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Mais lorsqu'on apprit que le procès des Templiers provençaux étant instruit, l'heure de leur supplice approchait, ces hommes, oubliant toute prudence, se rendirent pédestrement à Aix-en-Provence, afin d'assister à l'exécution de leurs frères. Du haut du bûcher l'un d'eux les reconnut au milieu de la foule, et, les prenant pour des traîtres, les interpella avec véhémence. Arrêtés séance tenante, ils périrent à leur tour brûlés par la main du bourreau. Peu de jours après leur mort on trouva, accroché aux pointes d'une palissade, faisant partie des basses œuvres du château de Nice, le corps affreusement mutilé de Bertrade d'Arlac. L'histoire nous a conservé les noms des trois infortunés compagnons de Guillaume Auger Guigonis. Ils s'appelaient : Guillaume Béranger, Hugues Albergaire et Jacques Villon. En 1822, lorsqu'on débarrassa le château de ses décombres pour le transformer en promenade publique, on découvrit, parmi les pierres bouleversées par les canons du maréchal de Berwick, une dalle de pierre qui intrigua fort les archéozoïque de l'époque. On y lisait d'une façon assez nette, une inscription ainsi conçue : AG GB EMMANUEL HA
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