Le Prolab se rapproche à deux gains de la coupe.

 

Texte: Sylvain Neveu
Montage: Michel Lacas jr.

 

Mercredi, le 30 avril 2003 – Thetford Mines a pris les devants 2 à 1 dans la série finale en l’emportant au compte de 3-2. Une rencontre âprement disputée encore une fois, où l’arbitre Richard Provost, intraitable, a décerné neuf avantages numériques de chaque côté.

 

Blanchis à ce chapitre lors de la rencontre précédente, les hommes d'Alain Rajotte ont fait preuve d’opportunisme cette fois en capitalisant à trois reprises. Le filet gagnant, inscrit par Patrice Tardif, son deuxième du match, a d’ailleurs été marqué alors que les Chiefs avaient deux joueurs au cachot.

 

Lorsque les gros canons ont de l’espace sur la glace tout peut survenir. Tardif s’est encore démarqué au cours de cette rencontre en participant aux trois buts des siens (2b-1a) et en inscrivant le filet vainqueur, son quinzième en séries post saison en dix-sept rencontres disputées. Claude Savoie a marqué une fois tout en se faisant complice de deux autres. David Thibault, la recrue défensive dans l’Est la saison dernière, a également bien fait en préparant le premier filet des vainqueurs tout en s’impliquant physiquement. Denis Paul et Bobby Cunnigham ont enregistré les filets des Chiefs qui ont comblé un déficit de 0-2 pour revenir dans la rencontre, peu avant que Tardif ne vienne jouer les troubles fêtes à 8 :46 du deuxième vingt.

 

Thetford a fermé le jeu en troisième période, ne concédant rien aux lavallois. Les deux gardiens en ont encore mis plein la vue aux amateurs entassés au centre Mario-Gosselin. Par ailleurs, cette rencontre marquait le retour du vétéran défenseur de 29 ans, Louis Bernard, chez le Prolab.

 

Laval, c’est connu, possède une équipe lourde, qui intimide et s’impose physiquement. Pierre Pelletier l’a mentionné plus tôt cette semaine, « Nous ne changerons pas notre style, c’est comme cela que nous connaissons du succès ». Parions que le petit lieutenant pourrait se passer de certains gestes inutiles, ceux qui mettent son équipe dans l’embarras lorsque l’enjeu est capital, spécialement en première période depuis le début de cette finale. On a vu encore Thetford en profiter pour prendre l'avance dans la rencontre.

 

Pelletier est l’entraîneur-chef gagnant des deux dernières saisons, il en est à sa troisième finale consécutive dans la LHSPQ et, en chaque occasion au cours de ces séries, il toujours su retirer le maximum de ses joueurs. Laval est une équipe composée de plusieurs leader, on pense aux Denis Paul, Chalifoux, Dollas et Cunningham pour n’en nommer que quelques-uns. Pour toutes ces raisons, il ne faut pas compter les Chiefs, une équipe de caractère, pour battu.

 

La prochaine rencontre se déroulera au Colisée de St-Vincent-de-Paul, vendredi le 2 mai, un endroit où il faut vendre chèrement sa peau pour repartir avec la victoire. D’autre part, le chiffre magique pour les homme d’Alain Rajotte n’est plus que de 2. Ça sent les séries au plus haut point. L’intensité est à son comble, le meilleur reste à venir.

À la prochaine!!!

 

Photos site web du Prolab et du Semipro Magazine.