. Il y a des arguments en faveur de l'existence de Dieu. Ils n'ont pas d'autre ambition que d'être matière à réflexion.

1.1. La croyance universelle

La croyance universelle en Dieu vient du cœur de l'homme; Elle est innée et vient d'une intuition universelle. Ceux qui se disent athées essayent d'étouffer cette intuition. L'évidence est là, en tout temps, en tout lieux, au milieu de chaque civilisation, des hommes se sont inclinés adorant le créateur de l'univers.

1.2. L'argument de cause à effet

Chaque chose qui commence doit son existence à une cause. Nous avons une montre, il doit y avoir un fabricant de montre. Nous avons une maison, il doit y avoir un constructeur de bâtiment. Il y a une création ordonnée dont le fonctionnement obéit à des lois très complexes, il doit y avoir un créateur exceptionnellement intelligent. Cette création n'aurait pas pu venir à l'existence sans un créateur qui soit une personne intelligente, pas plus qu'un alphabet ne peut produire un livre sensé sans un auteur.

1.3. L'argument de l'anthropologie

La nature morale, intellectuelle et émotionnelle de l'homme ainsi que son côté spirituel qui le distingue des animaux, parle en faveur de l'existence du Dieu Créateur.

1.4. La Bible et le Christ qu'elle révèle

La naissance miraculeuse de Jésus, Sa vie sans péché, les paroles merveilleuses et profondes qu'Il a prononcées, Ses miracles au sujet desquels beaucoup d'hommes ont rendu témoignage, Sa mort pour nous, Sa résurrection corporelle… Les apôtres ont tout perdu sur cette terre, jusqu'à leur propre vie, pour prêcher cette vérité dont ils ont eu les preuves. Si cela avait été une histoire montée de toute pièce, il y en aurait eu au moins un qui aurait cédé devant les souffrances; mais bien au contraire, ils ont préféré perdre leur vie plutôt que de renier la résurrection de Jésus-Christ comme étant un fait historique. Tout cela ainsi que le témoignage des Écritures, exprime la réalité de Dieu. 

2. La personnalité de Dieu
 

Lire 1 Thessaloniciens 1:9

La Bible révèle que Dieu a une personnalité. Il est appelé "le Dieu vivant et vrai." Il est conscient et possède une volonté. Sa personnalité est montrée dans ce qu'Il fait.
1) Dieu aime
 "Car Dieu a tellement aimé le monde…" (Jean 3:16)
2) Dieu déteste
 "Il y a six choses que hait l'Éternel…" (Proverbes 6:16)
3) Dieu prend soin de vous
 "vous déchargeant sur Lui de tous vos soucis, parce qu'Il a soin de vous" (1 Pierre 5:7)
4) Dieu est affligé
"Et, Il en fut affligé dans Son cœur…" (Genèse 6:6)
Il faut être une personne pour aimer, haïr, prendre soin et être affligé.

 

3. La nature de Dieu

 

Lire 1 Jean 4:8.

3.1. Définitions

Il y a quatre définitions de Dieu dans la Bible. Dieu ne pouvant être entièrement défini, elles sont incomplètes, cependant elles jettent une lumière sur la nature de Dieu.
1) "Dieu est amour" (1 Jean 4:8).
C'est la nature de Dieu dans Sa compassion.
2) "Dieu est lumière" (1 Jean 1:5).
C'est la nature de Dieu dans Son caractère absolu.
3) "Car notre Dieu est aussi un feu dévorant" (Hébreux 12:29).
C'est la nature de Dieu dans Sa sainteté.
4) "Dieu est Esprit" (Jean 4:24).
C'est la nature de Dieu dans Son essence.

