Suivre
le développement de carrière d’un hockeyeur évoluant au niveau Atome, qui, quelques
années plus tard, s’exécutera dans les rangs senior canadien, demeure quelque
chose de bien particulier en soi. Dans ce premier reportage de la saison 2003-2004,
je m’arrête ici, afin de partager en votre compagnie, les péripéties de carrière
du vétéran Dany
Leblond. Certes le joueur qui m’est donné de connaître le plus intimement
dans le circuit senior majeur du Québec. Au fil des ans, il m’est arrivé à quelques
reprises de scruter son album personnel de hockey. En voici d’ailleurs les grandes
lignes.
SA FAMILLE ET SES DÉBUTS DANS LE HOCKEY.
Dany est
né à Laval, plus précisément dans le quartier de Pont-Viau, un 25 août , de
cette même année où Montréal ainsi que son maire, Jean Drapeau, vibraient au
rythme de l’Expo 67. Fils de Léopold Leblond, un menuisier de profession, et
de Cécile Santerre, une mère dévouée et une grand-mère modèle, ces derniers,
originaires du comté de Rivière-du-Loup, sont les parents de deux
garçons. L’aîné, Michel, un autre sportif, demeure l’un des plus grands adeptes
du hockey senior québécois et une véritable encyclopédie vivante!
C’est à l’âge de quatre ans que Dany est entré dans le monde du hockey organisé. Après avoir joué tout son hockey mineur pour l’organisation de Laval-Sud, ce sont les couleurs des Nomades du Collège Montmorency, de la ligue de hockey Collégiale AA, qu’il portera par la suite. Ces derniers, récipiendaires du championnat de la saison régulière et des séries éliminatoires, auront clôturé leur campagne en remportant le championnat provincial. Les Nomades étaient alors dirigés par Bernard Creamer, le frère de Pierre, ainsi que par Michel Gascon, ex-actionnaire des Dragons de St-Laurent mais également père du plus célèbre des Ronny qui gravite dans la LHSMQ. À l’époque, Jean-Yves Roy, qui a évolué pour les Rangers, les Sénateurs et les Bruins dans la LNH, de même que Daniel Laperrière, qui a évolué brièvement à St-Louis et Ottawa, portaient l’uniforme de cette équipe.
UNE HEUREUSE RENCONTRE.
Par
ailleurs, c’est également au Collège Montmorency qu’il fera la rencontre de
Sonia, une étudiante dans le domaine de la santé. Ils ne se sont plus quitté
depuis. Cette dernière deviendra éventuellement infirmière pour le compte d’un
grand centre hospitalier de Montréal. Le couple, qui a établi pignon sur rue
dans le quartier d’ Auteuil, à Laval, a donné naissance à deux enfants. Sarah,
une sportive née, est âgée actuellement de 8 ans. En plus d' être
gardienne de buts au soccer, cette grande demoiselle pratique le patinage artistique
avec beaucoup de passion. Le cadet, lui, Samuel, est âgé de 6 ans. « Sammy »
connaît relativement bien les arénas du Québec car, en plus de suivre les activités
de son père, il pratique lui même le hockey. Patineur naturel,
le petit dernier des Leblond est un véritable casse-tête pour les
gardiens de buts adverses, et cela, au hockey tout comme au soccer.
Au cours des deux saisons suivantes, soit en 1988-89 et 1989-90, notre invité s’est retrouvé à Fredericton, tout en endossant les couleurs de l’Université St-Thomas. Au Nouveau-Brunswick, Dany connaîtra deux excellentes saisons. Il sera élu recrue de l’année au cours de sa première campagne et joueur M.V.P. lors sa deuxième. Cette formation était alors dirigée par Al MacAdam, un ex-ailier gauche de la LNH, qui a fait la pluie et le beau temps avec les North Stars du Minnesota au début de la décennie 80. Côtoyant les Gilles Meloche, Bobby Smith, Steve Payne et Steve Christoff, entre autres, on se souvient que ce dernier avait donné beaucoup de difficulté à Richard Sévigny et Denis Herron , des Canadiens de Montréal, lors des séries éliminatoires de 1979-80. Il s’était d'ailleurs mérité le trophée Bill Masterton, remis au joueur le plus persévérant dans le feu de l’action, au cours de cette campagne. Par ailleurs, lors de sa dernière saison, Dany a eu la douleur de perdre son co-chambreur et excellent coéquipier en la personne de Louis Chabot. Ce jeune hockeyeur d’Ottawa est décédé subitement d’une crise cardiaque à l’âge de 21 ans. Un triste événement que notre invité n’a pas oublié depuis, et qui lui fera prendre conscience des vraies valeurs de la vie.
