cuba.gif (7546 octets)   Voyage ornithologique Cuba - Trinidad  cuba.gif (7546 octets)

27 février au 6 mars 2003

(Optimisé sous MS Internet Explorer, 1024 X 768 pixels)

 

Note: Vous pouvez cliquer sur les photos encadrées en vert  pour obtenir un agrandissement de celles-ci.

 

Participants:        Claude Nadeau et Marisa Moscini

Endroits visités:

Durée:    Une semaine.

Tarifs:    Environ 1450$ canadiens/pers./sem. en occupation double.

Frais supplémentaires:    Voiture louée les 3 et 4 mars 2003 (environ 150$ canadiens).

Références intéressantes à consulter:

Raffaele, H. et al.. 1998. A Guide to the Birds of the West Indies. Princeton University Press. Princeton, New Jersey. 511 pages.

Garrido, O. H. et A. Kirkconnel. 2000. Field Guide to the Birds of Cuba. Comstock Publishing Associates. Cornell University Press. Ithaca, New York. 253 pages.

Loubier, P. et al.. 2000. Cuba. Le plaisir de mieux voyager. Les Guides de voyages Ulysse inc. Bibliothèque nationale du Québec. Montréal. Quatrième édition.

Liens intéressants à consulter:

Cuba Hotspots - Where do you want to go birding in Cuba today?

Observations ornithologiques: Cayo Coco
     Février 2000, Cathy MacLaggan
Observations ornithologiques: La Havane et Province de Pinar del Rio
     Novembre 2001, Frédéric Bédard
Observations ornithologiques: Oriente
     Avril 2000, Blake Maybank
Observations ornithologiques: Péninsule de Zapata et Province de Pinar del Rio
     Mars 1987/1988 (2 voyages), Laval Roy
Observations ornithologiques: Péninsules de Guanahacahibes et de Zapata
     Novembre/Décembre 2000, Derek Gruar
Observations ornithologiques: Soroa - La Guira NP - Zapata - Cayo Coco - Najasa
     Avril/Mai 2000, John Martin
Observations ornithologiques: Zapata - Cayo Coco - Najasa
     Mars 2001, Alex Kirschel

Soleil, repos, bonne nourriture, confort et oiseaux. Voilà ce qui nous motive à nous rendre dans le sud à tous les mois de mars. Cependant, allier l'ornithologie à un site d'hébergement de qualité n'est pas une mince affaire. Idéalement, nous aurions espéré nous baser aux alentours de la péninsule de Zapata, meilleur endroit pour l'observation des endémiques cubains. Cependant, le Hotetur Playa Giron, seul hôtel des environs à proposer une formule tout-inclus nous a vivement été déconseillé (chambres, nourriture et plage médiocres). Nous aurions pu séjourner au Horizontes Playa Larga, mais comme le but du voyage n'était pas strictement ornithologique, nous nous sommes méfiés de cet hôtel coté deux étoiles.

Après une longue période de réflexion, nous avons décidé que la région de Trinidad serait notre destination.

L'hotel choisi, le Brisas Trinidad del Mar s'est avéré un excellent rapport qualité-prix. Situé directement en bordure de la mer et donnant sur la plage Ancon, le jeune complexe hotelier ne montrait pas de végétation mature autre que des palmiers, mais quelques jardins bien aménagés rehaussaient l'esthétique des lieux. La chambre grande et propre nous donnait une agréable vue sur une vaste lagune et sur les montagnes de l'Escambray. Sans être excellente, la nourriture était bonne et fiable, si bien qu'en aucun temps nous n'avons ressenti de malaises au niveau de la digestion.

 

Rapport d'excursion

(Cliquer ici pour télécharger la liste de prise de données. Exigence minimale, MS Office 1997.)

 

Playa Ancon - Résumé des observations quotidiennes s'échelonnant entre le 27 mars et le 6 avril 2003

L'hotel Brisas Trinidad del Mar est un tout nouvel établissement et sa végétation immédiate n'est pas assez mature pour abriter de grandes variétés d'oiseaux. L'avifaune directement observée sur le site était peu variée et seules quelques Émeraudes de Ricord (Cuban Emerald) sont venues rehausser la présence du Moineau domestique, de la Paruline jaune et de la Paruline à couronne rousse.   