3.2. Attributs de Dieu

Les attributs de Dieu révèlent Sa nature. Ne pensez pas que Ses attributs soient abstraits, ils sont plutôt des moyens par lesquels Sa nature est dévoilée.
1) La vie appartient à Dieu. Il est Éternel (Jean 5:21-26).
2) La toute-connaissance appartient à Dieu. Il est omniscient (Ps. 147:5)
3) La toute puissance appartient à Dieu.Il est omnipotent (Apoc. 19:6).
4) Dieu est partout à la fois. Il est omniprésent (Psaumes 139:7-10).
Dieu est présent partout mais Il n'est pas en chaque chose. Si Dieu était en chaque chose l'homme pourrait adorer les objets, et ainsi adorer Dieu. "Dieu est Esprit, et il faut que ceux qui L'adorent, L'adorent en esprit et en vérité." Jean 4:24
 

4. La Trinité de Dieu

 

Lire Matthieu 3:16,17.

Par trinité de Dieu nous comprenons Son existence tri-personnelle: en tant que Père, Fils et Saint-Esprit. Un seul Dieu en trois personnes distinctes.

1) Le Père est reconnu comme Dieu (1 Pierre 1:2).
Il est la plénitude de la divinité invisible (Jean 1:18).
2) Le Fils est reconnu comme Dieu (Hébreux 1:8).
Il est la plénitude de la divinité manifestée en chair (Jean 1:14).
3) Le Saint-Esprit est reconnu comme Dieu (Actes 5:3,4).
Il est la plénitude de la divinité agissant sur l'homme, le convainquant de péché (Jean 16:7-11) et guidant les croyants dans toute la vérité (Jean 16:12-15).
4) La doctrine de la trinité laisse des traces dans l'Ancien Testament.
"Puis Dieu dit: faisons l'homme à notre image, selon notre ressemblance" (Genèse1:26) Lire Genèse 1:2 ; Proverbes 30:4 ; Esaïe 48:12-13. Dans ce dernier texte c'est Dieu le Fils qui parle et au verset 16 Il dit que le Seigneur, l'Éternel, l'a envoyé avec Son Esprit. Voir aussi (Ps. 2:2,7,12; Ps.45:7,8; Ps.110:1; Esaïe 9:6,7; Michée 5:1)
5) La doctrine de la trinité est confirmée dans le Nouveau Testament.
 En Matthieu 3:16,17 nous avons Christ baptisé, le Père parlant du ciel et le Saint-Esprit qui descend comme une colombe.
 Les croyants doivent être baptisés: "au nom du Père, du Fils et du Saint-Esprit." (Mat..28:19).
 L'homme, fait à l'image de Dieu, est une créature tri-unitaire: l'esprit, l'âme et le corps (1 Thess.5:23)
 

5. La Grâce de Dieu

 

Lire Éphésiens 2:8,9

La grâce c'est l'amour et la miséricorde de Dieu en action. Montrer de la miséricorde avec amour, c'est la grâce. Dieu a montré de la miséricorde mêlée d'un amour illimité, lorsqu'Il a envoyé Son Fils pour porter nos péchés sur la croix. (Jean 3:16)  La grâce c'est l'amour de Dieu, non mérité par les pécheurs.

1) La grâce de Dieu sauve pour toujours (Romains 8:38, 39).
2) La grâce de Dieu est inconditionnelle. (Romains 11:6)
    Le salut n'est pas "selon nos mérites" ou "si l'on ne chute pas" ou bien "si l'on a fait de son mieux".
3) La grâce de Dieu est suffisante (2 Corinthiens 12:9).
4) La grâce de Dieu est sans discrimination  (Apocalypse 22:17).
5) La grâce de Dieu justifie  (Romains 3:23, 24).
6) La grâce de Dieu fait de chaque croyant un héritier  (Tite 3:7).
7) La grâce de Dieu enseigne au croyant comment vivre  (Tite 2:11, 12).

Vous sentez-vous concerné par la grâce de Dieu? Réalisez-vous Son amour manifesté dans l'envoi de Son Fils? A la croix du Calvaire vos péchés ont été portés par le Fils de Dieu afin que vous ne soyez pas condamné. Sur cette croix votre nature pécheresse a été condamnée par Dieu afin que vous viviez par le Fils de Dieu ressuscité. Non seulement Il paie pour vos péchés mais Il vous offre une nouvelle vie bien supérieure à l'ancienne.

