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Reconnu pour posséder une bonne vision du jeu, d’excellentes mains et un coup de patin qui frôle l’élégance, Bobby Cunningham, du haut de ses 6 pieds et 3 pouces, figure au nombre des attaquants les plus dangereux de la LNAH.

Le goût de l’aventure

Originaire de Delson, c’est sur la Rive-Sud de Montréal que Bobby disputa jadis son hockey mineur. Bon an mal an, il gravit les échelons pour endosser les couleurs des Riverains du Richelieu de la Ligue de hockey midget AAA, en 1991-92. À ce stade de développement, celui qui devint ensuite un choix des Olympiques de Hull au repêchage de la LHJMQ n’était pas du nombre de ceux qui se berçaient des illusions quant aux rêves de LNH; ses horizons vers l’avenir en étaient tout autre. Le jeune Cunningham ignora donc le camp d’entraînement des Olympiques et poursuivit sa route dans les rangs junior Tier II, avec brio soit dit en passant, comme porte-couleur de la ville de St-Hubert. Suite à ses succès obtenus, Charlie Henry, le célèbre homme de hockey des Olympiques de Hull, se présenta à sa porte lors de la saison estivale avec une idée bien arrêtée :

« Je me souviens comme si c’était hier de ma rencontre avec Charlie. À l’époque, je rêvais de m’exiler aux États-Unis dans le but de voir du pays, et ce, en conciliant études et hockey. Mais Henry s’était montré si convaincant qu’il quitta la demeure familiale avec ma signature inscrite au bas d’un contrat. » Raconte celui qui possédait de belles aptitudes au plan académique.

Le #92 des Summum-Chiefs mit alors son projet en veilleuse pour la campagne 1993-94 afin de goûter à l’expérience de la LHJMQ. Toutefois, les choses ne se déroulèrent pas aussi bien que Mr. Henry l’avait laissé miroiter. Utilisé sporadiquement à Hull, cette recrue disputa sa deuxième moitié de saison dans l’uniforme du Collège-Français de Verdun. Sans être amer, il avoue, en toute objectivité, ne pas avoir connu ses plus beaux jours en tant que membre de la LHJMQ.

Sur le tard

C’est suite à sa dernière saison junior, disputée cette fois à Kanata, où il s’illustra au sein de la Ligue de hockey centrale junior de l’Ontario (CJHL), que Bobby mit son plan à exécution. Épié par les Blades de Kansas City de la défunte Ligue internationale, ces derniers lui offrirent sa toute première chance d’évoluer dans les rangs professionnels. Ainsi, une longue aventure auquel il transporta son baluchon dans 13 villes américaines différentes venait de s’engendrer. Durant ce périple passé au sein des quatre circuits mineurs professionnels (ECHL, WCHL, CHL et UHL), celui qui s’exprime dans un français impeccable a su profiter des judicieux conseils d’entraîneurs de renoms. Butch Goring, qui fut une étoile de la LNH lors de la décennie 70 et 80 en évoluant brillamment dans les deux sens de la glace, aura fait partie de ce groupe.

« Jusque-là, j’avais toujours été considéré comme un joueur à caractère strictement offensif. Avec les Aces d’Anchorage, Butch passa beaucoup de temps supplémentaire en ma compagnie après les séances d’entraînement afin de m’aider à polir mon jeu défensif dans mon territoire puis à écouler le temps en désavantage numérique. » Se remémore celui qui réside dorénavant en banlieue d’Atlanta.

La loyauté avant tout

Avant même disputer son premier match au Colisée en 2002-03, Cunningham était un personnage bien en vue dans le giron de l’organisation puisqu’il avait participé, depuis l’ère des Gladiateurs de St-Lin, l’alma-mater des Summum-Chiefs, à tous les camps d’entraînements de cette concession. « Je n’appartenais à aucune formation de la Ligue à l’époque. Cependant, lorsque j’ai décidé de demeurer au Québec pour y disputer mon année de hockey, je me devais d’être honnête envers les propriétaires (Bob Berger et Richard Savaria) car ils m’avaient procuré beaucoup de temps de glace auparavant. » Poursuit-il.

À sa première campagne dans le circuit Gaudette, celui qui se sent à l’aise au centre comme à l’aile droite avait grandement aidé sa formation à mettre la main sur une deuxième coupe Futura. « Cunny » avait démontré son talent en touchant la cible à 40 reprises lors de ses 52 joutes disputées en saison régulière. Il avait récidivé, de surcroît, en 13 occasions lors des 16 duels auquel les hommes de l’ex-entraîneur Pierre Pelletier avaient été confrontés en séries éliminatoires. De plus, 7 de ses 40 filets furent inscrits en désavantage numérique. D’ailleurs, ces statistiques figurent toujours au registre des records de l’organisation lavalloise. En somme, en 2005-06, au sein d’une formation mieux nantie, l’expérience du vétéran âgé de 30 ans, Bobby Cunningham, pourrait s’avérer un atout important dans la remontée convoitée vers les plus hauts sommets.

Fiche personnelle

Lieu de résidence : Buford, en Georgie.
Statut : Marié à Stacia.
Projets : Fonder une famille.
Inspiration : Doug Gilmour, « joueur le plus complet ».
Restaurant préféré: Momesso’s, à Montréal.

Rédaction: Sylvain Neveu Montage
Photos : Bruno Leblanc

Tous droits réservés aux sites suivants : www.summumchiefsdelaval.com - www.sylvainneveu.com

 

 


 

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