Nox Oculis


George Darley (1795–1846)

Né à Dublin, George était le plus vieux de sept enfants d'un marchand. Il fit ses études au Trinity College, à Dublin. Il s'installa à Londres en 1821, et gagna sa vie en rédigeant des manuels de mathématiques, ainsi que des critiques de théâtre pour The London Magazine. Plus tard, il fut également crtique d'art pour The Athenaeum ; il fut d'ailleurs un des artisans de la redécouverte anglaise des peintres de la Renaissance italienne.

Son premier poème fut publié en 1822, The Errors of Ecstasie. Sylvia, un drame pastoral qui demeura son oeuvre la plus populaire, suivit en 1827. Plusieurs de ses poèmes furent publiés dans les magazines, les plus célèbres étant Syren Songs, Serenade of a Loyal Martyr, et It is not Beauty I demand, pastichant la poésie du XVIIe siècle. Son oeuvre la plus accomplie est Nepenthe, inachevée, et imprimée à compte d'auteur en 1835, une allégorie de l'imgaination dans ses excès de joie et de mélancolie, partiellement inspirée par Milton, Shelley, et Keats, mais contenant des passages lyriques remarquables, de même que des vers d'une grande originalité et habileté.

Darley souffit toute sa vie d'un bégaiement très sévère, qui le coupa de la majeure partie des activités sociales. Il souffrit également de maux de tête récurrents, probablement une forme de migraine. Il ne se maria jamais et vécut en reclus mais se fit un grand nombre d'amis dans les célébrités littéraires, qui le considérait comme un poète injustement négligé. Il se fit néanmoins beaucoup d'ennemis à travers ses critiques théâtrales virulentes.


The Fallen Star

    A star is gone! a star is gone !
    There is a blank in Heaven ;
    One of the cherub choir has done
    His airy course this even.

    He sat upon the orb of fire
    That hung for ages there,
    And lent his music to the choir
    That haunts the nightly air.

    But when his thousand years are pass'd,
    With a cherubic sigh
    He vanish'd with his car at last,
    For even cherubs die !

    Hear how his angel-brothers mourn -—
    The minstrels of the spheres —-
    Each chiming sadly in his turn
    And dropping splendid tears.

    The planetary sisters all
    Join in the fatal song,
    And weep this hapless brother's fall,
    Who sang with them so long.

    But deepest of the choral band
    The Lunar Spirit sings,
    And with a bass-according hand
    Sweeps all her sullen strings.

    From the deep chambers of the dome
    Where sleepless Uriel lies,
    His rude harmonic thunders come
    Mingled with mighty sighs.

    The thousand car-bourne cherubim,
    The wandering eleven,
    All join to chant the dirge of him
    Who fell just now from Heaven.

    George Darley, tiré de The Oxford Book of English Verse : 1250–1900 (1919)


The Moon and Sea

    Whilst the moon decks herself in Neptune's glass
    And ponders over her image in the sea,
    Her cloudy locks smoothing from off her face
    That she may all as bright as beauty be ;
    It is my wont to sit upon the shore
    And mark with what an even grace she glides
    Her two concurrent paths of azure o'er,
    One in the heavens, the other in the tides :
    Now with a transient veil her face she hides
    And ocean blackens with a human frown ;
    Now her fine screen of vapour she divides
    And looks with all her light of beauty down ;
    Her splendid smile over-silvering the main
    Spreads her the glass she looks into again.

    George Darley


Références :


Bibliographie :


Oeuvres :


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