Cette chronologie n'indique que les événements les plus importants entre 1830 et 1836. Mais elle est plus complète en ce qui concerne les années 1837 à 1839.
Lors des élections partielles dans le quartier ouest de Montréal, des soldats britanniques tirent sur la foule, tuant trois Canadiens. Ces premiers "martyrs" deviennent l'objet de fêtes commémoratives pendant plusieurs années.
Les modérés, surtout les ci-devant Patriotes de Québec dont John Neilson, se séparent de Papineau. L'émigration, atteint le chiffre de 50,000, ce qui ne pouvait qu'inquiéter les Canadiens. En même temps, le choléra asiatique, emporté par des Irlandais, fait plusieurs milliers de victimes au Bas-Canada.
Lors des élections générales, les Patriotes triomphent partout, malgré des tentatives de corruption de la part des bureaucrates et de la provocation de la part des Britanniques.
Les résultats de cette élection furent probants : la population québécoise de l'époque avait indiqué de façon très nette qu'elle appuyait Louis Joseph Papineau. On n'avait jamais vu 95 % des électeurs se ranger aussi résolument derrière un homme, son parti et ses positions.
Le Parti Patriote obtenait 77 des 88 sièges à l'Assemblée, 483 739 voix, contre 28 278 pour les oligarques anglais, les Constitutionnels.
- 1837 -
6 MARS
Lors John Russell ministre de l'intérieur au Parlement britannique, présente 10 résolutions au Parlement de Londres, à la suite du rapport de la Commission d'enquête de Lord Gosford. Ces résolutions rejettent les réformes proposées par les Patriotes et permettent au gouverneur d'utiliser les fonds publics sans l'assentiment de la Chambre.
20 AVRIL
Le journal "La Minerve" annonce la convocation d'une assemblée dans le comté de Richelieu "pour réprouver les mesures coercitives du parlement impérial".
7 MAI
Assemblée à Saint-Ours, résolutions favorisant les principes républicains et les droits des Canadiens.
15 MAI
Assemblées à Saint-Laurent et à Saint-Marc (comté de Verchères), résolutions demandant l'appel d'une convention générale.
28 MAI
Assemblée à Québec.
15 JUIN
Proclamation de Lord Gosford, le gouverneur, contre les assemblées de protestation tenues par les Patriotes.
26 JUIN
Assemblée à Saint-Thomas (comté de Bellechasse et de l'Islet).
29 JUIN
Assemblée à Montréal.
4 JUILLET
Assemblée à Stanbridge (comté de Mississiquoi).
16 JUILLET
Assemblée à Deschambault.
26 JUILLET
Assemblée à Yamachiche (comté de Saint-Maurice).
26 JUILLET
Assemblée à l'Assomption.
6 AOÛT
Assemblée à Saint-Constant (comté de Laprairie), en présence de M. de Pontois, ministre plénipotentiaire de la France aux États-Unis, en visite au Canada.
18 - 26 AOÛT
Quatrième session du quinzième parlement; après un long débat, on refuse les subsides.
5 SEPTEMBRE
500 jeunes gens de Montréal jettent les bases d'une société politique sous le nom de "Fils de la Liberté", lors d'une assemblée à l'Hôtel Nelson, sur la place Jacques Cartier à Montréal.
1er OCTOBRE
Le comité permanent du comté des Deux-Montagnes convoque les habitants des différentes paroisses pour élire des juges de paix. Le 15, on décide aussi de former dans chaque paroisse des corps de milices volontaires.
4 OCTOBRE
Les Fils de la Liberté publient un manifeste demandant le droit de choisir un gouvernement républicain.
15 OCTOBRE
Élections à Saint-Joachim des juges de paix.
22 OCTOBRE
Un millier de Fils de la Liberté font des manœuvres dans les faubourgs de Montréal, en préparation de la réunion du lendemain à Saint-Charles.
