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Les sceptiques seront confondus La scène se déroulait au mois de septembre 2002. L’état major des Canucks de Vancouver, entouré de journalistes affiliés aux activités de l’équipe, épiait attentivement les futurs prospects de l’organisation au cours du pré-camp d’entraînement. Victime d’un double échec au visage quelques instants plus tôt, une jeune recrue âgée de 18 ans, sélectionnée sur le tard, traversa spontanément la ligne bleue pour aller venger le geste vicieux et ainsi livrer un furieux combat face à son agresseur, Mike Brown, le matamore le plus réputé sur la glace. Le jeune francophone récidiva une seconde fois quelques instants plus tard et, au cours des deux duels, il avait fort bien sorti son épingle du jeu. Par son ardeur déployé à ce camp d’essai, il avait réussi à se mériter un laissez-passer au camp du grand club. Bien sûr, cet événement n’est pas une grande première au hockey, spécialement en cette période de l’année où il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus au sein des organisations professionnelles. Cependant, ce qui retient l’attention lorsque l’on se penche sur l’historique de Marc-André Roy, c’est qu’à peine six ans plus tôt nul n’aurait parié un modeste huard qu’il participerait éventuellement à un camp d’entraînement d’une formation de la LNH. Les raisons en sont forts simples : il n’avait pas encore disputé une seule joute au hockey amateur. À la rescousse du paternel Si ses deux frères ont passé de nombreuses heures à pratiquer le Les Panthères et le Drakkar C’est à l’automne 1999 que Marc-André a joint les rangs midget BB. Un peu plus tard en saison, ce fut au tour les Panthères de St-Jérome de la Ligue de hockey junior AAA du Québec de lui offrir un poste à la ligne bleue. À ses débuts dans la capitale des Laurentides il participa à 11 affrontements, tout en s’inscrivant au pointage à 7 reprises. Ce fut toutefois en mettant ses jointures à l’épreuve qu’il s’attira les réflecteurs. L’année suivante, le robuste arrière-garde des Panthères obtint un essaie de 5 joutes avec le Drakkar de Baie-Comeau de la LHJMQ; formation avec laquelle il s’alignera en 2001-02 et 2002-03. « J’ai passé deux belles années à Baie-Comeau. On ne se laissait pas intimider. Mon entraîneur de l’époque, Richard Martel, me faisait confiance et il m’a aidé à développer une bonne éthique de travail. J’ai également eu la chance d’être épargné par les blessures durant mon stage junior. » Recordman de la LHJMQ Au terme de sa première campagne dans la LHJMQ, le nom de Marc-André Roy, auteur de 432 minutes de pénalités, avait fait son chemin. Toutefois, bien que ses intérêts furent représentés par Paul Corbeil et André « Le Moose » Dupont, les équipes de la LNH intéressées à ses services ne se bousculaient pas aux portes. Ce sont les Canucks de Vancouver, dès son année d’éligibilité, qui jetèrent leur dévolu sur le principal intéressé. À sa deuxième campagne junior majeur, les experts l’ont identifié comme étant l’homme à vaincre dans le circuit Gilles Courteau. Le Réseau Des Sports (RDS) lui avait d’ailleurs consacré un reportage à cet effet. Enfin, en jetant les gants à 55 reprises, en plus d’hériter d’une rondelette somme de 653 minutes de pénalités en 68 rencontres disputées, celui dont le contrat est passé récemment des Summum-Chiefs de Laval au Prolab de Thetford Mines aura eu le temps d’inscrire son nom dans le registre des records de la LHJMQ, plus précisément dans la colonne des mauvais garnements. Fiche personnelle
Rédaction: Sylvain Neveu Tous droits réservés aux sites suivants : www.summumchiefsdelaval.com - www.sylvainneveu.com
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