Si donc vous appréciez la grâce de Dieu envers vous, donnez-vous volontairement à votre Sauveur, pour Lui obéir en vous réjouissant de Sa présence.

 

6. La Confiance en Dieu

 

Énoncé simplement, la capacité de faire confiance à Dieu, avec tout ce qu'implique le mot confiance, est aussi essentielle à la croissance spirituelle que la respiration l'est à la vie humaine.

Le dictionnaire définit la confiance comme étant «un appui certain sur l'intégrité d'un autre» et «un ferme espoir». Peut-être que la définition la plus compatible avec une compréhension biblique de la confiance est : «permettre à quelqu'un d'agir pour soi, sans crainte ni hésitation». Un homme montre sa confiance en Dieu, en l'acceptant comme son Seigneur et son Dieu.

La confiance est particulièrement indispensable au développement du chrétien, parce qu'elle donne naissance à la loyauté, celle-ci pouvant être définie comme étant «l'état ou la qualité d'être fidèle envers celui auquel on doit allégeance». La loyauté implique un rapport personnel qui demeure stable même quand on est tenté d'y renoncer ou de l'ignorer.

La loyauté est primordiale pour la croissance spirituelle parce qu'elle donne naissance à la fidélité, celle-ci pouvant être définie comme étant «l'observance attentive du devoir ou l'acquittement d'obligations». La confiance, la loyauté et la fidélité forment les éléments essentiels qui permettent au croyant d'atteindre le maximum d'efficacité en Jésus-Christ. Énoncé plus simplement, on peut résumer cette pensée par : sans confiance, il n'y a pas de croissance.

Un manque de confiance, en effet, indique une faiblesse spirituelle. La Bible dit: «Ceux qui se confient en l'Éternel sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est affermie pour toujours. Des montagnes entourent Jérusalem; ainsi l'Éternel entoure son peuple, dès maintenant et à jamais.» (Psaume 125:1-2).

La confiance solide comme un roc, la confiance qui se tient aussi haut et ferme qu'une montagne, croît seulement en proportion de notre connaissance de la nature de Dieu. Le psalmiste dit: «Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi» (Psaume 9:11):

Ainsi, pour augmenter ma confiance, je dois connaître la nature de Dieu. Et pour connaître la nature de Dieu, je dois connaître Ses noms.

Il y a, par exemple, au moins seize noms dans l'Ancien Testament dans lesquels le terme hébreu Yahveh, qui signifie «existant par lui-même», est relié à un terme descriptif qui révèle un aspect unique de notre Créateur. On pourrait les appeler «les noms de l'Éternel». Pour nous aider à mieux comprendre la nature de Dieu et augmenter ainsi notre confiance en Lui, nous examinerons quelques-uns de ces noms.

 

7. Les Noms de Dieu

 

1. Yaveh Nissi

Alors que les Amalécites attaquaient Israël, Moïse, le commandant en chef nommé par Dieu, prépara la stratégie que Dieu lui avait révélée. La Bible dit: «Amalek vint combattre Israël à Rephidim. Alors Moïse dit à Josué: Choisis-nous des hommes, sors, et combats Amalek; demain je me tiendrai sur le sommet de la colline, la verge de Dieu dans ma main» (Exode 17:8&endash;9). La stratégie que Dieu avait donnée à Moïse n'était pas très complexe. Moïse devait simplement élever la verge de Dieu, symbole de la puissance surnaturelle de Dieu, au-dessus du champ de bataille, tandis que Josué conduisait les troupes à la victoire.

Au début de la bataille, la stratégie a réussi, mais pendant un temps seulement. La Bible dit: «Lorsque Moïse élevait sa main, Israël était le plus fort; et lorsqu'il baissait sa main, Amalek était le plus fort» (Exode 17:11). Une leçon dynamique sur la puissance de l'intercession est donnée lorsque Aaron et Hur interviennent et élèvent les bras fatigués de Moïse au-dessus du champ de bataille. Et quand, finalement, la victoire totale est acquise, Moïse honore Dieu en nommant l'endroit YAHVEH-NISSI. C'était une expression hébraïque signifiant «YAHVEH est notre protecteur» ou «L'Éternel est notre force et notre victoire». La Bible Ostervald traduit ainsi ce verset: «Et Moïse bâtit un autel et le nomma : l'Éternel mon étendard.» (Exode 17:15)

