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Exhortation
Notre mission de
pardonner aux autres
Dans le plan de
Dieu, le message du «pardon» est destiné à changer
l'humanité.
Le sacrifice de Jésus à la croix a réconcilié l'homme
avec Dieu. Aussitôt après, Jésus conféra à ses disciples
le ministère de la réconciliation. Il leur dit : « La
paix soit avec vous ! Comme le Père m'a envoyé, moi
aussi je vous envoie. Après ces paroles, il souffla sur
eux, et leur dit : Recevez le Saint-Esprit. Ceux à qui
vous pardonnerez les péchés, ils leur seront pardonnés ;
et ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront
retenus » (Jean 20:21-23).
C'était là le message confié à la première église.
L'apôtre Paul aussi l'annonçait partout où il allait. «
Et tout cela vient de Dieu, qui nous a réconciliés avec
lui par Christ, et qui nous a confié le ministère de la
réconciliation. Car Dieu était en Christ, réconciliant
le monde avec Lui-même, n'imputant point aux hommes
leurs offenses, et il a mis en nous la parole de
réconciliation. Nous sommes donc ambassadeurs pour
Christ... » (2 Corinthiens 5:18-20).
Ayant été pardonnés par la mort et la résurrection de
Jésus-Christ, nous avons maintenant la responsabilité et
le privilège d'apporter ce message de réconciliation à
tous les hommes.
L'enseignement de Jésus sur le pardon :
En vue de préparer ses disciples à cette solennelle
responsabilité Jésus insista à maintes occasions sur la
nécessité de se pardonner les uns les autres. Il n'a pas
seulement enseigné sur le pardon, mais Il l'a aussi
vécu. Nous sommes donc appelés à suivre Son exemple.
Juste avant son ascension, Il donna Ses derniers
commandements à Ses disciples. « Allez, faites de toutes
les nations des disciples, les baptisant au nom du Père,
du Fils et du Saint-Esprit, et enseignez-leur à observer
tout ce que je vous ai prescrit. Et voici, je suis avec
vous tous les jours, jusqu'à la fin du monde » (Matthieu
28:19-20).
Une des vérités les plus négligées de l'enseignement de
Jésus est le message du pardon.
Nous allons considérer les 4 principaux messages de
Jésus sur ce sujet vital.
1. Le pardon transforme nos prières
« Voici donc comment vous devez prier : Notre Père qui
es aux cieux ! Que Ton nom soit sanctifié ; que Ton
règne vienne ; que Ta volonté soit faite sur la terre
comme au ciel. Donne-nous aujourd'hui notre pain
quotidien ; pardonne-nous nos offenses, comme nous aussi
nous pardonnons à ceux qui nous ont offensés ; ne nous
induis pas en tentation, mais délivre-nous du malin. Car
c'est à Toi qu'appartiennent, dans tous les siècles, le
règne, la puissance et la gloire. Amen ! Si vous
pardonnez aux hommes leurs offenses, votre Père céleste
vous pardonnera aussi ; mais si vous ne pardonnez pas
aux hommes, votre Père ne vous pardonnera pas non plus
vos offenses » (Matthieu 6:9-15).
Le seul commentaire que Jésus fait sur la prière est
d'insister sur la nécessité absolue du pardon. Vous
remarquerez qu'Il n'a pas dit : « Père, aide-nous à
pardonner aux autres, comme tu nous as pardonné », mais
plutôt : « Père pardonne-nous nos offenses, comme nous
pardonnons à ceux qui nous ont offensés ». Le message
est clair et direct.
Dans cette prière que nous formulons souvent, avons-nous
bien réalisé ce que nous disons ? Si nous n'avons pas
pardonné, c'est comme si nous disions à Dieu : « Père,
ne me pardonne pas ! Pardonne-moi seulement dans la
mesure où je pardonne aux autres ». Luttez-vous
actuellement pour obtenir la victoire sur un péché
particulier ? Si tel est votre cas, vous ne pourrez
obtenir de victoire tant que vous ne pardonnerez pas
vous-même. Et pourquoi n'êtes-vous pas pardonné ?
Serait-ce parce que vous refusez de pardonner aux autres
?
Lorsque nous commençons à pardonner, notre vie de prière
change. C'est là que s'opère la première transformation.
La prière devient une source de joie et de victoire. La
puissance de Dieu sera libre d'agir en nous et au
travers de nous. Nous ne serons plus la même personne.
L'Esprit est avant tout un esprit de pardon, seul
fondement de toute vie de prière efficace.
2. Le pardon transforme nos relations avec les autres
« Alors Pierre s'approcha de Lui, et dit : Seigneur,
combien de fois pardonnerai-je à mon frère, lorsqu'il
péchera contre moi ? Sera-ce jusqu'à sept fois ? Jésus
lui dit : Je ne te dis pas jusqu'à sept fois, mais
jusqu'à soixante-dix fois sept fois » (Matthieu
18:21-22).
