Nox Oculis


Hilda Doolittle (1886-1961)

Actrice, romancière, dramaturge et poétesse américaine née le 10 septembre 1886 à Bethlehem (Pennsylvanie), et morte de la grippe, après une attaque cardiaque, à Zurich en Suisse le 27 septembre 1961). Son nom de plume H.D. lui fut donné par Ezra Pound. Elle fut l'une des plus importantes figures du mouvement "imagiste", dans lequel les poèmes sont dénués d'explications et de rythme. Le poème repose sur la puissance évocatrice de l'image pour attirer l'attention et communiquer l'émotion ; ces images se rapproches des "signes" mystiques de la tradition moravienne.

Le père de Doolittle, Charles, était un astronome de l'Université de Pennsylvanie ; il occupait le poste de directeur du Flower Observatory, dans la banlieue de Philadelphie. Elle fut éduquée dans les manières très strictes de sa mère d'extraction moravienne. Ce sont ces traditions et rituels qui exercèrent une grance influence sur l'intérêt de Doolittle pour les images. Elle fut fiancée pour un temps à Ezra Pound, et son influence continua bien après leur rupture. Le 18 octobre 1913, elle maria le poète Richard Aldington mais leur mariage échoua lors de leur séparation durant la première Guerre mondiale.

En 1919, H.D. connut plusieurs tragédies personnelles. Son frère fut tué dans une bataille en en France, son père mourut, son mariage se termina, ses amitiés avec Ezra Pound et D.H. Lawrence s'effaçèrent, et elle donna naissance à une fille (Frances Perdita) qui ne fut pas reconnue par Aldington. Ces évènements traumatiques la suivirent pour le reste de son existence. C'est une femme du nom de Annie Winnifred Ellerman (Bryher) qui la sauva de ses ennuis financiers et emotionnels.

Duran les années 1930, elle se tourna vers la psychanalyse afin de se délivrer d'un blocage au niveau de l'écriture. Elle fut analysée par Freud, qui diagnostiqua chez elle une bisexualité, et par Hans Sachs.

Après la seconde Guerre mondiale, H.D. souffrit d'une dépression nerveuse et retourna en Suisse. Elle vécut à Kusnacht, dans une clinique et plusieurs hotels. Dans la soixantaine, elle dit de cette période l'une des plus prolifiques de sa carrière d'écrivaine. Elle reçut nombre de prix et de récompenses honorifiques dans les années 1950.

La poésie de H.D. est pleine d'images vivides, de vers libres et courts. Ses images proviennent surtout de la nature : mer, vent et sable cotoient les figures plus exotiques des fleurs, bijoux et coquillages. Les figures de la mythologie grecque sont omniprésentes dans son oeuvre.


Let Zeus Record : Stars Wheel in Purple

    Stars wheel in purple, yours is not so rare
    as Hesperus, nor yet so great a star
    as bright Aldeboran or Sirius,
    nor yet the stained and brilliant one of War ;

    stars turn in purple, glorious to the sight ;
    yours is not gracious as the Pleiads are
    nor as Orion's sapphires, luminous ;

    yet disenchanted, cold, imperious face,
    when all the others blighted, reel and fall,
    your star, steel-set, keeps lone and frigid tryst
    to freighted ships, baffled in wind and blast.

    Hilda Doolittle, Let Zeus Record (extraits)


Références :


Bibliographie :


Oeuvres poétiques :


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