On trouve ici une signification importante. Quand des soldats, au cours d'une bataille, élèvent l'étendard de leur nation, cela signifie que toute la puissance ou toutes les ressources de cette nation se tiennent derrière leurs efforts. Ils avancent dans la bataille au nom de leur nation. Quand nous élevons le nom de Yahveh-Nissi devant nos ennemis, cela signifie que toute la puissance du Roi du ciel nous soutient dans notre bataille. Dieu se tient derrière nous. Nous ne sommes pas seuls.

Moïse avait certainement bien appris ce principe. Dieu était Yahveh-Nissi pour Israël, bien avant que Moïse le décrive comme tel. Ainsi, c'était Moïse qui, auparavant, avait dit au peuple de Dieu: «L'Éternel combattra pour vous; et vous, gardez le silence» (Exode 14:14). Même les ennemis d'Israël savaient qu'Israël avançait dans la puissance de Yahveh-Nissi. 2Chroniques 20:29 dit: «La terreur de l'Éternel s'empara de tous les royaumes des autres pays, lorsqu'ils apprirent que l'Éternel avait combattu contre les ennemis d'Israël.»

Ce concept n'est pas réservé à l'Ancien Testament. Jésus dit également: «Voici, je vous ai donné le pouvoir de marcher sur les serpents et les scorpions, et sur toute la puissance de l'ennemi; et rien ne pourra vous nuire» (Luc 10:19). Ceci ne peut que remplir nos cœurs de confiance. Dieu nous a donné un étendard à élever dans chaque bataille. C'est la puissance de Son nom glorieux, Yahveh-Nissi!

 

2. Yahveh Jiré

Il y a encore bien davantage à découvrir dans la puissance des noms de l'Éternel. Abraham nous fournit un exemple particulier. Le patriarche affronta une épreuve sérieuse qui aurait pu causer une crise. En vérité, nous pourrions l'appeler: l'examen d'Abraham à l'école divine de la confiance et de l'obéissance. Isaac était l'enfant du patriarche par qui Dieu avait promis de donner naissance à une nation puissante. Mais alors, vint l'épreuve. A propos de cette expérience, la Bible dit: «Après ces choses, Dieu mit Abraham à l'épreuve et lui dit: Abraham! Et il répondit: Me voici! Dieu dit: Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac; va-t-en au pays de Morija, et là offre-le en holocauste sur l'une des montagnes que je te dirai.» (Genèse 22:1&endash;2).

La confiance d'Abraham était profonde, et son obéissance d'une imposante majesté. Pas à pas, ce père de la nation juive suivit les instructions de Dieu. Les Écritures disent: «Lorsqu'ils (Abraham et Isaac) furent arrivés au lieu que Dieu lui avait dit, Abraham y éleva un autel et rangea le bois. Il lia son fils Isaac et le mit sur l'autel, par-dessus le bois» (Genèse 22:9). La question finale de cet examen était sur le point d'être posée. Jusqu'où Abraham porterait-il son engagement à l'obéissance? La lame à la main, son fils unique solidement attaché sur l'autel, Abraham tendit la main et se prépara à commettre l'inconcevable. C'est seulement alors, que l'ange qui représente Dieu s'écrie: «N'avance pas ta main sur l'enfant et ne lui fais rien; car je sais maintenant que tu crains Dieu, et que tu ne m'as pas refusé ton fils, ton unique» (Genèse 22:12).

On peut imaginer le soulagement d'Abraham. Sûrement, au fond de son cœur, il a dû être convaincu que Dieu fournirait un moyen d'échapper à cette épreuve. Après tout, Dieu n'avait-il pas clairement promis de donner naissance, par Isaac, à une grande nation? Mais, d'autre part, Dieu exigeait aussi un sacrifice, et Abraham le savait. Il devait trouver un substitut. La Bible dit: «Abraham leva les yeux, et vit derrière lui un bélier, retenu dans un buisson par les cornes; et Abraham alla prendre le bélier et l'offrit en holocauste à la place de son fils» (Genèse 22:13). La réponse d'Abraham à ce miracle de Dieu fut de nommer l'endroit Yahveh-Jiré, ce qui signifie simplement «l'Éternel pourvoit à mes besoins».