Si nous prenons une journée de 16 heures d'activité, en
pardonnant 490 fois, cela fait une moyenne de 30 fois
par heure ou 1 fois toutes les deux minutes. Autrement
dit notre pardon doit être constant et illimité. Jésus
veut donc nous dire très clairement que le pardon est la
clé de nos relations avec notre prochain, car sans cela
toute communication ou communion devient impossible.
Seul le pardon rétablira, transformera et améliorera nos
relations. Nous n'avons donc pas le choix : le Seigneur
nous demande de pardonner, pardonner, pardonner !
Cette vérité essentielle de l'évangile est-elle
réellement mise en pratique ? Qu'en est-il dans votre
vie ?
La parabole du serviteur impitoyable nous aidera à le
concrétiser.
Un certain roi découvrit qu'un de ses serviteurs lui
devait 10.000 talents. C'était une somme astronomique.
Elle correspondait environ à 30 millions de francs
actuels. Le serviteur n'avait bien sûr pas de quoi
payer. Il fut donc vendu, lui, sa femme, ses enfants et
tout ce qu'il possédait. Alors il se prosterna devant le
roi et dit : « Seigneur, aie patience envers moi, je te
paierai tout ». Emu de compassion, le Maître le laissa
aller et lui remit sa dette. En sortant, ce serviteur
rencontra un de ses compagnons qui lui devait cent
deniers, somme minime, environ 50 Fr. Il le saisit et
l'étrangla en disant : « Paie ce que tu me dois ». Son
compagnon le suppliait : « Aie patience envers moi et je
te paierai » mais le premier ne voulut rien savoir, et
il alla le jeter en prison jusqu'à ce qu'il eût payé ce
qu'il lui devait. Vous connaissez la réaction sévère du
Maître à l'égard du méchant serviteur. « Je t'avais
remis en entier ta dette, parce que tu m'en avais
supplié, ne devais-tu pas aussi avoir pitié de ton
compagnon, comme j'ai eu pitié de toi ? » Et son Maître,
irrité, le livra aux bourreaux jusqu'à ce qu'il eût payé
tout ce qu'il devait. C'est ainsi que mon Père céleste
vous traitera, si chacun de vous ne pardonne à son frère
de tout son cœur (Matthieu 18:23-35).
Nous comprendrons la parfaite équité du Maître dans la
mesure où nous saisirons le rapport entre les deux
dettes.
La première somme de 30 millions représente la dette
infiniment grande de l'homme par rapport à Dieu.
La deuxième somme de 50 Fr. représente la dette
infiniment petite entre l'homme et son prochain.
Nous serons totalement transformés dans notre attitude
devant Dieu et les hommes si nous mesurons la portée de
ces deux dettes. Quel que soit le mal qu'on vous ait
fait, cette dette ne s'élève qu'à 50 Fr. aux yeux de
Dieu. Elle est donc infiniment petite par rapport à
celle, infiniment grande, que vous devez à Dieu. Après
avoir expérimenté un si grand pardon, comment
pouvez-vous ne pas pardonner le peu de mal que les
autres vous ont fait ? Ce mal est si petit qu'il n'y a
aucune excuse valable pour ne pas pardonner. Vous pouvez
donc remettre cette dette de 50 Fr. puisque Dieu vous en
a remis une si grande. Agir autrement serait vraiment
incompréhensible. Malheureusement nous avons tendance à
inverser les dettes de cette parabole, c'est pourquoi
nous ne voulons pas pardonner. Nous considérons notre
dette à l'égard de Dieu comme étant de 50 Fr. et celle
de nos offenseurs comme s'élevant à 30 millions. Il est
évident qu'un tel raisonnement nous rendra
intransigeants à l'égard des hommes et propres justes à
l'égard de Dieu.
Si vous voulez rétablir vos relations avec votre
prochain, vous devez changer votre optique pour vous
voir tel que Dieu vous voit. Le Seigneur vous ayant
accordé un pardon généreux et illimité, Il attend que
vous aussi vous accordiez aux autres un pardon généreux
et sans limites.
3. Le pardon transforme notre foi
« C'est pourquoi je vous dis : Tout ce que vous
demanderez en priant, croyez que vous l'avez reçu, et
vous le verrez s'accomplir. Et, lorsque vous êtes debout
faisant votre prière, si vous avez quelque chose contre
quelqu'un, pardonnez, afin que votre Père qui est dans
les deux vous pardonne aussi vos offenses. Mais, si vous
ne pardonnez pas, votre Père qui est dans les cieux ne
vous pardonnera pas non plus vos offenses » (Marc
11:24-26).