LA HOLLANDE
Al MacAdam, reconnaissant pour les services que Dany lui aura rendu, le recommande fortement à un de ses contacts dans un circuit Européen. Ainsi, à l’âge de 21 ans, le Triantha d’Assem, évoluant en deuxième division en Hollande, deviendra sa nouvelle équipe d’adoption. Dès sa première rencontre, récoltant trois buts et dix mentions d’aides, les amateurs l’ont adulé sur le champs. Il en fut ainsi tout au long de cette campagne, pour celui qui bouclera la saison avec un record personnel de 122 points en 22 joutes disputées.
« Oui mais le calibre n’était pas fort, nous dira bien humblement notre invité lorsque questionné sur le sujet. Chaque équipe ne pouvait aligner que trois joueurs "importés" mais ce fut tout de même une expérience remarquable dans ma vie. Je me suis fait plusieurs connaissances, en plus de vivre des moments inoubliables là-bas et Sonia, de même que ma famille, me rendaient visite à l’occasion. On en profitait alors pour visiter et apprendre à connaître davantage cet endroit magnifique que représente le pays de la tulipe. »
LA COUPE ALLEN.
L’année suivante, Fred Simpson, qui agissait comme agent du hockeyeur Martin Lapointe, s’occupera de représenter les intérêts de Dany Leblond. Ce dernier participera au camp d’entraînement des Citadelles de Halifax, se permettant de disputer trois joutes hors concours en compagnie de Stéphane Fiset et de René Corbet entre autres. Au terme de ce camp, la direction des Citadelles lui a offert un contrat afin de se rapporter dans la East Coast Hockey League mais notre invité a refusé l’entente, préférant signer pour les Vitos de St-John, une formation senior évoluant au Nouveau-Brunswick. C’est au cours de cette saison-là que Leblond commencera à se construire une renommée comme joueur de hockey senior dans les Maritimes, et voire même au pays. Élu joueur M.V.P. par excellence, il aidera son équipe à remporter la coupe Allen lors de cette campagne de 1991-92.
Évidemment, suite à ces succès, les offres de contrats se déposèrent rapidement sur la table mais celle d’une formation senior de l’Ile-du-Prince-Edouard, en fut une qu’il ne pouvait refuser. Ce québécois évoluera pour la ville de Oreilly’s, dans une ligue de 4 équipes, dont les activités se produisaient seulement le week-end. On prendra soin de lui fournir le transport par avion. Un départ qui a lieu le vendredi soir pour un retour à la maison le dimanche soir. L’appui inconditionnel des supporters envers leurs équipes demeurera un souvenir inoubliable lors de ce passage dans la plus petite province des Maritimes.
SON RETOUR AU QUÉBEC.
Une première expérience comme joueur senior québécois l’attendra, en 1993-94, alors que les Jets de Louiseville, de la Ligue de hockey senior de la Mauricie, s’empresseront de l’intégrer à leur formation. Sous les ordres d’un fougueux entraîneur, du nom de Pierre Chapdelaine, et en compagnie des Denis Paul, Fred Vermette, Denis Desbiens et Serge Coutu, pour ne nommer que ceux-là, Leblond inscrira son nom une autre fois sur le trophée ultime alors que Louiseville l’emportera en grande finale contre Latuque.