24 OCTOBRE
Mandement de l'Évêque de Montréal contre les Patriotes.
23-24 OCTOBRE
Assemblée de la Confédération des six comtés à Saint-Charles; on prépare la convocation d'une convention nationale; on élève une colonne surmontée du bonnet de la Liberté, et portant cette inscription: "A Papineau, ses compatriotes reconnaissants, 1837".
Le 23 octobre au cours de l'après-midi, en pleine assemblée apparue, une divergence idéologique profonde entre les deux chefs patriotes. Lorsque Louis-Joseph Papineau termina son discours en conseilla aux gens de restés sur le terrain de l'agitation constitutionnelle. Ce fut à ce moment, que Wolfred Nelson s'écria :
"Eh bien! moi, je diffère d'opinion avec M. Papineau ; je prétends que le temps est arrivé de fondre nos cuillères pour en faire des balles".
De toutes les assemblées publiques qui précédèrent l'insurrection, celle de Saint-Charles fut la plus importante. Elle précipita le dénouement en activant l'agitation et en décidant les autorités à intervenir.
Il y eut en tout, au cours de la seule année 1837 à la grandeur du Québec, 47 assemblées publiques.
2 NOVEMBRE
Assemblée du comité permanent de Québec, qui se déclare solidaire de la Confédération des six comtés.
4 NOVEMBRE
Les Fils de la Liberté annoncent la tenue d'une réunion monstre à Montréal.
5 NOVEMBRE
Les magistrats interdisent les parades à Montréal.
6 NOVEMBRE
Des membres du Doric Club attaquent les Fils de la Liberté, rue Saint-Jacques à Montréal. Les loyalistes saccagent les ateliers du journal patriote de langue anglaise "The Vindicator", et s'attaquent à la maison de Papineau.
10 NOVEMBRE
Un détachement de cavalerie se dirige vers Saint-Jean; les Patriotes tirent quelques coups et se retirent.
11-15 NOVEMBRE
On arrête cinq chefs patriotes à Québec, mais ils seront remis en liberté provisoire le 18.
13 NOVEMBRE
Gosford révoque la commission de 71 juges de paix suspects à Montréal.
16 NOVEMBRE
26 mandats d'arrêt sont émis dans le district de Montréal pour crime de haute trahison ou menées séditieuses; André Ouimet, président des Fils de la Liberté et cinq de ses lieutenants sont écroués.
17 NOVEMBRE
Le Patriote Bonaventure Viger aidé d'une dizaine d'hommes attaque des soldats de la Montreal Volunteer Cavalery près de Chambly et délivrent le notaire Pierre Paul Desmarais et le docteur Joseph François D'Avignon.
18 NOVEMBRE
Thomas Storrow Brown, général des Fils de la Liberté, s'empare du manoir du seigneur Debarztch à Saint-Charles et établit un camp; un détachement de troupes sous le commandement de Wetherall quitte Montréal et se rend à Chambly.
22 NOVEMBRE
Le lieutenant-colonel Gore quitte Montréal avec 500 hommes sur le vapeur Saint-Georges pour se rendre à Sorel, ensuite ils se mettent en marche afin d'opérer une jonction à Saint-Charles avec le lieutenant-colonel Wetherall.
23 NOVEMBRE
Le lieutenant-colonel Gore, à la tête de six compagnies d'infanterie et d'un détachement d'artillerie attaque les Patriotes retranchés à Saint-Denis sous le commandement de Wolfred Nelson ; après sept heures de combats, Gore se retire laissant plusieurs soldats blessés et tués (d'après le communiqué officiel - 6 tués et 11 blessés) ; du côté dès Patriotes, il y a 12 tués et 8 blessés. Un jeune officier anglais, fait prisonnier, George Weir, est abattu en essayant de s'échapper.
Un camp patriote est établi dans la paroisse de Saint-Benoît, au nord de Montréal, sous le commandement d'Amury Girod.
