Nox Oculis


Annie Dillard (1945- )

Annie Dillard est née à Pittsburgh en 1945, la plus vieille de trois soeurs, dans une famille aisée, les Doak. Ses parents encouragèrent trêt tôt sa curiosité et sa créativité. Son enfance fut heureuse. Durant ses années de "high school", Annie se rebella contre son éducation bourgeoise et eu des démélés avec son école. C'est durant cette période que ses intérêts académiques se tournèrent vers la poésie. Elle fut particulièrement influencée par la Ralph Waldo Emerson. Annie étudia la littérature, l'écriture et la théologie au Hollins College, près de Roanoke, en Virginie. Elle maria son professeur d'écriture, Richard Dillard. En 1968, elle gradua avec une maîtrise en littérature anglaise.

En 1971, à la suite d'une attaque presque fatale de pneumonie, elle décida de changer sa vie et vécut pendant un an près de Tinker Creek, un endroit sauvage entouré de forêts et de montagnes, au milieu d'animaux sauvages. Comme Thoreau, son sujet de thèse à la maîtrise, elle tint un journal de ses expériences, allant même jusqu'à écrire 15 à 16 heures par jour. Ces écrits furent publiés plus tard sous le titre de Pilgrim at Tinker Creek, pour lequel elle reçut le prix Pulitzer en 1975.

Ses écrits ont parus dans plusieurs magazines : The Atlantic, Harper's Magazine, The Christian Science Monitor, et Cosmopolitan. Elle est récipiendaire de nombreuses distinctions honorifiques de la John Simon Guggenheim Foundation, de la National Endowment for the Arts ; ainsi que des prix comme incluant le Washington Governor's Award, le Connecticut Governor's Award, et le New York Press Club Award.

Dillard a divorcé et s'est remarié plusieurs fois depuis. Elle est maintenant professeur adjoint de littérature anglaise et écrvaine n résidence à la Wesleyan University.


An Epistemology of Planets

    Mercury

    A brook runs on all night;
    a book, shut,
    still tells itself a story.
    So you, out of thought,
    you, forgotten Mercury,
    still spin and spend the circles of your fury.

    Venus

    Evenings, after I’ve eaten
    dessert, you rise, you wear
    your barest, shining skin.

    Later, mornings, you up
    and do it again.

    Do you think I’ve forgotten so soon ?

    Earth

    Planets, alone, and grieving,
    look who you’re running with :
    look at our baby-blue planet the earth
    and all of the people, waving.

    Mars

    Mars keeps its dignity,
    its networks of cool.
    Certain photographs reveal
    an air of longing, still.

    Jupiter

    Swings, spattered
    by shadows of Jovial moons :
    Io, Europa, Callisto,
    the giant, Ganymede.
    Companionable, each

    nonetheless keeps

    the perfected arc of his distance.

    Saturn

    It is to you I come in my dream,
    you, dancing alone in the dark, light heart,
    asleep inside your spinning hat !

    Uranus

    Uranus, cold face,
    old rock and ice,
    remembers a song
    and sings it once
    round the dark, twice.

    Neptune

    Banished, Neptune,
    luminous, green,
    sleeps, and dreams of the sun.
    Awake, he holds her round
    as tight as he can.

    Pluto

    Spends twenty years
    wandering in Cancer,
    that old celestial
    crab. Takes years to touch
    carapace, jointed foot
    on jointed legs ; nudges
    mandibles, roving, awed,
    in every season.
    Getting to know
    you, still, I find you clear-eyed,
    cloistered, clawed.

    Annie Dillard


Références :


Bibliographie :


Oeuvres :


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