Cependant, le Playa Ancon Resort, un club voisin beaucoup plus ancien (aux chambres médiocres selon les témoignages de quelques touristes) est entouré de plusieurs zones buissonnantes, de grands arbres, de mangroves et de quelques plans d'eau. C'est là que nous avons fait l'essentiel de nos observations les jours où nous n'avions pas de voiture. Directement accessible à partir de notre hotel, nous pouvions nous y rendre en moins de cinq minutes et avoir la possibilité de faire des découvertes beaucoup plus intéressantes.Émeraude de Ricord - Cuban Emerald

Nous avons donc pu observer à loisir plusieurs Colombes à queue noire, Émeraudes de Ricord, Viréos de Cuba (Cuban Vireo), Moucherolles tête-fou (Cuban Pewee), Petits Carouges (Tawny-shouldered Blackbird), Quiscales noirs (Greater Antillean Blackbird) et Sporophiles grands-chanteurs (Yellow-faced Grassquit). De façon plus prudente, nous avons identifié quelques Hirondelles de Cuba (Cuban Martin) espèce très semblable à notre Hirondelle noire.  Facile à voir, nous avons tout de même eu de la difficulté à trouver de beaux individus, en l'occurrence des femelles, qui nous ont assuré hors de tout doute par leur poitrine sans strie, que nous avions affaire à l'endémique espéré. Pour sa part, le Sporophile petit-chanteur (Cuban Grassquit) s'étant pointé au tout début de la première journée nous a laissé croire en une abondance qui ne s'est jamais concrétisée, la mention restant unique.

Évidemment, plusieurs autres espèces mieux connues sur le continent nord-américain nous ont gratifiés de leur présence tout au long de nos excursions quotidiennes en périphérie des complexes hoteliers. De celles-ci pensons au Martin-pêcheur d'Amérique, aux Tourterelles tristes et à ailes blanches, au Moqueur polyglotte, aux Parulines à croupion jaune, des prés, tigrées, flamboyantes, à collier et masquées. Quant aux aquatiques, notons de superbes observations de Râles gris, de Hérons garde-boeufs, de Hérons verts, d'Aigrettes neigeuses, d'Ibis blancs, de Pélicans bruns, de Frégates superbes, de Sternes royales et de Mouettes atricilles.

 

Héron garde-boeufs - Cattle Egret

 

Parque El Cubano - 2, 3 et 4 mars 2003

Todier de Cuba - Cuban TodySitué un peu à l'ouest de Trinidad, le Parque El Cubano était accessible en vingt-cinq minutes. Nous y avons fait de superbes observations tout au long de la journée du 3 mars et nous y avons aussi terminé nos après-midis des 2 et 4 mars.

L'ornithologie fut très intéressante tout le long de la route menant au parc. Le Tacco de Cuba (Great Lizard-Cuckoo), l'Ani à bec lisse (Smooth-billed Ani), le Todier de Cuba (Cuban Tody),  le Pic à sourcils noirs (West Indian Woodpecker), le Merle Vantard (Red-legged Thrush), le Moucherolle tête-fou (Cuban Pewee), le Tyran tête-police (Loggerhead Kingbird), le Viréo de Cuba (Cuban Vireo) et le Quiscale noir se sont montrés à plusieurs reprises en compagnie d'espèces plus discrètes comme la Tourterelle à queue carrée (Zenaida Dove), le Tyran de La Sagra (La Sagra's Flycatcher) et le Sporophile négrito (Cuban Bullfinch). Plusieurs hivernants nord-américains étaient aussi de la partie, de ceux-ci notons plusieurs espèces de parulines dont la vermivore (Worm-eating Warbler).

Tacco de Cuba - Great Lizard-CuckooDeux excursions nocturnes le long de cette même route nous ont aussi permis d'entendre le Petit-duc de Cuba (Bare-legged Owl ou Cuban Screech-Owl), la Chevêchette de Cuba ( Cuban Pygmy-Owl) ainsi que l'Engoulevent peut-on-voir (Greater Antillean Nightjar). De plus, plusieurs Courlans bruns (Limpkin) vociféraient et certains d'entre-eux marchant en bordure du chemin se sont avérés faciles à observer.

