Nox Oculis


Howard Phillips Lovecraft (1890-1937)

Écrivain américain, auteur d'ouvrages fantastiques et d'épouvante souvent comparés à ceux d'Edgar Allan Poe.

Né à Providence (Rhode Island), le 20 août 1890, Lovecraft fut un enfant maladif mais précoce dont les parents moururent aliénés. À seize ans, il commença à tenir une chronique d'astronomie dans le Providence Tribune. De 1908 à 1923, il parvint à survivre grâce à des récits qu'il vendait à de petites revues telles que Weird Tales. Sa plume, cependant, ne lui rapporta jamais beaucoup d'argent et il mourut du cancer, à Providence, le 15 mars 1937 dans l'indifférence et la pauvreté. Il fallut attendre encore une dizaine d'années après sa mort pour que son œuvre soit enfin reconnue. Toutes les histoires de Lovercraft mettent en scène l'irruption au sein du monde moderne de créatures malveillantes et de mondes mythiques, brouillant les notions d'espace et de temps. Les différents récits qui constituent le mythe de Cthulhu, les Mi-Go, la Grande Race sont de cette sorte. L'œuvre de Lovercraft exerça une influence considérable sur les écrivains de science-fiction et d'ouvrages fantastiques qui suivirent et il fait même l'objet aujourd'hui d'un véritable culte. Ses récits furent réunis en plusieurs volumes et publiés à titre posthume. Parmi ses textes les plus célèbres, citons : Je suis d'ailleurs (1939), l'Affaire Charles Dexter Ward (1928), les Montagnes hallucinées (1931) et le Cauchemar d'Innsmouth (1936).


Astrophobos

    In the Midnight heaven's burning
    Through the ethereal deeps afar
    Once I watch'd with restless yearning
    An alluring aureate star ;
    Ev'ry eve aloft returning
    Gleaming nigh the Arctic Car.

    Mystic waves of beauty blended
    With the gorgeous golden rays
    Phantasies of bliss descended
    In a myrrh'd Elysian haze.
    In the lyre-born chords extended
    Harmonies of Lydian lays.

    And (thought I) lies scenes of pleasure,
    Where the free and blessed dwell,
    And each moment bears a treasure,
    Freighted with the lotos-spell,
    And there floats a liquid measure
    From the lute of Israfel.

    There (I told myself) were shining
    Worlds of happiness unknown,
    Peace and Innocence entwining
    By the Crowned Virtue's throne ;
    Men of light, their thoughts refining
    Purer, fairer, than my own.

    Thus I mus'd when o'er the vision
    Crept a red delirious change ;
    Hope dissolving to derision,
    Beauty to distortion strange ;
    Hymnic chords in weird collision,
    Spectral sights in endless range....
    Crimson burn'd the star of madness
    As behind the beams I peer'd ;
    All was woe that seem'd but gladness
    Ere my gaze with Truth was sear'd ;
    Cacodaemons, mir'd with madness,
    Through the fever'd flick'ring leer'd....
    Now I know the fiendish fable
    The the golden glitter bore ;
    Now I shun the spangled sable
    That I watch'd and lov'd before ;
    But the horror, set and stable,
    Haunts my soul forevermore !

    H.P. Lovecraft


Polaris

    Slumber, watcher, till the spheres,
    Six and twenty thousand years
    Have revolv'd, and I return
    To the spot where I now burn.
    Other stars anon shall rise
    To the axis of the skies ;
    Stars that soothe and stars that bless
    With a sweet forgetfulness :
    Only when my round is o'er
    Shall the past disturb thy door.

    H.P. Lovecraft, 1918, dans The Philosopher (1920), vol. 1, no. 1 , p. 3-5.


Références :


Bibliographie :


Oeuvres poétiques :


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