|
| |
L'éther
Depuis Galilée (1564-1642), notre perception du
monde qui nous entoure était gouvernée par les lois de relativité
dites «classiques». Mais une découverte a établi les fondements de
ce qui a mené, plus tard, à la relativité restreinte d'Einstein.
|
On pense principalement à l'apparition de la
théorie de l'électromagnétisme
de Maxwell-Lorentz. Celle-ci a mené à une nouvelle compréhension des
ondes électromagnétiques comme la lumière, ce qui est fondamental,
puisque, comme on pourra voir plus loin, la lumière est à la base même de la relativité. Ainsi, cette nouvelle
théorie a mené à plusieurs expériences, dont on retient celles de Fiseau et
de Michelson-Morley (les deux équipes ayant découvert à peu près en même
temps le phénomène). Leur expérience,
assez spéciale, visait à démontrer la présence de l'éther,
cette substance que les physiciens ont imaginé pour expliquer la
propagation de la
lumière. Ainsi, selon eux, comme le son est une onde qui se propage
dans l'eau et l'air, la lumière est aussi une onde, mais dans quoi se
propage-t-elle? Elle passe du Soleil à la Terre, donc par l'espace...
donc ils ont supposé l'existence d'un éther,
une sorte de substance invisible
qui engloberait tout l'univers. Pourquoi pas. Bref, leurs expériences
ont plutôt montré, à leur grand étonnement, que cet éther n'existait pas.
|
Enfin, ces deux expériences ont démontré un
phénomène plutôt bizarre: la vitesse de la lumière semble toujours
la même, peu importe comment on tente de la forcer à aller plus vite
ou plus lentement. Plusieurs scientifiques, perplexes, ont alors tenté
de trouver l'erreur dans l'expérience, mais en vain. Le problème est
qu'une vitesse constante, absolue, gêne beaucoup; en fait, cette
conclusion
mène directement à une contradiction de la théorie de la relativité
utilisée à l'époque.
|
|
Les physiciens se trouvèrent alors devant les deux éventualités suivantes :
 |
Soit les lois de la physique ne sont pas les mêmes dun référentiel galiléen à un
autre, et il devient très gênant de constater que ce qui a été vérifié de nombreuses
fois pour le domaine si vaste de la mécanique nest plus vrai pour les phénomènes
électromagnétiques, et donc la physique en général. En d'autres termes,
cela revient à dire que les ondes mécaniques (e.g. le son) se
comportent de façon radicalement différentes des ondes
électromagnétiques (e.g. la lumière). |
 |
Soit la mesure du temps dépend du référentiel dans le quel elle est faite. Mais cest
une hypothèse extrêmement audacieuse, car elle attaque « nos convictions
profondes ». En effet, cela revient à dire que parce quune personne est en
mouvement et seulement pour cela, elle rajeunirait (ou vieillirait) par rapport à une
personne à larrêt. |
|
|
La deuxième hypothèse paraît bizarre en effet.
Pourtant, c'est bien la bonne. On peut voir maintenant l'immense gouffre
qui séparait les scientifiques du début du siècle d'Einstein, dont
les idées ne seront vraiment acceptées qu'après la première guerre
mondiale, lorsque des physiciens britanniques profiteront d'une éclipse
de Soleil pour vérifier un phénomène prédit avec précision par
Einstein.
|
|