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Le goût de l’aventure
« Je me souviens comme si c’était hier de ma rencontre avec Charlie. À l’époque, je rêvais de m’exiler aux États-Unis dans le but de voir du pays, et ce, en conciliant études et hockey. Mais Henry s’était montré si convaincant qu’il quitta la demeure familiale avec ma signature inscrite au bas d’un contrat. » Raconte celui qui possédait de belles aptitudes au plan académique. Le #92 des Summum-Chiefs mit alors son projet en veilleuse pour la campagne 1993-94 afin de goûter à l’expérience de la LHJMQ. Toutefois, les choses ne se déroulèrent pas aussi bien que Mr. Henry l’avait laissé miroiter. Utilisé sporadiquement à Hull, cette recrue disputa sa deuxième moitié de saison dans l’uniforme du Collège-Français de Verdun. Sans être amer, il avoue, en toute objectivité, ne pas avoir connu ses plus beaux jours en tant que membre de la LHJMQ. Sur le tard C’est suite à sa dernière saison junior, disputée cette fois à Kanata, où il s’illustra au sein de la Ligue de hockey centrale junior de l’Ontario (CJHL), que Bobby mit son plan à exécution. Épié par les Blades de Kansas City de la défunte Ligue internationale, ces derniers lui offrirent sa toute première chance d’évoluer dans les rangs professionnels. Ainsi, une longue aventure auquel il transporta son baluchon dans 13 villes américaines différentes venait de s’engendrer. Durant ce périple passé au sein des quatre circuits mineurs professionnels (ECHL, WCHL, CHL et UHL), celui qui s’exprime dans un français impeccable a su profiter des judicieux conseils d’entraîneurs de renoms. Butch Goring, qui fut une étoile de la LNH lors de la décennie 70 et 80 en évoluant brillamment dans les deux sens de la glace, aura fait partie de ce groupe. « Jusque-là, j’avais toujours été considéré comme un joueur à caractère strictement offensif. Avec les Aces d’Anchorage, Butch passa beaucoup de temps supplémentaire en ma compagnie après les séances d’entraînement afin de m’aider à polir mon jeu défensif dans mon territoire puis à écouler le temps en désavantage numérique. » Se remémore celui qui réside dorénavant en banlieue d’Atlanta. La loyauté avant tout
À sa première campagne dans le circuit Gaudette, celui qui se sent à l’aise au centre comme à l’aile droite avait grandement aidé sa formation à mettre la main sur une deuxième coupe Futura. « Cunny » avait démontré son talent en touchant la cible à 40 reprises lors de ses 52 joutes disputées en saison régulière. Il avait récidivé, de surcroît, en 13 occasions lors des 16 duels auquel les hommes de l’ex-entraîneur Pierre Pelletier avaient été confrontés en séries éliminatoires. De plus, 7 de ses 40 filets furent inscrits en désavantage numérique. D’ailleurs, ces statistiques figurent toujours au registre des records de l’organisation lavalloise. En somme, en 2005-06, au sein d’une formation mieux nantie, l’expérience du vétéran âgé de 30 ans, Bobby Cunningham, pourrait s’avérer un atout important dans la remontée convoitée vers les plus hauts sommets. Fiche personnelle Lieu de résidence : Buford, en Georgie. Rédaction: Sylvain Neveu Montage Tous droits réservés aux sites suivants : www.summumchiefsdelaval.com - www.sylvainneveu.com
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