L’année suivante, à sa première saison dans la ligue senior du Québec, il endossera l’uniforme des Dragons d’Iberville. Ces derniers étaient alors dirigés par Jean-Guy Roberge, un homme que Dany considère comme étant l’un des grands bâtisseurs, au même titre que Bob Berger, du hockey senior québécois en ce début de décennie 90. Au cours de ce calendrier, Leblond continuera de s’affirmer en terminant comme deuxième marqueur de la ligue, tout juste derrière Martin Vézina. Les Dragons, qui se seront produit également à Montréal-Est et à Verdun, seront couronnés grands champions du calendrier régulier et des séries éliminatoires. De plus, ils termineront leur campagne sans avoir subi la défaite, et ce, depuis le 28 novembre. Une autre belle saison venait de se terminer pour ce lavallois d'origine et les membres de son équipe.
LE CHAMPIONNAT DU MONDE DE HOCKEY SENIOR.
C’est
lors de la saison morte que Sorel en feront leur acquisition. Avec les Dinausores,
Dany en profitera pour continuer de se démarquer et ainsi connaître sa meilleure
saison dans cette ligue. Il remportera le championnat des compteurs, tout en
secouant les cordages à 42 reprises. Malheureusement, Sorel s’inclinera en grande
finale, et au terme de la rencontre ultime, contre son ancienne équipe, les
Dragons de Verdun. Par ailleurs, le mois d’avril de cette dernière saison lui
fera vivre des moments inoubliables dans sa carrière alors qu’il participera
au tournoi mondial de hockey senior, disputé à Las Vegas. On en fera le capitaine
de l’équipe du Québec alors que cette formation recevra l’appui du Canadien
de Montréal. Si cette campagne demeure marquée à tout jamais pour lui, la suivante,
alors qu’il retourne jouer pour les Jets de Louiseville, se terminera de façon
beaucoup plus abrupte. En effet, dirigé par un personnage qui a marqué le hockey
senior québécois, autant comme joueur que propriétaire, Mario Laplante, les
Jets cesseront leurs activités en plein cœur de la saison. Il ne restait alors
qu’une quinzaine de rencontres à disputer au calendrier lorsque l’équipe a été
dissoute. Idem pour les joueurs, le comité de la ligue ayant décidé qu’il n’y
aurait pas de repêchage, aucun de ces derniers ne pourra donc porter l’uniforme
d’une autre équipe dans ce circuit , et ce, jusqu’à la fin du calendrier. Par
ailleurs, Leblond, qui conserve tous les chandails qu’il a endossé au cours
de sa carrière, ne pourra jamais ajouter celui de Louiseville dans son abondante
collection.
LES RAPIDES ET L’OPPORTUNITÉ DE JOUER DANS SA VILLE.
Au terme
de cette campagne, suite à un repêchage intra-ligue, c’est l’organisation de
Pont-Rouge qui mettra
le grappin sur ce dangereux marqueur. Mais, coup de théâtre, car sans même avoir
endossé l’uniforme du Grand Portneuf, il se retrouvera à Lachute. Avec les Rapides,
au cours des deux saisons suivantes, cet employé du Casino
de Montréal vivra d’autres grands moments de réjouissances. Avec des liens
tissés serrés, son équipe sera couronnée championne, après avoir traversé
des séries éliminatoires qui demeureront mémorables pour les amateurs. Outre
la coupe Futura, Dany continuera de se démarquer en figurant parmi les attaquants
les plus dangereux du circuit semi-pro. La saison suivante, les Rapides s’établiront
à Ville LaSalle.
Dès la
fin des camps d’entraînement, Bob Berger, qui l’avait dirigé dans divers tournois
provincial antérieurement, en fera son acquisition. La première joute de Dany
dans l’uniforme des Chiefs,
au Colisée de St-Vincent-de-Paul, demeurera un moment fertile en émotions pour
les amateurs présents mais davantage pour ses proches. Élu première étoile
de la rencontre, ce dernier tranchera en fusillade contre Pont-Rouge, en inscrivant
ainsi son troisième filet de la joute. Derrière des piliers tel que Christain
Sbrocca et Pierre
Gendron, celui qui portait le dossard #52 à Laval, réussira à se maintenir
parmi les attaquants les plus dangereux de l’équipe. Pierre
Pelletier, l’entraîneur de l’équipe, en fera un de ses hommes de confiance
en défensive, en lui confiant quelques missions spéciales. Outre sa contribution
dans les deux sens de la patinoire, son style harcelant, qui l’a caractérisé
sur l’ensemble de sa carrière, feront parti de l’image qu’il aura laissé aux
partisans. Une sévère fracture à l’avant-bras, subie lors d’une joute au Colisée,
peu avant la mi-saison suivante, viendra compromettre son année. Il doit alors
se soumettre à une grave opération, où on lui a fixé des plaques de métal au
radius afin de replacer cet os dans son axe. Pendant ce temps, les chiefs, qui
utilisera 48 joueurs lors de ce calendrier, cèdera son contrat aux Rapides de
Lasalle en retour de trois de ses anciens coéquipiers; Steve
Cadieux, Michel
Gingras et Yves
Beaudoin.