Nous nous demandons souvent si notre foi est assez
grande pour que Dieu agisse, et nous prions pour que
Dieu l'augmente. Le problème est plutôt une question
d'obstacles qui empêchent notre foi d'agir. Jésus nous
dit dans Matthieu 17:20 que si nous avions de la foi
comme un grain de sénevé (semence infiniment petite)
nous dirions à cette montagne : transporte-toi d'ici là,
et elle se transporterait ; rien ne nous serait
impossible. Il insiste donc sur la qualité de notre foi.
Quel est donc l'obstacle qui empêche cette foi d'agir ?
« Si vous avez quelque chose contre quelqu'un... » : il
s'agit du non-pardon. Le ressentiment paralysera votre
foi, tandis que le pardon la libérera.
C'est pourquoi nous devons constamment veiller à ne pas
nourrir en nous la moindre rancune ou amertume contre
qui que ce soit. Avez-vous quelque chose contre
quelqu'un ? Entretenez-vous un esprit de vengeance ? Ne
vous étonnez donc pas si votre foi est incapable d'agir.
A la fin d'un message sur le pardon, une femme
s'approcha du prédicateur pour rendre ce témoignage : «
Pasteur, ces deux amies à mes côtés ont dû littéralement
me porter pour venir à la réunion. Maintenant je me sens
capable de les porter à mon tour. Lorsque vous avez
commencé à prêcher, j'ai compris, pour la première fois
de ma vie, qu'il y avait dans mon cœur de l'amertume et
de la haine, contre Dieu et les hommes. Cette attitude
m'a ruinée corps et âme. Ce soir, j'ai réalisé la
gravité de mon ressentiment et prié que je sois capable
de pardonner à tous ceux qui m'ont offensée. Plus je
vidais mon cœur de toute cette amertume, plus mon corps
s'est fortifié. La fièvre m'a quittée et j'ai retrouvé
ma sérénité ». En l'espace d'une heure, cette femme
expérimenta donc la guérison qu'elle avait tant
recherchée pendant des années. Lorsque vous pardonnez,
votre corps même réagira positivement. Gloire à Dieu !
4. Le pardon transforme les autres
Toujours en rapport avec le pardon, nous lisons dans
Matthieu 18:18 que notre pardon a la puissance de délier
les autres, permettant ainsi à Dieu d'agir dans leur
vie.
« Je vous le dis en vérité, tout ce que vous lierez sur
la terre sera lié dans le ciel, et tout ce que vous
délierez sur la terre sera délié dans le ciel »
(Matthieu 18:18).
A la lumière de ce passage, les paroles de pardon
d'Etienne et de Jésus prennent une nouvelle
signification.
Alors qu'Etienne s'écriait : « Seigneur, ne leur im¬pute
pas ce péché ! », un jeune homme, Saul de Tarse, se
trouvait là. Cette prière de pardon délia Saul de sa
condamnation sur la terre et il fut aussi délié dans le
ciel. Peu de temps après, le Seigneur se révéla à Saul
sur le chemin de Damas alors qu'il était en route pour
persécuter les chrétiens. Cette prière d'Etienne changea
donc le cours de l'histoire.
Voyons maintenant les paroles que Jésus prononça sur la
croix : « Père pardonne-leur, car ils ne savent ce
qu'ils font ». Savez-vous ce qui se serait passé si
Jésus n'avait pas prononcé ces paroles ? Le jugement
serait venu sur l'humanité et nous aurions tous péri.
Cette parole de pardon nous a libérés du jugement.
Oui, cela vaut la peine de pardonner ! Cependant,
pardonner une personne ne signifie en aucun cas
approuver ses mauvaises actions. Etienne n'a pas dit : «
Seigneur pardonne-leur, car ils ne font rien de mal. »
Il a seulement dit : « Ne leur impute pas ce péché ».
Non, pardonner ne veut pas dire justifier le péché.
Notre pardon permet donc à Dieu d'agir dans nos vies. Il
augmente notre foi et notre capacité d'accomplir l'œuvre
que Dieu nous a confiée. C'est un canal par lequel nous
pouvons apporter la miséricorde de Dieu aux autres.
Le jour où nous apprendrons à pardonner, nous verrons
nos prières exaucées. C'est alors que nous serons
vraiment prêts à annoncer son Évangile et à accomplir
les œuvres que Jésus a faites.
Extrait tiré du livre " Le pardon, une puissance qui
libère" de Samuel et Dorothée Hatzakortzian.
Livre que vous pouvez acheter directement en ligne sur
le site "Compassion, oeuvre missionnaire internationale"
à l'adresse suivante : http://www.compassion-france.com/ |