24 NOVEMBRE
Girod veut marcher sur Montréal, mais après un conseil de guerre on décide de se tenir sur la défensive.
25 NOVEMBRE
Le lieutenant-colonel Wetherall quitte Saint-Hilaire pour se rendre à Saint-Charles ; à trois milles au sud ; les Patriotes tentent de lui barrer la route sans succès. Les troupes britanniques attaquent les Patriotes retranchés autour du manoir à Saint-Charles ; après deux heures, les Patriotes doivent se rendre. On compte au moins 3 tués et 18 blessés du côté britannique et, du côté des Patriotes, 32 tués incluant les blessés incapables de fuir. Ils furent tous massacrés sans pitié et 30 furent faits prisonniers.
27 NOVEMBRE
Après un procès populaire, on exécute Joseph Armand, dit Chartrand à l'Acadie, comme traître.
28 NOVEMBRE
Sur le chemin du retour, les troupes de Wetherall sont attaquées par un détachement de Patriotes à Pointe Olivier (Saint Matthias) : deux Patriotes sont tués.
30 NOVEMBRE
Wetherall et ses troupes rentrent triomphalement à Montréal, ramenant une trentaine de prisonniers et, comme trophée, la colonne de la Liberté érigée à Saint-Charles le 23 octobre.
Girod et Chénier accompagnés de 200 hommes vont chercher des armes à Oka.
1e DÉCEMBRE
Louis Joseph Papineau se réfugie à Albany aux États-Unis.
2 DÉCEMBRE
Le lieutenant-colonel Gore revient à Saint-Denis et découvre le cadavre de George Weir. Le village est incendié.
3 DÉCEMBRE
Le lieutenant-colonel Gore se rend à Saint-Charles.
4 DÉCEMBRE
Les troupes du lieutenant-colonel Gore marchent jusqu'à Saint-Hyacinthe.
5 DÉCEMBRE
La loi martiale est proclamée dans le district de Montréal.
6 DÉCEMBRE
Un groupe de 80 Patriotes tente de revenir des États-Unis, mais Kemp et 300 miliciens les attendent à Moore's Corner (Philipsburg) ; l'engagement dure 15 minutes et les Patriotes sont obligés de se retirer ; on fait 4 prisonniers et il y a un Patriote tué.
7 DÉCEMBRE
Le lieutenant-colonel Gore rentre à Montréal.
10 DÉCEMBRE
Un détachement de soldat britannique prend ses quartiers à Saint-Martin, afin de garder le pont qui mène à Saint-Eustache et à Saint-Benoît.
13 DÉCEMBRE
Le général des troupes anglaises John Colborne quitte Montréal en direction de Saint-Eustache avec 1,200 hommes.
14 DÉCEMBRE, le massacre de Saint-Eustache
L'armée britannique traverse la rivière à environ trois milles au-dessous de Saint-Eustache ; elle attaque le village à midi, et le combat fait rage pendant cinq heures. Après la défaite des Patriotes, qui perdent au moins 70 hommes, on incendie le village et le chef des Patriotes, Jean Olivier Chénier, est abattu.
15 DÉCEMBRE, le sac de Saint-Benoît
Les troupes britanniques et loyalistes avancent vers Saint-Benoît; les Patriotes coincés déposent les armes, le village est mis à sac et complètement détruit par le feu.
16 DÉCEMBRE
Le colonel Maitland se rend à Sainte-Scholastique et à Sainte-Thérèse.
19 DÉCEMBRE
64 des 120 prisonniers de Saint-Eustache sont remis en liberté; Colborne revient à Montréal.
21 DÉCEMBRE
Lord Gosford donne le pouvoir à certaines personnes de faire prêter le serment d'allégeance aux sujets de Sa Majesté partout dans la province; quelques-uns refusent et sont arrêtés.
- 1838 -
5 JANVIER
Le président Martin Van Buren des États-Unis proclame la neutralité de son pays et menace de poursuivre tous ceux qui la compromettraient.