Alors qu’il ne restait que quatre joutes à disputer en saison régulière, le 52 des Rapides de Lasalle viendra prêter main forte à sa nouvelle équipe. Ces derniers sont alors en lutte contre Blitz de Granby afin de se frayer une place en séries éliminatoires. Son retour avec cette formation aura été de courte durée car ce sont ces mêmes Blitz , une formation dirigée par Daniel Vincelette, qui en feront l’acquisition pour l’année suivante. À Granby, bien que le bref passage de dix rencontres du robuste attaquant, Daniel Lacroix, apportera une formule gagnante au Blitz, on aura recours à plusieurs vétérans ayant connu les premières batailles de la LHSPQ afin d’emmener l’équipe en séries éliminatoires. Mais, devant un manque de profondeur, les séries seront de courte durée pour cette formation qui ne pourra aller plus loin qu’en première ronde.
UN BEAU RETOUR.
C’est en août 2002 que le Promutuel de Rivière-du-Loup, du directeur-gérant Jonathan Hawey, en feront leur nouvelle acquisition. Dany, de son côté, profite de son été pour faire une prise de conscience sur l’importance de conserver son conditionnement physique lorsque la saison de hockey est terminée. L’entraînement et une meilleure alimentation, fera dorénavant partie de son quotidien. Rivière-du-Loup, une région accueillante du Bas-du-Fleuve, coule dans les veines de la famille Leblond depuis des siècles. En apprenant la transaction, on anticipait une belle occasion pour ce grand « globe-trotteur » d’évoluer devant les siens, à l’aréna de la rue Frontenac. Surprise, le temps des roses et Dany est déjà échangé aux Aztèques d’Asbestos contre un jeune prospect, voué à un bel avenir, Jean-François Béliveau. Hawey rapatrie ainsi un joueur qu’il a connu à l’université de Moncton. Tandis que Dany, positif, se rapproche de la maison et de son milieu de travail. Par ailleurs, il se sent physiquement et mentalement bien conditionné à redorer son blason. C’est sous la tutelle de l’entraîneur Daniel Farley que le 52 connaîtra un départ canon dans la région de l’amiante. En tête des compteurs, élu joueur de la semaine, il fera parti du « top ten » pendant un bon moment. Conservant sa régularité, son nom alimentera les conversations lors des transactions. Bien que cette concession a fait face à de sérieuses difficultés financières, Dany a souvent mentionné à ses proches qu’il a bien apprécié son passage à Asbestos. Malgré que les Aztèques ne formaient pas une grosse équipe, il a eu la chance d’évoluer en compagnie d’un bon groupe, dont quelques anciens coéquipiers, et en compagnie d' un entraîneur qui comptera grandement sur sa contribution. C’est à la date limite des transactions en janvier dernier, que Verdun ajoutera de la profondeur et de l’expérience à sa formation, en obtenant son contrat. Actuellement âgé de 35 ans, le petit gars de Léopold a bien changé depuis ses premiers coups de patins à Pont-Viau. Ce qui m’impressionne aujourd’hui chez lui, c’est le calme qui l’habite, celui d’un vrai vétéran en pleine confiance de ses moyens.

Dany pendant le tournage de la télésérie LE MASQUE.
ADVERSAIRES ET COÉQUIPIERS.
