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Un perfectionniste Ce défenseur âgé de vingt-cinq ans est natif de Chute-aux-Outardes, une municipalité de la péninsule Manicouagan, située sur la Côte-Nord. À l’image du bon vin, il reflète ce modèle de hockeyeur désireux de s’améliorer d’année en année. « Jonathan était un individu avide de sports durant sa jeunesse. Le baseball et le hockey ont d’ailleurs rempli ses journées pendant longtemps. » Nous raconte son père, un homme qui gagne sa vie honorablement en travaillant sur différents quarts de travail au moulin à scie de l’Abitibi Consolated, à Baie-Comeau. « Il était un garçon persistant, qui travaillait constamment dans le but de devenir meilleur. Ses efforts auront été récompensés car il a réussi à se démarquer dans sa région au hockey mineur. Encore aujourd’hui, il aime bien faire du temps supplémentaire sur la glace, soit en pratiquant son tir à l’aide de quelques caissons remplis de rondelles ou en peaufinant quelques trucs du métier. » Poursuit celui qui, en automobile comme en avion, n’a jamais ménagé ses efforts dans le but de suivre le déroulement de carrière de son fils unique. À l’aise en appuyant l’attaque C’est au Saguenay, à l’âge de 16 ans, que la jeune carrière de Gauthier prit son envol. Durant sa seule campagne passée au sein de la Ligue de hockey midget AAA, cette arrière-garde des Élites de Jonquière s’est vu décerner le trophée remis au meilleur défenseur de ce circuit. Par la suite, c’est dans l’uniforme des Wildcats de Moncton de la LHJMQ qu’il poursuivit sa route. « J’ai connu des débuts laborieux dans le junior majeur, admet Jonathan, sans ambages. Mon entraîneur m’utilisait peu et pour des raisons qui me sont demeurées nébuleuses, la communication était inexistante. Je n’étais pas confortable dans cette situation. La saison suivante, comme les choses n’allaient pas en s’améliorant, j’ai demandé à être échangé. » Nous raconte-t-il.
L’aventure professionnelle Toutefois, c’est dans la Ligue de la Côte-Est (ECHL) que sa carrière s’est poursuivie. Il y eût évolué pour cinq formations différentes, soit Reading, Dayton, Augusta, Greenville et Alaska. Bien qu’une fracture à la cheville ait provisoirement ralenti ses ardeurs à ses débuts, ses coéquipiers lui ont collé par la suite le surnom de « Crazy Legs », en raison de son fougueux coup de patin. Ses meilleurs moments, il les a vécus en atteignant la grande finale, à Dayton, en côtoyant une bande de joueurs sous-estimés, mais dotés d’un esprit d’équipe sans pareil. « Après une dernière saison passée en Alaska, là où les longs périples étaient monnaie courante, Karine et moi avons pris la décision de s’établir autour de Montréal. Ce fut un bon compromis puisque d’une part, mon épouse, spécialisée en dessin de mode, s’est trouvé un emploi dans la région et d’autre part, j’avais l’opportunité de continuer à jouer au hockey dans la LNAH, pour les Chiefs de Laval. » Poursuit celui qui a découvert le 11 octobre dernier, les joies entourant la paternité lorsque Karine a donné naissance à une belle petite fille prénommée Océanne. En 2004-05, dès qu’il a foulé la glace du Colisée, son nom a alimenté rapidement les conversations dans les gradins. Les fidèles supporters des Chiefs ne se seront pas trompés en remarquant son agilité puisqu’au terme de sa première campagne, sa fiche de 13 filets et 22 mentions d’aides enregistrés en 54 parties jouées, en font, sans l’ombre d’un doute, l’un des joueurs les plus prometteurs de la LNAH. Fiche personnelle Lieu de résidence : St-Eustache. Rédaction : Sylvain Neveu Tous droits réservés aux sites suivants : www.summumchiefsdelaval.com - www.sylvainneveu.com
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