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On pourrait le surnommer « Le Roadrunner du West-Island » que les supporters lavallois sauraient l’identifier du tac au tac. Il en demeure que l’intégration du marchand de vitesse Daniel Gravelle au sein de l’édition 2005-06 des Summum-Chiefs se veut un précieux actif pour son offensive.

Issu d’une famille de hockeyeur

Fils d’une mère anglophone et d’un père francophone, celui que l’on surnomme affectueusement « Dan » est originaire de Dollard-des-Ormeaux. Le cadet des Gravelle a grandi dans un environnement où son sport favori détenait une place de choix pour chacun des membres de sa famille. À priori, ses parents ont administré, pendant plusieurs années, une école de hockey de renommée dans l’ouest de l’île de Montréal, tandis que ses deux frères aînés lui ont pavé la voie en lui servant d’exemples lorsqu’ils évoluaient à des niveaux compétitifs.

À son tour, quelques années plus tard, Dan fit son ascension au sein de l’organisation du hockey mineur de North-Shore. Après avoir passé pas moins de trois saisons dans la catégorie bantam AA, il mérita ses galons pour joindre les rangs des Lions du Lac-St-Louis. Ses 61 points récoltés, cette fois parmi l’élite du hockey midget, lui valurent d’être réclamé éventuellement par les Draveurs de Trois-Rivières lors de l’encan de la LHJMQ. Or, si le hockey détenait une place de choix chez les Gravelle, il en était tout autant pour les études. Dan a donc choisi d’atteindre ses objectifs en passant par la voie des rangs collégiaux. Ainsi, à l’âge de 17 ans, il devint membre des Patriotes de St-Laurent, dirigés alors par un homme de hockey reconnu principalement pour son sens de l’organisation et ses qualités techniques, Gérard Gagnon. Qui plus est, en évoluant pour la formation de son cégep, ce rapide attaquant eût l’opportunité de côtoyer des coéquipiers plus âgés et, tant au plan académique qu’au niveau hockey, cet environnement prospère lui permit de progresser en toute quiétude vers les horizons qu’il s’était fixé.

Choix des Black Hawks

Dan n’a plus jamais regardé derrière lui par la suite. Son ascension s’est poursuivi en représentant la ville de Kanata, une formation de la Centrale junior hockey league de l’Ontario (CJHL). À la fois discipliné et ambitieux, l’actuel #22 des Summum-Chiefs s’y mérita une bourse d’études qui le conduisit tout droit au Collège Merrimack, à North Andover, dans l’état du Massachussetts. Confronté à de coriaces adversaires tels que Tony Amonte, Paul Kariya, Keith Tkachuk et Steve Heinz, pour n’en nommer que quelques-uns, il défendit pendant quatre saisons consécutives les couleurs de cette institution qui figurait en première division de la Ligue Universitaire Hockey East. C’est aux assises de juin 1991 qu’il fut sélectionné, au vingt-huitième rang, par les Black Hawks de Chicago. « J’ai peut-être pris un parcours plus long afin d’être repêché par une organisation de la LNH, mais la dernière chose que je désirais, c’était de retourner sur les bancs d’écoles à l’âge de 30 ans. » Raconte cet ailier gauche de cinq pieds et onze pouces, à la fois détenteur d’un baccalauréat en marketing.

« Lors de mon premier camp dans la LNH, j’ai réalisé un rêve de jeunesse en empruntant ce fameux escalier mobile qui conduisait à la patinoire du vieux Stadium de Chicago. Je me rappelle d’avoir eu une pensée pour des légendes tels que Bobby Hull, Stan Mikita, Glen Hall, Tony Esposito, Denis Savard, Jeremy Roenick et Eddie Belfour qui avaient tous connu du succès auparavant dans cette enceinte. Cependant, j’ai bousillé ma meilleure chance en entamant ma troisième saison professionnelle, soit lorsque j’ai participé au camp des Panthers de la Floride. Les choses s’étaient bien déroulées à l’entraînement. La direction m’avait d’ailleurs fait signer une entente en deux volets (LNH et LAH) puis Doug Maclean, l’entraîneur-chef, m’avait recommandé de continuer à travailler fort afin d’être rappelé rapidement. Malheureusement, dès ma première joute hors-concours dans la LAH, je me suis blessé gravement à un genou. J’ai dû subir une opération délicate, suivie d’une réhabilitation qui dura cinq long mois par la suite. » Poursuit-il, en partageant ses moments de hautes voltiges vécus au pays de l’Oncle Sam..

L’Europe

En 1997-98, après trois années d’attente chez les pros, Dan Gravelle s’est vu offrir une entente alléchante afin d’exercer ses talents en Suisse. Ce fut le début d’une belle aventure qui alla se prolonger le temps de deux saisons sur le continent européen. Il y fit d’abord escale en Italie puis en Finlande, avant de poursuivre ensuite en Autriche. Ce fut d’ailleurs lors de ce périple, à des milliers de kilomètres de la demeure, que naquit une belle complicité entre lui et son coéquipier, Denis Chalifoux. Puis, en 2000, sollicité par la formation de San Diego, une ville où ses deux frères vivent désormais en permanence, il prêta ses services avec joie aux Gulls de la WPHL, soit le temps de deux saisons, avant de revenir au Québec en 2002-03, cette fois dans l’uniforme des Chiefs de Laval, pour y inscrire son nom sur la coupe Futura.

La bonne décision

« Avant de m’entendre avec la nouvelle direction des Summum-Chiefs, je venais d’écouler deux années consécutives avec les Oilers de Tulsa dans la CHL. J’avoue que le fait de ne pas avoir évolué en compagnie de joueurs offensifs lors de ma dernière saison, aura été un des points tournants lorsque j’ai eu à prendre ma décision en septembre dernier. De plus, je retrouve un bon groupe de gars que j’apprend à connaître progressivement ; sans oublier mon bon ami Denis Chalifoux, un joueur qui connaît mon style de jeu et qui sait comment me repérer sur la glace.

« Il me reste peu d’années à jouer et mon objectif est d’éprouver du plaisir en me présentant à l’aréna. Bien sûr, nous connaissons un début de saison plus difficile que prévu, mais nous (les joueurs) sommes conscients que la direction effectue un travail de tous les instants afin rendre l’équipe compétitive. La saison est longue et la pire attitude à employer à ce stade du calendrier serait de paniquer. Il faut que chacun des membres dans l’organisation, du premier au dernier, continue à travailler fort pour voir surgir éventuellement la lumière au bout du tunnel. » Conclut le sympathique Roadrunner de la troupe lavalloise, qui en a sûrement vu d’autres durant sa carrière de hockeyeur

Fiche personnelle

Age : 35 ans
Conjointe : Candice
Père de : Layla (2 ans)
Résidence : Montréal
Restaurant : Hot and Spicy, (Bld Décarie) à Montréal
Musique : Rock alternatif
Passe-temps : Guitariste et chansonnier
Acteur favori : Al Pacino
Sur l’Europe : Impressionné par le mode de vie du peuple italien Championnats : Gulls de San Diego (2) et Chiefs de Laval (1)

Rédaction : Sylvain Neveu
Photo: Bruno Leblanc

Tous droits réservés aux sites suivants : www.summumchiefsdelaval.com - www.sylvainneveu.com

 

 

 

 


 

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