10 FÉVRIER
La Reine Victoria accepte la recommandation de la Chambre des Communes à l'effet de suspendre temporairement la constitution de 1791 (jusqu'au 1e novembre 1840). Elle autorise la formation d'un conseil spécial.
24 FÉVRIER
Un vol d'armes, attribué aux Patriotes, est effectué à l'arsenal d'Elizabethtown dans l'état de New York.
26-27 FÉVRIER
Robert Nelson général en chef des forces patriotiques rassemble entre 600 et 700 Frères Chasseurs et sympathisants américains dans le but d'envahir le Bas-Canada. Ils se rendent à Alburg dans le Vermont.
John Colborne entre officiellement en fonction. La loi martiale est proclamée.
28 FÉVRIER
Les Patriotes commandés par Robert Nelson et le Dr Cyrille Côté entrent dans la province et s'arrêtent aux environs de Caldwell's Manor (Noyan). Robert Nelson proclame l'indépendance du Bas-Canada.
Le lendemain, Nelson et les Patriotes sont obligés de se retirer de l'autre coté de la frontière. L'armée américaine arrête Nelson et Côté.
30 MARS
Lord Durham est nommé Capitaine général et Gouverneur en chef de toutes les colonies britanniques d'Amérique du Nord. Il est en outre nommé Commissaire enquêteur.
27 AVRIL
Révocation de la loi martiale dans le district de Montréal ; 501 personnes sont incarcérées à Montréal pour faits de trahison ou menées séditieuses, 5 à Québec.
27 MAI
Lord Durham, nouveau gouverneur arrive à Québec à bord du vaisseau de guerre Hastings.
John Colborne remet ses pouvoirs de gouverneur deux jours plus tard a Lord Durham.
1 er JUIN
Le Conseil spécial est remplacé par un Conseil exécutif. Quelque 150 personnes sont toujours en prison.
18 JUIN
Lord Durham fait proposer aux 8 principaux chefs de la première insurrection de 1837, un aveu de culpabilité en échange de la grâce de tous les autres détenus politiques.
22 JUIN
Évasion de Louis Lussier, un des accusés du meurtre de George Weir.
26 JUIN
Un nouveau projet d'aveu des huit chefs de l'insurrection de 1837 est accepté par les deux parties.
28 JUIN
Proclamation d'amnistie pour tous les détenus sauf les 8 chefs qui ont signé l'aveu comme condition de l'amnistie pour les autres. Sont exclus les 16 patriotes réfugiés aux États-Unis et les dix accusés du meurtre de George Weir.
2 JUILLET
Huit chefs du mouvement patriotique sont envoyés en exil aux Bermudes : ils montèrent, enchaînés, à bord du bateau le Canada qui devait les conduire jusqu'à Québec. Le 6 juillet ils quittèrent Québec sur la frégate de guerre Vestale à destination des Bermudes.
16 AOÛT
Le Parlement de Londres passe un Bill d'indemnité qui désavoue la politique de Durham.
26 SEPTEMBRE
Monseigneur Lartigue, Évêque de Montréal, fait parvenir aux autorités gouvernementales une missive dévoilant les plans de la prise de pouvoir par les patriotes.
2 NOVEMBRE
Lord Durham quitte le Canada et laisse le commandement à Colborne.
3 NOVEMBRE
Rassemblement des Frères Chasseurs à divers points autour de Montréal.
1 - À Beauharnois.
2 - Dans la paroisse de Sainte-Martine, au camp Baker. On comptera 500
hommes le 7, après le regroupement des deux camps.
3 - À Châteauguay, une centaine.
4 - À la Pointe-Olivier (Saint-Matthias).
5 - À la Rivière-à-la-Tortue, dans Saint-Constant, 200.
6 - À Boucherville, au camp de la montagne, un millier, entre le 6 et le 10
novembre.
