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Exemple de persévérance Originaire de Tétreaultville, c’est incidemment dans l’Est de l’Ile de Montréal que le # 19 des Summum-Chiefs a fait ses premiers pas au hockey mineur. Au fil des ans, son éthique de travail et sa persévérance lui auront valu de gravir les échelons pour atteindre éventuellement les rangs de la Ligue américaine de hockey. « Contrairement à d’autres joueurs, mes débuts sur une patinoire ont été un peu plus laborieux. D’ailleurs, c’est seulement à ma deuxième année au niveau pee-wee que je me suis intégré dans le deux lettres, nous confie-t-il, sans ambages. Puis en 1986-87, suite à ma troisième campagne dans les rangs bantam, je me suis laissé tenté par le camp d’entraînement du Montréal-Bourassa au niveau midget AAA. Encore-là, j’ai été l’un des derniers à faire parti de la formation de Jos Canale. Finalement, le même scénario s’est répété au repêchage de la LHJMQ lorsque j’ai été sélectionné en quatorzième ronde par le Titan de Laval ». Poursuit celui qui a appris à retrousser ses manches face aux défis se dressant devant lui. Dans le circuit Gilles Courteau, cet acharnement qui le caractérise encore aujourd’hui lui aura rapporté des dividendes puisqu’au terme d’un séjour de deux saisons avec le Titan du clan Morissette, en plus d’être devenu un défenseur fiable, il vécut l’expérience de participer au tournoi de la coupe Memorial, à Saskatoon, au printemps 1990. Par la suite, le principal intéressé compléta ses deux dernières saisons dans les rangs junior au sein des Lasers de St-Hyacinthe, en côtoyant cette fois les Martin Brodeur, Patrick Poulin, Pierre Sévigny et compagnie. Fait à noter, à sa dernière année à titre de joueur de 20 ans, sa progression parlait par elle-même : lui qui avait représenté la LHJMQ parmi les hockeyeurs junior canadiens dans la colonne de plus et des moins. Oublié, mais sollicité
Une décision déchirante Tiraillé quelque peu intérieurement, Christian vécut par la suite l’expérience des grandes surfaces glacées sur le continent européen. « Je participais alors au camp du Crunch de Syracuse de la LAH lorsque l’on m’a fait une offre pour aller jouer à Kokala, en Finlande. Mon épouse attendait à ce moment la venue de notre premier enfant. Évidemment, j’étais hésitant, mais c’est elle qui m’a finalement convaincu d’accepter l’offre. Nous avions donc fait nos valises en partant à l’aventure. Je dois admettre cependant que l’on a pris soin de nous là-bas : si bien, que lorsque nous sommes revenus notre fils était âgé de trois semaines ». Relate celui qui a connu celle qui l’a toujours épaulé, sa conjointe Linda, lors de son passage à Laval dans les rangs junior. Joueur d’équipe et gars de famille Par ailleurs, ce père de deux enfants projette l’image d’un individu ayant des liens tissés serrés au plan familial. « Ma mère maternelle est décédée alors que j’avais trois ans. Mon père, François, m’a toujours suivi et supporté : il évolue 4 fois par semaine au hockey; agit comme mon chauffeur privé sur la route et assiste aux joutes de chacun de ses petits enfants. Il a refait sa vie (avec Yolande) lorsque j’avais huit ans et je dois dire que je me considère privilégié car nous avons grandi en héritant d’un bel esprit de famille ». Conclut ce leader silencieux qui prêche par l’exemple, et ce, sur la glace comme dans la vie de tous les jours. Fiche personnelle - Né le 25 avril 1970. A la prochaine.
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