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10 février 2006- Le jeune Marc-André Roy, ex-homme-fort du Drakkar de Baie Comeau, est débarqué cette saison sur les patinoires de la LNAH en transportant avec lui un record de minutes de pénalités édité il y a à peine deux ans dans le circuit Gilles Courteau.

Les sceptiques seront confondus

La scène se déroulait au mois de septembre 2002. L’état major des Canucks de Vancouver, entouré de journalistes affiliés aux activités de l’équipe, épiait attentivement les futurs prospects de l’organisation au cours du pré-camp d’entraînement. Victime d’un double échec au visage quelques instants plus tôt, une jeune recrue âgée de 18 ans, sélectionnée sur le tard, traversa spontanément la ligne bleue pour aller venger le geste vicieux et ainsi livrer un furieux combat face à son agresseur, Mike Brown, le matamore le plus réputé sur la glace. Le jeune francophone récidiva une seconde fois quelques instants plus tard et, au cours des deux duels, il avait fort bien sorti son épingle du jeu. Par son ardeur déployé à ce camp d’essai, il avait réussi à se mériter un laissez-passer au camp du grand club.

Bien sûr, cet événement n’est pas une grande première au hockey, spécialement en cette période de l’année où il y a beaucoup d’appelés, mais peu d’élus au sein des organisations professionnelles. Cependant, ce qui retient l’attention lorsque l’on se penche sur l’historique de Marc-André Roy, c’est qu’à peine six ans plus tôt nul n’aurait parié un modeste huard qu’il participerait éventuellement à un camp d’entraînement d’une formation de la LNH. Les raisons en sont forts simples : il n’avait pas encore disputé une seule joute au hockey amateur.

À la rescousse du paternel

Si ses deux frères ont passé de nombreuses heures à pratiquer le hockey, le troisième fils de Thérèse et Jean Roy avait d’autres centres d’intérêts en bas âge. Ce fut sous l’invitation de son père, jadis entraîneur au niveau simple lettre et en manque d’effectifs, qu’il a disputé sa première joute au hockey amateur. Il était alors âgé de 12 ans. Possédant un physique au-delà de la moyenne et un tempérament pour le moins fonceur, on l’assigna au rôle de défenseur. Dès lors, il comprit qu’il se plairait à défendre les couleurs d’une équipe de hockey et non pas en imitant les Raymond Bourque et Paul Coffey de son époque, mais bien en préconisant un style de jeu axé sur la robustesse.

Les Panthères et le Drakkar

C’est à l’automne 1999 que Marc-André a joint les rangs midget BB. Un peu plus tard en saison, ce fut au tour les Panthères de St-Jérome de la Ligue de hockey junior AAA du Québec de lui offrir un poste à la ligne bleue. À ses débuts dans la capitale des Laurentides il participa à 11 affrontements, tout en s’inscrivant au pointage à 7 reprises. Ce fut toutefois en mettant ses jointures à l’épreuve qu’il s’attira les réflecteurs. L’année suivante, le robuste arrière-garde des Panthères obtint un essaie de 5 joutes avec le Drakkar de Baie-Comeau de la LHJMQ; formation avec laquelle il s’alignera en 2001-02 et 2002-03. « J’ai passé deux belles années à Baie-Comeau. On ne se laissait pas intimider. Mon entraîneur de l’époque, Richard Martel, me faisait confiance et il m’a aidé à développer une bonne éthique de travail. J’ai également eu la chance d’être épargné par les blessures durant mon stage junior. »

Recordman de la LHJMQ

Au terme de sa première campagne dans la LHJMQ, le nom de Marc-André Roy, auteur de 432 minutes de pénalités, avait fait son chemin. Toutefois, bien que ses intérêts furent représentés par Paul Corbeil et André « Le Moose » Dupont, les équipes de la LNH intéressées à ses services ne se bousculaient pas aux portes. Ce sont les Canucks de Vancouver, dès son année d’éligibilité, qui jetèrent leur dévolu sur le principal intéressé. À sa deuxième campagne junior majeur, les experts l’ont identifié comme étant l’homme à vaincre dans le circuit Gilles Courteau. Le Réseau Des Sports (RDS) lui avait d’ailleurs consacré un reportage à cet effet. Enfin, en jetant les gants à 55 reprises, en plus d’hériter d’une rondelette somme de 653 minutes de pénalités en 68 rencontres disputées, celui dont le contrat est passé récemment des Summum-Chiefs de Laval au Prolab de Thetford Mines aura eu le temps d’inscrire son nom dans le registre des records de la LHJMQ, plus précisément dans la colonne des mauvais garnements.

Fiche personnelle

- Age : 22 ans.
- Taille : 6 pieds et 2 pouces.
- Poids : 250 livres. - Repêché : au 214 ème rang, par Vancouver en juin 2002.
- Réside : à St-Eustache.
- Loisirs favoris : golf et billard.
- Chanteur : Johny Cash.
- Restaurant : Le Kytara, spécialités italiennes, (St-Eustache).
- Meilleurs combats junior : face à George Davis des Screaming Eagles du Cap-Breton.

 

Rédaction: Sylvain Neveu

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