De nombreux textes bibliques confirment ce nom de Dieu. Regardons de nouveau les pérégrinations d'Israël dans le désert. La Bible dit: «Car l'Éternel, ton Dieu, t'a béni dans tout le travail de tes mains, il a connu ta marche dans ce grand désert. Voilà quarante années que l'Éternel, ton Dieu, est avec toi: tu n'as manqué de rien» (Deutéronome 2:7).

Nous nous rappelons l'expérience d'Elie qui, de même, trouva que Dieu était Yahveh-Jiré. Nous lisons: «Les corbeaux lui apportaient du pain et de la viande le matin, et du pain et de la viande le soir» (1 Rois 17:6).

Effectivement, Dieu est bien Yahveh-Jiré, la source qui pourvoit à nos besoins.

 

3. Yahveh Shalom

On enseigne peu d'histoires bibliques aussi fréquemment que celle des troupes de Gédéon: trois cents soldats mal équipés attaquant une armée importante de soldats madianites. Ce qui est intéressant à noter, c'est que nous découvrons dans cette histoire un nouveau nom de l'Eternel auquel on ne fait pas souvent attention en racontant le récit. La leçon commence quand l'ange de l'Eternel recherche Gédéon, le futur «général» que Dieu avait choisi pour conduire cette armée de guerriers en loques et sans armes. L'histoire commence ainsi: «Puis vint l'ange de l'Eternel, et il s'assit sous le térébinthe… Gédéon… battait du froment au pressoir, pour le mettre à l'abri de Madian» (Juges 6:11).

Bien sûr, Gédéon n'était pas ce que l'on pourrait appeler un membre courageux de l'armée israélite. En effet, au début, quand l'ange apparaît, il est en train de se cacher. Le guerrier, déjà effrayé, dut sûrement être étonné en entendant l'ange s'exclamer avec force: «L'Eternel est avec toi, vaillant héros!» (Juges 6:12). Humainement parlant, on ne peut guère blâmer Gédéon pour sa crainte. Après tout, c'était sûrement un fait notoire dans le camp israélite que les Madianites avaient rassemblé une armée redoutable de cent trente-cinq mille hommes, alors que l'armée israélite n'en comptait que trente-deux mille. Ainsi les Madianites possédaient un avantage de quatre contre un, avant même que Dieu n'ait ôté trente et un mille sept cents guerriers des troupes israélites, n'en laissant à Gédéon que trois cents. On ne peut qu'imaginer le choc que ressentit Gédéon quand l'ange ajouta: «Va avec cette force que tu as, et délivre Israël de la main de Madian» (Juges 6:14).

Mais, avec le temps qui passe, la conscience spirituelle de Gédéon augmente. L'ange, de fait, est réel et Gédéon est véritablement témoin d'un miracle. Ce futur juge d'Israël déclare tout à coup: «Malheur à moi, Seigneur Éternel car j'ai vu l'ange de l'Éternel face à face» (Juges 6:22). A ce moment solennel, Gédéon cesse alors toute activité et bâtit un autel au Seigneur. Sans aucun doute, une paix surnaturelle inonde son cœur car il nomme l'endroit Yahveh-Shalom ce qui signifie «l'Éternel est notre paix».

 La paix de Dieu, qui croissait dans le cœur de Gédéon, rendit possible ses préparatifs en vue d'une bataille tout à fait extraordinaire. Dieu allait démontrer que, non seulement Lui seul donne la victoire, mais qu'il ne donne Sa victoire que par Ses enfants. Comme le dit, un jour Augustin: «Sans Dieu nous ne pouvons pas, mais sans nous Dieu ne veut pas!». Et, bien que l'armée madianite l'emportait en nombre sur les troupes de Gédéon par plus de 450 contre 1, Gédéon affronta la bataille plein de confiance parce que ses troupes avancèrent dans la paix de Dieu. Posséder une paix qui surpasse toute compréhension, c'est posséder une «confiance» que le monde ne peut pas comprendre.

