Nox Oculis


Jovette-Alice Bernier (1672-1719)

Romancière et poétesse née à Saint-Fabien (Québec) en 1900 et morte en 1981).

Jovette-Alice Bernier fait ses études à l'École normale des Ursulines de Rimouski de 1905 à 1917. Elle s'établit à Québec et, de 1917 à 1923, elle enseigne tout en commençant à écrire pour différents journaux. Elle devient finalement journaliste et écrit successivement pour L'Événement, La Tribune de Sherbrooke et L'Illustration. Elle collabore également au Canada, à la Muse française et au Journal de la Femme de Paris. En 1935, elle est interprète à Radio-Canada et rédige des sketches pour la radio et la télévision. Elle poursuit cependant sa carrière de journaliste et publie dans L'Illustration, devenu Montréal-Matin en 1941, L'Ordre, La Renaissance, La Patrie et Radio-Monde. Elle participe à la fondation de la revue Jovette et fait partie du comité de rédaction de la revue Châtelaine.

On retient de son œuvre une voix diversifiée, parfois lyrique, parfois nostalgique ou encore empreinte de légèreté. Bien que romantique par sa subjectivité, la poésie de Jovette Bernier flirte avec la modernité.

Jovette-Alice Bernier a reçu en 1929 la Médaille du Lieutenant-Gouverneur. En 1969, elle a remporté le Prix du Cercle du livre de France pour son roman Non monsieur.


Au chemin des étoiles (extraits)

    Je m'en vais dans le soir comme un fiévreux qui rêve,
    Et qui monte très haut, flottant dans un linceul,
    Et qui voudrait qu'enfin le vertige s'achève,
    Mais qui monte toujours, étonné et tout seul.

    Dans l'espace, mes sens érigent leurs antennes,
    Pour distinguer le bruit qui naît du bruit qui meure ;
    Je cherche dans le ciel quelle étoile est la mienne,
    Je cherche des oublis qui sont toujours ailleurs.

    Quand le jour insolent raille mon stratagème,
    Je montre à son soleil les misères que j'ai ;
    Et pour parer mon deuil, je porte en diadème,
    La clarté que j'ai prise aux astres étrangers.

    Les astres qui brillaient pour d'autres, je les porte,
    Et je vais, attentive, à travers les humains,
    Songeant que mon étoile, un autre me l'apporte,
    Et nous échangeons nos astres en chemin.

    Jovette-Alice Bernier, Les masques déchirés (1932)


Références :


Oeuvres :


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