Nox Oculis


Joseph Addison (1672-1719)

Pamphlétaire et politicien anglais, dont les essais ont grandement influencé les goûts littéraires et les opinions de l'Angleterre du XVIIIe siècle.

Addison naquit à Milston, dans le Wiltshire, et se distingua précocement à Oxford par son érudition classique. En 1699, il reçut une bourse du gouvernement qui lui permit de voyager à travers l'Europe. En 1704, environ un an après son retour en Angleterre, le gouvernement lui commanda un poème à la gloire de la victoire de la bataille de Blenheim (1704), pendant la guerre de Succession d'Espagne. Son poème «La Campagne» (1704) fut d'une aide précieuse au parti libéral (ou parti whig), qui tentait alors de gagner la majorité dans le gouvernement. Ce poème permit en outre à Addison de se faire un nom dans le monde de la politique et dans celui des lettres. À partir de 1708, il occupa divers postes politiques prestigieux dans le camp des libéraux et, à partir de 1709, il collabora de surcroît au journal The Tatler, créé par son ami le pamphlétaire sir Richard Steele. Deux ans plus tard, Steele et Addison fondèrent un autre journal, The Spectator, pour lequel Addison écrivit ses meilleurs essais. La gloire littéraire d'Addison atteignit son apogée en 1713, lors de la représentation à Londres de sa tragédie Caton. La pièce, traduite en plusieurs langues, se vit décerner par des critiques aussi éminents que Voltaire le titre de meilleure tragédie de langue anglaise.

Considéré de son vivant comme le plus grand auteur anglais, Addison avait une influence très sensible sur le goût littéraire de son époque : avec ses essais pour The Spectator, il remit par exemple au goût du jour la forme poétique de la ballade. Aujourd'hui, on se souvient surtout de lui comme de l'un des principaux pamphlétaires modernes, doté d'une prose élégante. Quant à sa poésie, elle est surtout lue comme un témoignage de son époque, et ses pièces sont rarement montées.


Ode

    The spacious firmament on high
    With all the blue ethereal sky,
    And spangled heavens, a shining frame,
    Their great Original proclaim.
    The unwearied sun from day to day
    Does his Creator's power display,
    And publishes in every land
    The work of an almighty hand.

    Soon as the evening shades prevail,
    The moon takes up the wondrous tale,
    And nightly to the listening earth
    Repeats the story of her birth ;
    Whilst all the stars that round her burn,
    And all the planets in their turn,
    Confirm the tidings as they roll,
    And spread the truth from pole to pole.

    What though in solemn silence, all
    Move round this dark terrestrial ball ?
    What though nor real voice nor sound
    Amidst their radiant orbs be found ?
    In Reason's ear they all rejoice,
    And utter forth a glorious voice,
    Forever singing as they shine :
    "The hand that made us is divine !"

    Joseph Addison, The Spectator, 1712


Références :


Bibliographie :


Oeuvres :


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