 

4. Yahveh Tsidkenu

Il y a encore bien davantage à comprendre au sujet de la nature de Dieu en étudiant Ses noms. Il est, par exemple, impossible de comprendre la nature de Dieu sans se faire une bonne idée de Sa sainteté. Dieu est absolument parfait dans Sa pureté et incomparable dans Son intégrité. Il est l'essence même de tout ce qui est juste et bon. A cause de ceci, toute notre justice doit découler de Lui.

Le prophète Jérémie mentionne le nom puissant de Dieu Yahveh-Tsidkenu, qui nous rappelle que Dieu est la source de notre justice. La Bible dit: «Voici, les jours viennent, dit l'Éternel, où je susciterai à David un germe juste; il régnera en roi et prospérera, il pratiquera la justice et l'équité dans le pays. En son temps, Juda sera sauvé, Israël aura la sécurité dans sa demeure; et voici le nom dont on l'appellera: l'Éternel notre justice (Yahveh-Tsidkenu.» (Jérémie 23:5&endash;6).

La justice signifie «le caractère de ce qui est droit ou moral». C'est ce qui est bon, honnête, juste et équitable. Ainsi, la justice signifie «l'état ou la qualité d'être droit, moral, juste et équitable». Il est clair que le Seigneur seul est notre sainteté. La Bible dit de Christ: «Car en lui habite corporellement toute la plénitude de la divinité. Vous avez tout pleinement en lui, qui est le chef de toute domination et de toute autorité.» (Colossiens 2:9&endash;10).

Les mots hébreux qu'utilisa Jérémie pour décrire l'avènement du Messie, Yahveh-Tsidkenu, signifient littéralement «l'Étrenel est justice». En outre, parce que le pardon est au cœur de la justice de Dieu, nous pouvons déclarer avec certitude que Jésus existe par Lui-même et nous pardonne pour toute l'éternité en nous revêtant de sa justice.

Quoi d'autre pourrait rehausser davantage notre confiance en Dieu que de reconnaître que nous n'avons pas besoin de lutter pour être justes? Il nous faut tout simplement puiser notre justice en Jésus-Christ, le Fils de Dieu. Notre capacité de vivre une vie sainte ne peut provenir que de Jésus-Christ.

 

5. Yahveh Raah

Le nom peut-être le plus familier de notre Seigneur, dans les Écritures, se trouve dans le texte très connu et aimé du Psaume 23. Nous y lisons: «L'Éternel est mon berger: je ne manquerai de rien. Il me fait reposer dans de verts pâturages, Il me dirige près des eaux paisibles» (Psaume 23:1-2). C'est dans ce passage que le psalmiste nous rappelle que notre Seigneur est Yahveh-Raah, notre Berger et notre Guide. Développant cette belle image de notre Sauveur, Esaïe ajoute: «Comme un berger, il paîtra son troupeau, il prendra les agneaux dans ses bras et les portera dans son sein; il conduira les brebis qui allaitent» (Esaïe 40:11). Notre Seigneur est véritablement un doux Berger. Comme Christ Lui-même expliqua: «Je suis le bon berger. Le bon berger donne sa vie pour ses brebis» (Jean 10:11).

Aujourd'hui encore, en Palestine, un visiteur découvre rapidement que le métier de berger y est toujours bien vivant et n'a pas changé depuis l'époque du psalmiste David. Comme dans les temps anciens, des bêtes sauvages peuvent encore s'abattre tout à coup sur des brebis laissées sans surveillance et les dévorer. Ainsi, les bergers continuent-ils à vivre jour et nuit avec leurs brebis. De nos jours, le berger cherche encore à établir une réelle intimité avec ses brebis. Il lui arrive de donner un nom à chacune d'entre elles et parfois de leur parler. En outre, les brebis apprennent à reconnaître et à faire confiance à la voix de leur berger. S'il leur semble qu'il les mène dans un désert aride, elles le suivent néanmoins, sachant par expérience qu'il les mène vers de verts pâturages et vers l'eau qu'elles ne peuvent voir par elles-mêmes.