Une longue promenade dans les sentiers du parc nous a rapporté des espèces forestières dont la Colombe à joues blanches (Key West Quail Dove), plusieurs Trogons de Cuba (Cuban Trogon), trois superbes Pics poignardés (Cuban Green Woodpecker), quelques Viréos à moustaches (Black-whiskered Vireo) ainsi que plusieurs autres espèces hivernantes dont les Parulines à collier, bleues et flamboyantes. Les clairières nous ramenaient les ravissants todiers qui se sont momentanément fait voler la vedette par de plus sobres Quiscales violets (Cuban Blackbird).  

Bref, de trop courts moments dans ce parc où les oiseaux collaborateurs nous ont surpris par leurs couleurs et leur abondance.

Moucherolle tête-fou - Cuban Pewee

 

Topes de Collantes- Parque Codina -  Sentier La Batata - Avant-midi du 4 mars 2003

Tyran de La Sagra - La Sagra's FlycatcherUne ascension des montagnes de l'Escambray nous a menés aux sommets où nous avons visité le Parque Codina plus spécifiquement en empruntant le sentier la Batata.

Pour s'y rendre, la montée est radicale. Quoi que sinueux, le chemin asphalté est en très bon état. Cependant, il exige de notre véhicule la première ou la seconde vitesse.

Situé à mi-chemin, le restaurant Mirador est notre premier arrêt. Un couple d'Orioles à capuchon (Black-cowled Oriole) bien en évidence sera le haut fait de cette halte, ponctué de la présence du Viréo de Cuba, du Tyran de La Sagra, du Pic à sourcil noir, de l'Urubu à tête rouge et d'une superbe vue sur la péninsule d'Ancon.

Pas de temps à perdre, nous n'exigeons rien de moins que la cîme que nous atteidrons rapidement. À tout hasard, nous découvrons une halte proposant un sentier pédestre bien aménagé (Parque Codina - Sentier La Batata).

D'entrée de jeu, nous identifions un couple de Guit-guit saï (Red-legged Honeycreeper) alors qu'une Chevêchette de Cuba vocalisant à tout rompre se laisse entrevoir au faîte d'un grand arbre. Télescope à l'appui, nous l'observons à loisir et nous l'offrons même à un gardien du parc, plus fasciné par notre arsenal que par l'oiseau lui-même.

Trogon de Cuba - Cuban TrogonUn peu partout, nous entendons, observons et tentons de photographier le Trogon de Cuba, emblème aviaire du pays. Les oiseaux sont abondants et collaborateurs, mais notre incompétence face à l'utilisation du flash en carence de lumière ne nous permettra d'obtenir que des clichés de qualité modeste.

Une bravade envers une seconde Chevêchette de Cuba amènera un individu, furieux d'entendre notre imitation sur son territoire. Nous fixant quelques secondes entre les branches, elle nous laisse bredouilles en images. 

Très abrupt, le sentier nous mène au sommet où nous découvrons une clairière qui nous donnera finalement le point de vue idéal pour identifier les auteurs des roucoulements entendus durant la presque totalité de notre ascension. Ne faisant pas exception à la façon usuelle d'observer notre Columbidé mystère, nous apercevons un Pigeon à cou rouge (Scaly-naped Pigeon) en vol, les autres restant bien dissimulé dans le feuillage des grands arbres. En prime, nous observerons aussi un élégant Martinet à collier blanc (White-collared Swift) et une quinzaine de Conures de Cuba (Cuban Parakeet) que nous avons repérées par leur cri.

Satisfaits par nos observations et écrasés par la chaleur du midi, nous abordons notre descente sous le son des trogons, des taccos, de quelques todiers, Viréos à moustaches et Merles vantards.

Moins riche en diversité, cette demie-journée n'en demeura pas moins mémorable. Qui pourrait se plaindre avec une vingtaine de Trogons de Cuba tous aussi bien observés les uns que les autres?

 

 

 

Charmés par nos observations colorées, nous sommes tout à fait conscients que notre choix de destination n'était pas le meilleur en ce qui concerne les spécialités cubaines. Cependant, nous avons facilement réussi à observer 9 des 21 espèces endémiques de l'île, la plupart ayant été aperçus lors de nos visites de l'un où l'autre des deux parcs.

Considérant que les todiers et les trogons valent le déplacement à eux-seuls et qu'en pleine relâche le coût unitaire du forfait tout inclus dans un hôtel 4 étoiles flambant neuf ne s'est élevé qu'à 1450 dollars canadiens, nous n'hésitons pas à vous recommander cette destination qui nous a comblés sous tous les aspects.

 

Claude Nadeau, 15 septembre 2003

 

 

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