Nox Oculis


Auguste Dorchain (1857-1930)

Il fut le premier président de la Société des Poètes français en 1902.

Né à Cambrai le 19 mars 1857, il fit ses études au lycée de Rouen et son droit à Paris. Est-ce l’influence d’une scolarité qui après s’être déroulée sous une dénomination impériale, se prolongera dans les mêmes lieux baptisés « Pierre Corneille » ? Il voua une véritable dévotion à l’auteur du Cid. Cette passion lui inspirera l’une de ses plus belles poésies « La Jeunesse à Corneille » et l’un de ses meilleurs livres en prose, Pierre Corneille.

Il est alors remarqué par François Coppée. En 1881, paraît son premier livre La Jeunesse pensive, préfacée par Sully Prudhomme et dont François Coppée avait accepté la dédicace. Le livre est couronné par l’Académie Française et nécessite une deuxième édition. C’est un triomphe pour ce débutant de 24 ans. Il s’épanouira selon les propos de ses contemporains dans une grande sagesse. On ne lui connaît pas d’aventure extravagante, ni de grands éclats. Sa destinée marquée par la probité laisse le souvenir d’un homme d’une grande noblesse. Son œuvre est très diversifiée. Outre ses recueils de poésie Vers la lumière et Sans lendemain, il écrira en 1882 : Alexandre Dumas, à propos en vers, 1885 : Conte d’Avril, comédie en vers en 4 actes, 1893 : L’Odéon et la Jeunesse, à propos en vers, 1896 : Maître Ambres, drame lyrique avec François Coppée, 1901 : Pour l’amour, drame en vers, 1895 : Rose d’automne, comédie en vers. Cinq fois couronné par l’Académie Française à laquelle il se présenta deux fois sans succès, ce poète d’une exceptionnelle qualité nous laisse un remarquable Traité de l’art des vers très injustement oublié. Il aura introduit dans ses œuvres aux yeux de ses contemporains « une image, un reflet de l’harmonie et de l’ordre universel ».


Les étoiles éteintes (extraits)

    (...) A l'heure où sur la mer le soir silencieux
    Efface les lointaines voiles,
    Où, lente, se déploie, en marche dans les cieux,
    L'armée immense des étoiles,

    Ne songes-tu jamais que ce clair firmament,
    Comme la mer a ses désastres ?
    Que, vaisseaux envahis par l'ombre, à tout moment
    Naufragent et meurent des astres ? (...)

    Auguste Dorchain


Références :


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