Tel est l'exemple de notre Seigneur et Roi, Jésus-Christ. Il nous mène vers tout ce qui est nécessaire à notre croissance et à notre développement. Sachant ceci, notre confiance ne peut qu'augmenter.

 

6. Yahveh Rapha

On découvre aussi la santé, la guérison et le rétablissement dans un autre nom de Dieu. La leçon biblique débute ainsi: «Moïse fit partir Israël de la mer Rouge. Ils prirent la direction du désert de Schur; et, après trois journées de marche dans le désert, ils ne trouvèrent point d'eau.» (Exode 15:22). Peu de jours auparavant, Israël avait été le témoin d'un des miracles les plus extraordinaires de son histoire. Sous leurs yeux, les vastes eaux de la mer Rouge s'étaient ouvertes et la multitude du peuple d'Israël avait traversé à pied sec.

Maintenant, le peuple de Dieu se trouve en train de mourir de soif au milieu d'un désert sans eau. On ne peut qu'imaginer la joie qui se répand à travers le camp quand quelqu'un, tout à coup, aperçoit au loin une petite étendue d'eau. Leur joie, cependant, s'enfuit rapidement. La Bible dit: «Ils arrivèrent à Mara; mais ils ne purent pas boire l'eau de Mara, parce qu'elle était amère. C'est pourquoi ce lieu fut appelé Mara.» (Exode 15:23). Un esprit de murmures remplit rapidement le camp, ce qui est typique chez les enfants d'Israël. En désespoir de cause, Moïse se tourne vers Dieu pour Lui demander conseil. Les instructions de Dieu sont simples, bien qu'étranges. Il dit à Moïse de prendre un bois et de le jeter dans l'eau (voir Exode 15:25). Le chef d'Israël obéit et Dieu adoucit immédiatement l'eau.

Dieu se sert alors de cette situation pour nous révéler une puissante promesse de santé continue. Il dit: «Si tu écoutes attentivement la voix de l'Éternel, ton Dieu, si tu fais ce qui est droit à ses yeux, si tu prêtes l'oreille à ses commandements, et si tu observes toutes ses lois, je ne te frapperai d'aucune des maladies dont j'ai frappé les Égyptiens; car je suis l'Éternel, qui te guérit.» (Exode 15:26). Ici, Dieu se révèle comme Yahveh-Rapha, «le Seigneur qui nous guérit». L'expression vient d'un mot hébreu rophe qui apparaît plus de soixante fois dans l'Ancien Testament et qui se rapporte toujours au rétablissement et à la guérison.

L'Ancien et le Nouveau Testaments contiennent de nombreuses promesses à propos de la puissance de Dieu pour la guérison. Nous ne citerons que deux exemples. Osée écrivit: «Venez, retournez à l'Éternel Car il a déchiré, mais il nous guérira; il a frappé, mais il bandera nos plaies.» (Osée 6:1). Jésus déclara: «L'Esprit du Seigneur est sur moi, parce qu'il m'a oint pour annoncer une bonne nouvelle aux pauvres; il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur brisé, pour proclamer aux captifs la délivrance, et aux aveugles le recouvrement de la vue, pour renvoyer libres les opprimés.» (Luc 4:18).

 

7. Yahveh Shammah

Peu de noms de l'Éternel sont capables d'augmenter notre confiance plus que celui révélé par Ézéchiel dans sa description de Jérusalem restaurée. Vingt-cinq ans avant cette prophétie, Ézéchiel avait déjà averti le peuple de Dieu que Jérusalem et son temple seraient détruits. A présent, le prophète donne des nouvelles encourageantes d'une cité et d'un temple restaurés. Le récit est plutôt détaillé et rend la lecture biblique quelque peu ardue, mais, au milieu des détails, jaillit une puissante image de Dieu.

