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Après avoir remporté quatre trophées ultimes en huit saisons actives dans l’enceinte du Colisée de Laval, le capitaine des Chiefs, Denis Chalifoux, représente le symbole d’un gagnant aux yeux des amateurs de hockey lavallois.

IL BRÛLE LES ÉTAPES

« Le malheur des uns fait bien souvent le bonheur des autres. » Ce vieil adage, le # 27 des Chiefs le connaît mieux que quiconque. C’est d’ailleurs dans la petite municipalité de Ste-Dorothé, à Laval, qu’il en a fait sa connaissance, soit au même moment où le hockey s’est introduit dans son univers.

« Je me souviens encore de mes premiers pas au hockey. C’était à l’automne 1975. A l’époque, mes parents venaient d’inscrire mon frère dans les rangs novice. Cependant, après quelques joutes, ce dernier manifesta l’idée d’abandonner pour se diriger vers une autre discipline. Mon père s’empressa donc de demander un remboursement, mais les dirigeants ont plutôt suggéré que je prenne la relève, et ce, même si je n’avais pas encore atteint l’âge requis. » Relate ce vétéran joueur de centre.

Le benjamin des Chalifoux, qui était âgé de quatre ans à l’époque, avait le hockey bien imprégné dans la peau. D’ailleurs, il disputa son sport favori dans « le deux lettres », en côtoyant des joueurs plus âgés que lui. Mais ce fut au niveau pee-wee et bantam, qu’il se démarqua aux quatre coins de l’Ile-Jésus.

« A treize ans, lors de ma première année Bantam AA, j’ai eu la chance d’évoluer pour un entraîneur tel que Guy Lefrançois. La saison suivante, ce dernier fut promu avec les Régents de Laval-Laurentides-Lanaudière. Toutefois, il épiait régulièrement les joutes de notre équipe. Pour ma part, j’avais connu une bonne saison en terminant au deuxième rang des compteurs, derrière mon futur coéquipier dans les rangs Midget AAA, Martin St-Amour. » Poursuit-il.

RECORD DE MARIO LEMIEUX

Ainsi, dès la saison, 1986-87, Denis endossa les couleurs des Régents de L.L.L. Plusieurs d’entre vous se souviendront, sans doute, du trio électrisant qu’il (133 pts) pivota au centre de son ex-rival, Martin St-Amour (150 pts) et de Marco Pietronero (114 pts). Le jeune Chalifoux brisa un record édité par Mario Lemieux (124 pts), concernant le plus haut total de points enregistré par le plus jeune joueur de centre (15 ans) dans l’histoire de ce circuit. Une marque qui n’a pas été battue depuis, faut-il le préciser. Pour sa part, « Le Grand 66 » n’avait pas raté l’occasion de le féliciter lors des semaines qui suivirent et le principal intéressé en garde d’ailleurs un excellent souvenir. Les Régents, quant à eux, avaient offert une lutte de tous les instants aux grands champions québécois et canadiens, les Riverains du Richelieu, qui étaient dirigés par nul autre que son actuel entraîneur, John Paris.

IL MARQUE L’ÈRE DU TITAN

Au repêchage de la LHJMQ, en juin 1987, Denis, grâce aux manigances orchestrées par Jean-Claude et Léo-Guy Morissette, a vu son souhait se réaliser en devenant le premier joueur sélectionné par le Titan de Laval. Dès sa première campagne, flanqué de Donald Audette et de Claude Lapointe, il patrouilla un trio qui fut surnommé la « Schtroumpf Line ». Au plan individuel, il termina à trois points du record d’équipe pour une recrue; un plateau détenu, encore une fois, par l’illustre Mario Lemieux.

A sa deuxième saison, on lui assigna un robuste ailier gauche qui devint rapidement la terreur de la LHJMQ. Au centre de Gino Odjick et de Donald Audette, celui que Marc Lachapelle, surnomma consécutivement, « Mr.Titan » et « Le Chat », connut sa meilleure saison dans les rangs junior avec une récolte de 137 points, tout en conduisant son équipe à la coupe du Président. Cependant, son rêve prit fin lorsque le Titan s’inclina en demi-finale lors du tournoi de la coupe Memorial qui eut lieu à Saskatoon.

La campagne 1989-90 devenait donc cruciale pour le # 9 du Titan qui y jouait son année d’éligibilité au repêchage de la LNH. Encore une fois, ses prouesses soulevèrent la clientèle du Colisée de Laval, voire davantage en séries éliminatoires alors qu’il enregistra plusieurs filets d’une importance capitale. Ainsi, pour une deuxième année consécutive, la formation du clan Morissette remporta la coupe du Président, tandis que son leader incontesté, à titre de joueur par excellence des séries éliminatoires, se voyait décerner le trophée Guy Lafleur. Le « p’tit gars » de Ste-Dorothé était à la fois une vedette dans la LHJMQ et un jeune héros dans sa ville. Mais, au-delà de ses accomplissements sur la glace, à cinq pieds et huit pouces, il n’avait pas la certitude qu’il se trouverait une niche dès les premières rondes du repêchage universel. Après quelques heures de longues attentes, il fut réclamé en douzième ronde par les Whalers de Hartford.

PREMIER CAMP ET DERNIÈRE ANNÉE JUNIOR

« Lorsque tu es sélectionné aussi tardivement, on ne prend pas le temps de te regarder dans les yeux à ton arrivée au camp d’entraînement. Malgré tout, quelques jours plus tard, je disputais ma première joute hors-concours face aux recrues des Bruins de Boston. Les choses s’étaient bien déroulées. J’avais récolté deux buts et obtenu une mention d’aide, en plus de recevoir la première étoile. Puis, au terme de notre victoire, Gordie Howe, qui campait un rôle de conseiller au sein de l’organisation, était venu à ma rencontre. Il en fut de même pour le directeur-gérant, Eddie Johnston. Ainsi, quelques semaines plus tard, je paraphais une entente de trois ans avec l’organisation. » Nous confie le principal intéressé.

Ne manquez pas, très bientôt, la deuxième partie de ce reportage: Ses débuts dans la LAH, l'Europe et son retour au Colisée de Laval....

Remerciements à Fabien Pothier pour la photo d'introduction

Pour vos commentaires : sylvainneveu@hotmail.com

 

 

 


 

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