Je vous laisse sur ces deux commentaires provenant de joueurs qui l’ont côtoyé sur la patinoire;
«C'est simple, ce gars-là peut te faire passer par toutes les émotions, nous mentionnera Carl Benoit, cerbère des Dragons de Verdun. Je le détestais lorsque j'ai joué contre lui mais je l’ai très apprécié comme coéquipier, autant à Lasalle qu'à Verdun.
Je n'étais pas de l'édition des Rapides de Lachute, en 1998-99, lors de leur conquête de la coupe mais cette année là, cette équipe avait disputé des séries du tonnerre. Leblond avait contribué à éliminer notre équipe, les Chiefs de St-Thérèse, en 7 parties. Mais le fait saillant de cette saison-là est sûrement la bataille que Dany avait déclenché, à Pont-Rouge, en demi-finale. Je peux te dire que ses coéquipiers, dont majorité ont joué avec moi à Lasalle, ont vraiment eu peur.
Ensuite, je me souviens de Dany dans l'uniforme des Chiefs de Laval. Demandez à Patrick Deraspe s’il aimait l'avoir a ses trousses dans cette série. C'est une des seule fois où j'ai vu Pat perdre patience et engager le combat avec lui. Malheureusement pour Dany, ce fut au tour de notre équipe d'éliminer Pont-Rouge en finale. Je l’ai eu également comme coéquipier à Lasalle en deux occasions. Par la suite, nous nous sommes retrouvés ensemble l'an dernier à Verdun. Je me suis toujours bien entendu avec lui, il a toujours dit ce qu'il pensait et il toujours donné son 110%. C'est un gars avec un très fort caractère et un joueur que je respecte énormément. Dany Leblond c’est un gagnant, point final ». Nous racontera ce vétéran gardien de but qui avait remporté trois des quatre joutes devant le filet des vainqueurs, les Rapides de Lasalle, lors de la grande finale de 1999-2000, contre Pont-Rouge.
« J'ai connu Dany alors que j'avais 21 ans et lors du premier camp d'entraînement des Dragons de Verdun, dans la première ligue senior majeure, nous raconte Benoit Deschamps. L'équipe appartenait alors à Jean-Guy Roberge. Dany était le gros joueur de la ligue cette saison là. Je n'ai joué que trois matchs pour les Dragons, pour ensuite m'aligner avec le Lunasso des Laurentides, dirigés par Bob Berger. Les Dragons étaient l'équipe à battre et Dany en était le capitaine. Il marquait des buts de toutes les façons, et il possédait le style qui le caractérise encore. Une fois, lors d'un match à St-Lin, il m'avait mis le gant au visage, et nous en étions venus aux coups. Tout un combat, j'avais donné une couple de gauche à Dany...! Ajoutera, en souriant, cette nouvelle acquisition des Royaux de Sorel. Par la suite, lorsqu'il s'alignait avec les Dinausores de Sorel, il trouvait toujours une nouvelle façon de nous battre. Deuxième et troisième retour, travail, acharnement.
Quand Gilles Major, alors directeur-gérant des Rapides de Lachute, m'a dit que nous l'avions acquis, j'ai dit; Wow, tout un marqueur pour nous! Dany s'est vite plu à Lachute. Nous formions vraiment une grande famille. Ses enfants étaient tous jeunes à cette époque, mais ils suivaient régulièrement, comme ses parents d'ailleurs. Je me rappelle encore les après matchs, au Caucus, avec la pizza payée par le propriétaire M. Daniel Carrière. Les enfants couraient partout autour. Puis, alors qu'il jouait pour les Chiefs, en séries, il avait la tâche de surveiller Patrick Deraspe lorsque je jouais pour LaSalle, et il avait accomplit tout un travail. J'ai ensuite joué en sa compagnie à Granby, à Rivière-du-Loup, et à Verdun de nouveau. Encore une fois, il fut l’un des meilleurs joueurs lors des séries.
La phrase que je retiendrai toujours de Dany est la suivante; C'est l'équipe qui travaille le plus fort qui l'emporte, jamais de demi-mesure. Quand mon équipe perd après deux périodes, j'entends encore sa voix qui dit « Travail-Travail-Travail » et cela, date de l'année de la coupe à Lachute. » Conclura cet autre joueur qui a marqué, par son style, l’histoire du hockey senior québecois.
À la prochaine.