Décrivant une Jérusalem restaurée, les mots finals de la prophétie d'Ézéchiel sont: «…Et, dès ce jour, le nom de la ville sera: L'Éternel est ici» (Ézéchiel 48:35). L'expression française «l'Éternel est ici» vient des mots hébreux Yahveh-Shammah. Pensez-y ! «Le Seigneur est ici!» Pourrait-il y avoir un plus beau nom pour décrire notre Seigneur? Où que nous allions et quoi que nous fassions, Dieu y est déjà. Il nous a précédés.

Dans un certain sens, cette réalité est contenue dans chacun des noms de l'Eternel figurant dans les Ecritures, le Dieu tout-puissant, éternel, existant par Lui-même est avec nous. Tous mes soucis peuvent être abandonnés au Seigneur, car partout où je vais ou quoi que je puisse rencontrer, Dieu y est déjà. Et, quoi que Ezéchiel 48:35 soit le premier verset dans lequel on peut lire ce nom, l'essence même de cette vérité existait depuis les premières pages de la Bible. Nous nous rappelons la promesse de Dieu envers Jacob: «Voici, je suis avec toi, je te garderai partout où tu iras… car je ne t'abandonnerai point…» (Genèse 28:15).

Considérons la promesse de Dieu aux sacrificateurs au sujet des batailles à venir: «Lorsque tu iras à la guerre contre tes ennemis et que tu verras des chevaux et des chars, et un peuple plus nombreux que toi, tu ne les craindras point; car l'Éternel, ton Dieu, qui t'a fait monter du pays d'Égypte, est avec toi.» (Deutéronome 20:1). Trois versets plus loin nous lisons: «Car l'Éternel, votre Dieu, marche avec vous, pour combattre vos ennemis, pour vous sauver.» (Deutéronome 20:4).

La promesse souvent citée d'Esaïe est remarquable: «Je marcherai devant toi, j'aplanirai les chemins montueux, je romprai les portes d'airain et je briserai les verrous de fer. Je te donnerai des trésors cachés, des richesses enfouies…» (Esaïe 45:2-3). On trouve dans le Nouveau Testament, en Matthieu 18:20, l'équivalent du Yahveh-Shammah d'Ézéchiel. Ici, notre Seigneur raconte: «Car là où deux ou trois sont assemblés en mon nom, je suis au milieu d'eux.» Ce que Christ dit en vérité, c'est: où que vous alliez pour vous assembler, vous découvrirez que j'y suis déjà! Commençant par nous présenter la naissance d'Emmanuel (Dieu avec nous), L'Évangile selon Matthieu termine ainsi : «Et voici, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin du monde» (Matthieu 28:20).

Une pleine compréhension de la vraie nature de Dieu, comme elle nous est révélée par ses nombreux noms, devrait nous remplir d'une confiance illimitée. Après tout, Dieu n'est pas seulement Celui qui nous protège et nous pardonne éternellement; Il est aussi Celui qui nous donne la paix, qui pourvoit à nos besoins, nous guide et nous guérit. Mais mieux que tout, Dieu est avec nous. Il est Celui qui demeure éternellement, un fait qui ne peut qu'augmenter notre confiance. Connaître Dieu, c'est Lui faire confiance. Augmenter notre connaissance, c'est augmenter notre confiance. Il n'est guère étonnant que le psalmiste ait dit: «Ceux qui connaissent ton nom se confient en toi.» (Psaumes 9:11).

«Ceux qui se confient en l'Éternel sont comme la montagne de Sion: elle ne chancelle point, elle est affermie pour toujours. Des montagnes entourent Jérusalem; ainsi l'Éternel entoure son peuple, dès maintenant et à jamais» (Psaumes 125:1-2).

 

 

TEXTES COMPLÉMENTAIRES

 

Job 13:15; Psaume 16: 1-11; 25:1-11; 31:1-9; 37:1-7; 55:3,23; 60:6; 91:1-7; 107:20; 119:41-45

Proverbes 29:25; 30:5; Esaïe 12:1-6; Matthieu 6:24-34; Philippiens 4:5-7; 1 Pierre 5:7-10

 
 

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