Le trésor du Malonat
Accueil Remonter Le moine et le rossignol Le trésor du Malonat

 

Partie II
Partie III
Partie IV
Partie V
Partie VI
Partie VII
Partie VIII
Partie IX

Les chevaliers du Temple s'établirent à Nice en 1135. Dès 1154, ils occupaient dans la rue Seleya, aujourd'hui rue de la Préfecture, un édifice appelé Temple qu'ils devaient à la libéralité de l'évêque Pierre 1er. Hors la ville, ils possédaient deux autres établissement à très renommés en Provence : l'un situé au Var, servait particulièrement d'asile aux voyageurs qui attendaient, aux époques des crues, le moment propice pour franchir le torrent inconstant; l'autre, dit de Sainte-Marie, s'élevait dans la campagne du Ray appelée encore aujourd'hui quartier du Temple. C'est dans ces retraites que le 13 octobre 1307 furent arrêtés les Templiers du bailliage de Nice. Or, chaque nuit, dés que la cloche du donjon avait frappé le huitième quart du guet, un homme sortait du Temple de la rue Seleya, montait en longeant les murs, la pente raide pratiquée sur le versant occidental de la colline au sommet de laquelle apparaissait la formidable silhouette du château, tournait à droite, traversait une ruelle absolument déserte en partie formée par la courtine et appelée aujourd'hui : ruelle du Malonat n° 2, enfin, s'arrêtait devant une maison d'assez propre aspect qui semblait accrochée comme un nid d'hirondelle au bastion Saint-Elme. Là, il écoutait un instant. Après s'être assuré qu'on ne l'avait pas épié, il frappait discrètement cinq coups irréguliers à la porte. Bientôt le guichet s'ouvrait et une voix prononçait ce mot étrange : « Baphomet ! ». L'inconnu répondait par cet autre mot aussi incompréhensible : «Abaddon ! ». Puis la voix de l'intérieur demandait doucement :

« Le nom ? » ; et le premier interlocuteur répliquait en s'approchant le plus près possible du guichet « Je ne peux le prononcer tout entier, je ne peux que l'épeler; dites-moi la première lettre, je vous dirai la seconde et ainsi des autres. Alors s'établissait ce singulier dialogue : « E ;- M; - M; -A; -N; -U; -E; - L ». Après quoi le visiteur, rassemblant ces huit lettres, prononçait aussi bas que possible le nom donné par le prophète Isaïe au Rédempteur : « Emmanuel ! ». La porte lui livrait passage aussitôt.

Suite...

 

Page Web créée par Kathleen Couillard

Signez mon livre d'or!

Dernière modification: 20 avril, 2000