7 - À Napierville, au grand camp, 3000 hommes sous le commandement du
général en chef Robert Nelson, président de la République du Bas-Canada.
Une partie des Patriotes à Saint-Constant désarme les Loyalistes.
4 NOVEMBRE
Proclamation de la loi martiale par Colborne.
Une centaine de Patriotes à Châteauguay, sous le commandement de Cardinal et Duquette, se rendent à Caughnawaga dans l'intention d'obtenir des armes ; Cardinal et Duquette sont faits prisonniers.
À Terrebonne, la police arrête un Patriote;
À Napierville, Robert Nelson proclame de nouveau l'indépendance
du Bas-Canada devant 700 Patriotes en rang.
5 NOVEMBRE
Les Patriotes de Beauharnois s'emparent du bateau à vapeur Henry Brougham et le rendent inutilisable pour le transport des troupes ennemies.
6 NOVEMBRE
À Terrebonne, la police cerne la maison de Charles Bouc, mais après une fusillade se retire.
Une centaine d'hommes quittent Napierville afin de se rendre aux frontières chercher des renforts à Rouse's Point (NY).
7 NOVEMBRE
Les Patriotes de Beauharnois se rendent au camp Baker de Sainte-Martine.
À Terrebonne, on conclut un traité de paix entre les Loyalistes et les Patriotes ; mais par la suite, les autorités le renient et arrêtent les Patriotes dispersés.
300 Patriotes sous le commandement de Cyrille-Hector Octave Côté se dirigent vers Lacolle où ils rencontrent les troupes régulières de Colborne. Après une demi-heure de combat, les Patriotes sont dispersés, laissant 8 morts.
8 NOVEMBRE
L'armée patriote de 600 hommes marche vers Odelltown afin de rétablir les communications avec la frontière. On rampe à Lacolle: quelques traîtres essayent d'y capturer Robert Nelson à un avant-poste sur la rivière, mais sans succès.
L'habeas corpus est suspendu dans la province.
9 NOVEMBRE
Les Patriotes commandés par Rober Nelson, Charles Hindelang et le major Hébert s'attaquent aux Loyalistes retranchés à Odelltown, mais ils doivent se retirer après deux heures de combat à cause de l'arrivée de troupes britanniques: on y laisse plusieurs morts. Nelson se réfugie aux États-Unis.
Huit cents Volontaires et soldats attaquent les forces patriotiques du champ Baker de Sainte-Martine qui est sous le commandement du colonel James Perrigo. Devant l'ardeur des patriotes au combat les forces anglaises doivent retraiter: c'est la victoire pour les Patriotes.
10 NOVEMBRE
Menacés par les troupes de Colborne, n'ayant plus de munitions et ayant subi des pertes considérables, les Patriotes cherchent à regagner la frontière. Plusieurs sont faits prisonniers, dont Charles Hindelang.
Le comté de Laprairie est soumis au feu et au pillage.
12 NOVEMBRE
Marie Thomas Chevalier de Delormier est arrêtée près de la frontière américaine.
13 NOVEMBRE
Les Patriotes de Boucherville se dispersent à la nouvelle de l'arrivée des troupes.
26 NOVEMBRE
Le lundi 26 novembre, trois volontaires parviennent à se saisir du colonel James Perrigo sur les terres de la concession Lapigeonnière du village de Saint-Edwards. Dans les jours suivants son arrestation, celui-ci est dirigé à la prison de Montréal.
28 NOVEMBRE
Le procès de douze des prisonniers de Caughnawaga débute à Montréal.
6 DÉCEMBRE 1838 AU 1er MAI 1939
Quatorze procès devant la cour martiale; 9 Patriotes sont acquittés et 99 sont condamnés à mort. De ce nombre, 12 seront exécutés, 58 déportés en Australie et 27 libérés sous cautionnement.
21 DÉCEMBRE
Exécutions de Joseph Cardinal et Joseph Duquette.